{"id":1032,"date":"2018-11-19T10:09:33","date_gmt":"2018-11-19T09:09:33","guid":{"rendered":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/?p=1032"},"modified":"2018-11-20T16:07:51","modified_gmt":"2018-11-20T15:07:51","slug":"le-regime-alimentaire-naturel-de-lhomme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/2018\/11\/19\/le-regime-alimentaire-naturel-de-lhomme\/","title":{"rendered":"Le r\u00e9gime alimentaire naturel de l&rsquo;Homme"},"content":{"rendered":"<p>Il existe trois grandes th\u00e9ories sur l&rsquo;\u00e9volution et la nourriture. La premi\u00e8re est que les humains se sont adapt\u00e9s aux produits de la r\u00e9volution agricole au cours des 10000 derni\u00e8res ann\u00e9es. La deuxi\u00e8me est le point de vue pal\u00e9o selon lequel 10000ans sont un clignement d&rsquo;\u0153il au regard de l&rsquo;\u00e9volution et que les humains sont adapt\u00e9s aux r\u00e9gimes Pal\u00e9olithiques avec beaucoup de viande maigre. La troisi\u00e8me prend en compte les 200000 derni\u00e8res ann\u00e9es, principalement pendant l&rsquo;\u00e2ge de pierre repr\u00e9sentant seulement 1% des 20 millions d&rsquo;ann\u00e9es, ou plus, d&rsquo;\u00e9volution depuis notre grand anc\u00eatre commun avec les grands singes (1). Au cours de ces ann\u00e9es v\u00e9ritablement formatrices, c&rsquo;est-\u00e0-dire les premiers 90% de notre existence, nos besoins nutritionnels refl\u00e8tent un pass\u00e9 ancestral dans lequel nous avons principalement mang\u00e9 des feuilles, des fleurs et des fruits garnis de quelques insectes gr\u00e2ce aux pommes v\u00e9reuses pour obtenir notre vitamine B12. Pour cette raison, une autre approche des meilleures pratiques alimentaires pour les humains modernes est d&rsquo;attirer l&rsquo;attention non pas sur le pass\u00e9, mais plut\u00f4t sur le pr\u00e9sent qui est l&rsquo;\u00e9tude des aliments consomm\u00e9s par nos plus proches parents vivants (2). Compte tenu de la majeure partie de nos r\u00e9gimes ancestraux et le manque de preuves indiquant des modifications notables li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;alimentation et le manque de preuves indiquant des modifications notables li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;alimentation quand aux besoins en nutriments, au m\u00e9tabolisme ou la physiologie de l&rsquo;humain compar\u00e9 \u00e0 nos confr\u00e8res, les grands singes (3). Cela pourrait expliquer pourquoi les fruits et les l\u00e9gumes ne sont pas seulement bon pour l&rsquo;Homme, mais vitaux pour la survie (4). Nous sommes en fait l&rsquo;une des rares esp\u00e8ces si adapt\u00e9e \u00e0 un r\u00e9gime alimentaire \u00e0 base de plantes, que nous pouvons r\u00e9ellement mourir de ne pas manger des fruits et l\u00e9gumes, \u00e0 cause de la carence en vitamine C, le scorbut. Alors que la plupart des animaux fabriquent leur propre vitamine C, ce qui n&rsquo;est pas le cas des herbivores (5). Mais pourquoi le corps humain se gaspillerait \u00e0 fabriquer de la vitamine C, alors qu&rsquo;elle se trouvait directement dans les v\u00e9g\u00e9taux et fruits ingurgit\u00e9s toute la journ\u00e9e (6). Ce n&rsquo;est sans doute pas une co\u00efncidence que les quelques autres mammif\u00e8res incapables de synth\u00e9tiser leur propre vitamine C (comme les cobayes, quelques lapins, les roussettes) sont tous, comme nous les grands singes, fortement herbivores (2). M\u00eame pendant l&rsquo;\u00e2ge de pierre, nous avons ing\u00e9r\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 dix fois plus de vitamine C que nous n&rsquo;en ing\u00e9rons aujourd&rsquo;hui (Table 1) (6). Et dix fois plus de fibres alimentaires essentiellement d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9tude de mati\u00e8res f\u00e9cales humaines fossilis\u00e9s r\u00e9hydrat\u00e9es (2). Ces apports nutritionnels incroyablement \u00e9lev\u00e9s sont-ils simplement un sous-produit in\u00e9vitable d&rsquo;une alimentation permanente de v\u00e9g\u00e9taux entiers o\u00f9 