{"id":197,"date":"2018-09-13T17:05:35","date_gmt":"2018-09-13T15:05:35","guid":{"rendered":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/?p=197"},"modified":"2018-09-26T17:13:42","modified_gmt":"2018-09-26T15:13:42","slug":"regimes-m1-adaptation-de-lalimentation-aux-pathologies-de-la-nutrition-notes-de-cours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/2018\/09\/13\/regimes-m1-adaptation-de-lalimentation-aux-pathologies-de-la-nutrition-notes-de-cours\/","title":{"rendered":"R\u00e9gimes M1 : Adaptation de l&rsquo;alimentation aux pathologies de la nutrition [notes de cours]"},"content":{"rendered":"<h3>S1. Prise en charge di\u00e9t\u00e9tique de la surcharge pond\u00e9rale (surpoids et ob\u00e9sit\u00e9)<\/h3>\n<p>Le surpoids et l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 sont d\u00e9finis comme \u00ab\u00a0une accumulation anormale ou excessive de graisse qui pr\u00e9sente un risque pour la sant\u00e9\u00a0\u00bb (OMS)<\/p>\n<p>Classification de l&rsquo;OMS :Valeur de r\u00e9f\u00e9rence : IMC<\/p>\n\n<table id=\"tablepress-1\" class=\"tablepress tablepress-id-1\">\n<thead>\n<tr class=\"row-1 odd\">\n\t<th class=\"column-1\">Classification OMS<\/th><th class=\"column-2\">IMC<\/th><th class=\"column-3\">Risque de morbidit\u00e9<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody class=\"row-hover\">\n<tr class=\"row-2 even\">\n\t<td class=\"column-1\">Valeurs de r\u00e9f\u00e9rence<\/td><td class=\"column-2\">18,5 \u00e0 24,9<\/td><td class=\"column-3\">Moyen<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-3 odd\">\n\t<td class=\"column-1\">Surpoids<\/td><td class=\"column-2\">25 \u00e0 29,9<\/td><td class=\"column-3\">L\u00e9g\u00e8rement augment\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-4 even\">\n\t<td class=\"column-1\">Ob\u00e9sit\u00e9 de type I (mod\u00e9r\u00e9)<\/td><td class=\"column-2\">30 \u00e0 34,9<\/td><td class=\"column-3\">Mod\u00e9r\u00e9ment augment\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-5 odd\">\n\t<td class=\"column-1\">Ob\u00e9sit\u00e9 de type II (s\u00e9v\u00e8re) <\/td><td class=\"column-2\">35 \u00e0 39,9<\/td><td class=\"column-3\">Fortement augment\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-6 even\">\n\t<td class=\"column-1\">Ob\u00e9sit\u00e9 de type III (morbide)<\/td><td class=\"column-2\">>40<\/td><td class=\"column-3\">Tr\u00e8s fortement augment\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<!-- #tablepress-1 from cache -->\n<p>Deux topographies d&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 qui n&rsquo;ont pas la m\u00eame incidence sur la sant\u00e9. D\u00e9pendent de la r\u00e9partition de la masse grasse dans l&rsquo;organisme :<\/p>\n<ul>\n<li>Ob\u00e9sit\u00e9 andro\u00efde : responsable de complication m\u00e9tabolique (diab\u00e8te, dyslipid\u00e9mies, hyperuric\u00e9mie, complications cardiovasculaires, complications respiratoires) : tissus adipeux sur la partie sup\u00e9rieur du corps<\/li>\n<li>Gyno\u00efde : responsable de complications essentiellement ost\u00e9o-articulaires. Tissus adipeux sur la partie basse du corps (fesses, cuisses)<\/li>\n<\/ul>\n<p>\u00c9tude ObEpi de 2012 faisant suites \u00e0 des enqu\u00eates de 97,00,03,06 et 09. On observe :<\/p>\n<ul>\n<li>La pr\u00e9valence de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 a augment\u00e9 quel que soit le sexe (ralentissement de la progression, mais \u00e7a reste une progression). Augmentation plus importante chez les femmes.<\/li>\n<li>Augmente aussi r\u00e9guli\u00e8rement avec l&rsquo;\u00e2ge<\/li>\n<li>Tour de taille augmente avec l&rsquo;\u00e2ge<\/li>\n<li>Il passe de 85,2cm en 97 \u00e0 90,5cm en 2012. +5,3cm en 15ans quel que soit le sexe.<\/li>\n<li>2012 : 32,3% des fran\u00e7ais de plus de 18ans sont en surpoids et 15% sont ob\u00e8ses (imc &gt; 30).<\/li>\n<\/ul>\n<h5>Les diff\u00e9rents comportements alimentaires<\/h5>\n<ul>\n<li>Les \u00ab\u00a0gros mangeurs\u00a0\u00bb : ou hyperphague prandiale. Le patient a faim et ne parvient pas \u00e0 se rassasier avec des quantit\u00e9s d&rsquo;aliments \u00ab\u00a0normales\u00a0\u00bb. Se retrouve chez des personnes ayant d\u00e9j\u00e0 suivi un \u00ab\u00a0r\u00e9gime\u00a0\u00bb trop restrictif et ayant un sentiment de privation, frustration.