remplissent-ils un r\u00f4le important comme une protection anti-oxydante (2) ? Les plantes cr\u00e9ent des antioxydants pour d\u00e9fendre leurs propres structures contre les radicaux libres. Le corps humain\u00a0 doit se d\u00e9fendre contre les m\u00eames types de pro-oxydants et notre \u00e9volution a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 aussi un ensemble de surprenantes enzymes antioxydantes, qui est efficace mais pas infaillible. Les radicaux libres peuvent violer nos d\u00e9fenses, causer des dommages qui s&rsquo;accumulent avec l&rsquo;\u00e2ge conduisant \u00e0 une vari\u00e9t\u00e9 de maladies, provoquant finalement des changements fatals. Les aliments v\u00e9g\u00e9taux riches en antioxydants forment historiquement la majeure partie de notre alimentation, et ainsi nous n&rsquo;avons pas beaucoup eu \u00e0 \u00e9voluer vers un syst\u00e8me anti-oxydant. L&rsquo;utilisation de plante comme une b\u00e9quille pourrait bien avoir soulag\u00e9 la pression pour le d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur de nos propres d\u00e9fenses, ce qui signifie que nous sommes devenus d\u00e9pendants d&rsquo;une grande quantit\u00e9 de v\u00e9g\u00e9taux dans notre alimentation, et quand ce n&rsquo;est pas fait, l&rsquo;Homme peut subir des cons\u00e9quences n\u00e9fastes pour sa sant\u00e9 (6).<\/p>\n<p>M\u00eame pendant l&rsquo;\u00e2ge de pierre, cela peut ne pas avoir \u00e9t\u00e9 un probl\u00e8me. C&rsquo;est seulement dans l&rsquo;histoire r\u00e9cente que la consommation des v\u00e9g\u00e9taux entiers \u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite (Table V) (7). M\u00eame les partisans du r\u00e9gime Pal\u00e9o et pauvre en glucides, mangeraient plus de l\u00e9gumes que les adeptes du r\u00e9gimes occidental. Seulement 5% de ceux ayant un r\u00e9gime LC (Low Carb) ont augment\u00e9s leurs consommations de b\u0153uf, bacon et beurre. Ce qu&rsquo;ils mangent le plus c&rsquo;est de la salade (8).\u00a0 Ce qui est positif, le point n\u00e9gatif reste cependant le passage \u00e0 des aliments d&rsquo;origine animale, une plus grande adh\u00e9sion \u00e0 un r\u00e9gime faible en glucides, riche en sources de mati\u00e8res grasses et prot\u00e9ines animales a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 une mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e par exemple apr\u00e8s une crise cardiaque (9).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Pourquoi les \u00e9tudes montrent des b\u00e9n\u00e9fices au r\u00e9gime Pal\u00e9o<\/h1>\n<p>Des \u00e9tudes sur le r\u00e9gime pal\u00e9olithique ont \u00e9merg\u00e9s il y a une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9e. 10 Australiens aborig\u00e8nes diab\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s dans un endroit isol\u00e9 afin de se d\u00e9brouiller par eux m\u00eames, chassant, cueillant des aliments comme des figues et des crocodiles (10). On peut d&rsquo;ailleurs voir que la viande de kangourou provoque un pic d&rsquo;inflammation significativement plus faible compar\u00e9 \u00e0 la viande au d\u00e9tail. Le gibier, reste ici significativement mieux que la viande au d\u00e9tail (mais pas face aux v\u00e9g\u00e9taux) (11). Si faible en graisse, qu&rsquo;il est possible de concevoir un r\u00e9gime alimentaire bas\u00e9 sur le gibier avec moins de 7% des calories provenant de lipides. La poitrine de poulet sans peau contient 14 fois plus de graisses que la viande de kangourou. Il est donc possible de manger du kangourou et de faire baisser son taux de cholest\u00e9rol presque autant qu&rsquo;en mangeant v\u00e9g\u00e9tarien (12). Mais presque toutes les alimentations auraient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e9rables \u00e0 l&rsquo;alimentation d&rsquo;origine des aborig\u00e8nes diab\u00e9tiques qu&rsquo;ils avaient centr\u00e9s sur les glucides raffin\u00e9s, les sodas, la bi\u00e8re, lait et viande grasse de mauvaise qualit\u00e9. Ils s&rsquo;en sont au final plut\u00f4t bien sortis avec une meilleure r\u00e9ponse du taux de sucre dans le sang, gr\u00e2ce \u00e0 une perte de poids importante car ils \u00e9taient affam\u00e9s avec un r\u00e9gime moyen de 1200 kcal\/jour. Il est probable qu&rsquo;avec une quantit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique aussi importante, avec leur r\u00e9gime d&rsquo;avant l&rsquo;\u00e9tude, ils auraient probablement fait aussi bien (impossible de le savoir sans groupe t\u00e9moin) (10).