<\/li>\n<li>Grignoteurs boulimiques : consommation alimentaire se fait par habitude, lassitude ou par ennui. Les aliments consomm\u00e9s sont souvent des aliments de merdes, permettant \u00e0 la personne de se r\u00e9conforter, de se sentir bien un instant (chips, chocolat, saucisson, fromage\u2026). Sensation souvent rattrap\u00e9e par un sentiment de culpabilit\u00e9.<\/li>\n<li>Les dysmorphophobes : Personnes qui se trouvent grosses et se mettent en restriction calorique permanente. Un ph\u00e9nom\u00e8ne de yoyo s&rsquo;installe.<\/li>\n<li>Ceux dont le comportement alimentaire est inadapt\u00e9 aux besoins : type d&rsquo;alimentation souvent trop riches, grasses, caloriques\u2026 Le surpoids s&rsquo;installe dans le temps.<\/li>\n<\/ul>\n<h5>M\u00e9canisme de d\u00e9veloppement de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9<\/h5>\n<p>L&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 \u00e9volue en deux phases :<\/p>\n<ul>\n<li>phase dynamique ascendante de prise de poids correspondant \u00e0 un bilan \u00e9nerg\u00e9tique positif.<\/li>\n<li>Phase statique au cours de laquelle le poids se stabilise spontan\u00e9ment ou non (bilan \u00e9nerg\u00e9tique \u00e9quilibr\u00e9)<\/li>\n<li>Phase descendante, rarement spontan\u00e9ment, au cours de laquelle le bilan d&rsquo;\u00e9nergie est n\u00e9gatif. La perte de poids s&rsquo;enclenche.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il faut savoir que lors d&rsquo;une prise de poids, les adipocytes se remplissent de graisses. D\u00e8s saturations de tous les adipocytes, il y a formation de nouveaux adipocytes. Apr\u00e8s amaigrissement les adipocytes ne disparaissent pas. Le risque de reprendre du poids sera alors major\u00e9 par rapport \u00e0 une personne n&rsquo;ayant jamais \u00e9t\u00e9 en surpoids.<\/p>\n<p>Complication m\u00e9taboliques : diab\u00e8tes, dyslipid\u00e9mie ou hyperuric\u00e9mie\u2026 ; Complications m\u00e9caniques : arthroses, complications respiratoires\u2026<\/p>\n<h5>Traitement<\/h5>\n<p>Prise en charge difficile et qui demande du temps. Il conviendra d&rsquo;effectuer plusieurs consultations espac\u00e9es d&rsquo;une dur\u00e9e variable selon les personnes.<br \/>\nL&rsquo;objectif du traitement doit \u00eatre r\u00e9aliste et global, envisager une solution \u00e0 LT et \u00eatre adapt\u00e9 aux possibilit\u00e9s r\u00e9elles du patient et non \u00e0 ses souhaits ! Ainsi le HAS (2011) recommande une objectif de perte de poids de 5 \u00e0 15%. La perte de poids n&rsquo;est pas l&rsquo;unique objectif du traitement, ni m\u00eame un objectif prioritaire :<\/p>\n<ul>\n<li>Pour un surpoids simple, la r\u00e9duction du tour de taille ou pr\u00e9vention de prise de poids sont \u00e0 envisager.<\/li>\n<li>Pour les ob\u00e8ses, 5 \u00e0 15% de perte de poids.<\/li>\n<li>L&rsquo;am\u00e9lioration des facteurs de risques et traitement des complications sont les priorit\u00e9s.<\/li>\n<li>Prise en charge des troubles majeurs du comportement alimentaire ou d&rsquo;une d\u00e9pression est prioritaire \u00e0 tout action sur le poids et n\u00e9cessite une prise en charge par un psychologue.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Selon l&rsquo;OMS, \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9ducation th\u00e9rapeutique vise \u00e0 aider le patient \u00e0 acqu\u00e9rir ou \u00e0 maintenir les connaissances et comp\u00e9tences dont il a besoin pour g\u00e9rer au mieux sa vie avec une maladie chronique. Elle vise \u00e9galement \u00e0 l&rsquo;accompagner dans la mise en place des changements\u00a0\u00bb. C&rsquo;est un processus continu, int\u00e9gr\u00e9 dans les soins et centr\u00e9 sur le patient.