<\/p>\n<p>Ce probl\u00e8me est visible avec d&rsquo;autres \u00e9tudes sur le r\u00e9gime pal\u00e9olithique qui sont courtes, petites, sans groupe de contr\u00f4le, mais avec des r\u00e9sultats favorables. Mais c&rsquo;est sans surprise car ils ont diminu\u00e9 de moiti\u00e9 la consommation de graisses satur\u00e9es (Table 2), probablement car ils ont \u00e9limin\u00e9s le fromages, saucisses et cr\u00e8mes glac\u00e9es (13). M\u00eame chose avec un r\u00e9gime pal\u00e9olithique suivi par 9 personnes pendant 10 jours qui r\u00e9duisent leur apport de graisses satur\u00e9s et de sel de moiti\u00e9 (table 1). Ainsi leur taux de cholest\u00e9rol (table 3) et leur pression art\u00e9rielle (table 4) diminuent \u00e9galement (14). La plus longue \u00e9tude dure 15 mois mais sur des porcs (3 mois pour la plus longue sur l&rsquo;homme) qui s&rsquo;en sont mieux sorti car le groupe de porc pal\u00e9o avait une restriction calorique de 20% (15). L&rsquo;am\u00e9lioration de la sensibilit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;insuline chez le porc n&rsquo;a cependant pas \u00e9t\u00e9 reproduite chez les humains. Il y avait tout de m\u00eame un b\u00e9n\u00e9fice comme une am\u00e9lioration de la tol\u00e9rance au glucose, gr\u00e2ce \u00e0 une modification du r\u00e9gime alimentaire. Le groupe pal\u00e9o mangeant moins de produits laitiers, de c\u00e9r\u00e9ales, d&rsquo;huile, de margarine et plus de fruits et de noix (table 5) et sans changement significatif dans la consommation de viande (16). Une \u00e9tude de suivi a \u00e9galement \u00e9chou\u00e9 \u00e0 trouver une meilleure tol\u00e9rance au glucose compar\u00e9 au groupe de contr\u00f4le, mais a montr\u00e9 d&rsquo;autres avantages sur les facteurs de risque. Mais ce n&rsquo;est pas \u00e9tonnant encore une fois (fig.1), car tout r\u00e9gime diminuant les produits laitiers, les sucreries, le sucre raffin\u00e9, les bonbons, les sodas, la bi\u00e8re et le sel (17).<\/p>\n<p>Ces r\u00e9gimes alimentaires sont forc\u00e9ment meilleurs comparativement au r\u00e9gime occidental classique (fig.1) en comprenant beaucoup plus de v\u00e9g\u00e9taux. Ce type de r\u00e9gime est bien meilleur que le r\u00e9gime classique (18). Cependant, il est choquant de voir des restrictions sur les l\u00e9gumineuses (17) car elles sont peut-\u00eatre le pr\u00e9dicateur alimentaire de survie le plus important (19). Les haricots et les c\u00e9r\u00e9ales compl\u00e8tes sont les pierres angulaires de l&rsquo;alimentation des populations sur Terre qui vivent le plus longtemps. Les r\u00e9gimes bas\u00e9s sur les plantes en g\u00e9n\u00e9ral, et les l\u00e9gumineuses en particulier, sont un d\u00e9nominateur commun au sein des zones bleues de la long\u00e9vit\u00e9 \u00e0 travers le monde (20).<\/p>\n<p>En conclusion, il est peut \u00eatre plus sain d&rsquo;attraper une portion de kangourou que de manger n&rsquo;importe quel g\u00e2teau ou p\u00e2tisserie mais que manger une pomme peut \u00eatre le choix le plus th\u00e9rapeutique de tous. Et s&rsquo;il y a une chose \u00e0 retenir des \u00e9tudes sur les r\u00e9gimes alimentaires pr\u00e9historiques, peut-\u00eatre est-ce que les r\u00e9gimes bas\u00e9s principalement sur les aliments v\u00e9g\u00e9taux assurent sant\u00e9 et long\u00e9vit\u00e9 (21).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li><a href=\"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/out_of_the_box.pdf\">G Cannon. Nutritional science for this century. 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