<\/p>\n<h5>Le bilan initial (origines et cons\u00e9quences du surpoids et\/ou de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9)<\/h5>\n<p>Le premier bilan s&rsquo;effectue selon les recommandations de l&rsquo;HAS pour permettre de retracer l&rsquo;histoire pond\u00e9rale du patient et de r\u00e9aliser une \u00e9valuation :<\/p>\n<ul>\n<li>des signes fonctionnels et des facteurs favorisant le surpoids et l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9<\/li>\n<li>Des habitudes alimentaires du patient et son niveau d&rsquo;activit\u00e9 physique<\/li>\n<li>Des comorbidit\u00e9s (diab\u00e8te de type II, hypertension art\u00e9rielle, maladies cardiovasculaires, arthrose, dyslipid\u00e9mies, apn\u00e9e du sommeil)<\/li>\n<li>Des habitudes alimentaires du patient et de son niveau d&rsquo;activit\u00e9 physique<\/li>\n<li>du stress psychologique et social et du style de vie, de l&rsquo;environnement, des facteurs familiaux et sociaux<\/li>\n<li>de l&rsquo;envie et motivation de changer<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;anamn\u00e8se pond\u00e9rale : l&rsquo;histoire de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 sera reconstitu\u00e9e avec pr\u00e9cision \u00e0 l&rsquo;aide de rep\u00e8res tel que le carnet de sant\u00e9, les consultations et\/ou traitements motiv\u00e9s par des probl\u00e8mes pond\u00e9raux, le poids lors de certains \u00e9v\u00e9nements remarquables (mariage, grossesse, sevrage tabagique\u2026).<\/p>\n<ul>\n<li>Une circonstance d\u00e9clenchante est fr\u00e9quemment retrouv\u00e9e, notamment lors d&rsquo;une prise de poids rapide.<\/li>\n<li>Les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux sont un point important (diab\u00e8te, dyslipid\u00e9mie, hypertension, maladies cardiovasculaires pr\u00e9coces ou non pr\u00e9coces\u2026)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les troubles du comportement alimentaires (TCA) existants (important de connaitre le nombre de repas quotidien du patien, ce qu&rsquo;il mange entre les repas, son humeur lorsqu&rsquo;il pr\u00e9sente des pulsions alimentaires\u2026) :<\/p>\n<ul>\n<li>Au moment des repas : l&rsquo;hyperphagie (volume consomm\u00e9 importants) ; tachyphagie (patient mange trop vite)<\/li>\n<li>Entre les repas : grignotage ; le besoin imp\u00e9rieux de manger ; la compulsion alimentaire ; l&rsquo;hyperphagie boulimique ; les prises alimentaires nocturnes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Analyse des consommations alimentaires : Bilan initial quantitatif, qualitatif des consommations alimentaires (voir s\u00e9quence 1 mod 1 cours r\u00e9gime 1\u00e8re ann\u00e9e)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>S2. Maigreurs et d\u00e9nutrition<\/h3>\n<p>La maigreur est caract\u00e9ris\u00e9e comme un \u00e9tat d&rsquo;insuffisance de r\u00e9serves graisseuses. Elle est marqu\u00e9e par un IMC inf\u00e9rieur \u00e0 18,5kg.m\u207b\u00b2.<\/p>\n\n<table id=\"tablepress-2\" class=\"tablepress tablepress-id-2\">\n<thead>\n<tr class=\"row-1 odd\">\n\t<th class=\"column-1\">Classification selon l'OMS<\/th><th class=\"column-2\">Valeur de l'IMC (kg.m\u207b\u00b2)<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody class=\"row-hover\">\n<tr class=\"row-2 even\">\n\t<td class=\"column-1\">Insuffisance pond\u00e9rale<\/td><td class=\"column-2\"><18,5<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-3 odd\">\n\t<td class=\"column-1\">Insuffisance pond\u00e9rale s\u00e9v\u00e8re<\/td><td class=\"column-2\"><16,5<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-4 even\">\n\t<td class=\"column-1\">Insuffisance pond\u00e9rale mod\u00e9r\u00e9e<\/td><td class=\"column-2\">16,5 - 16,99<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-5 odd\">\n\t<td class=\"column-1\">Insuffisance pond\u00e9rale l\u00e9g\u00e8re<\/td><td class=\"column-2\">17 - 18,49<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<!-- #tablepress-2 from cache -->\n<p>Cette maigreur peut \u00eatre pathologique ou constitutionnelle. La maigreur constitutionnelle concerne des sujets maigres, ne souffrant pas d&rsquo;asth\u00e9nie et ne pr\u00e9sentant aucun signe de d\u00e9nutrition (bilan biologique normal, particuli\u00e8rement l&rsquo;albumine et la pr\u00e9-albumine). Elle est souvent h\u00e9r\u00e9ditaire.<br \/>\nSi le sujet ne montre pas le d\u00e9sir de grossir, il ne faut rien modifier aux habitudes alimentaires du patients. Cet \u00e9tat n&rsquo;est en aucun cas pr\u00e9judiciable pour la sant\u00e9.<br \/>\nSi \u00e0 l&rsquo;inverse le sujet demande une prise de poids, il faudra augmenter les apports \u00e9nerg\u00e9tiques en privil\u00e9giant les sucres et les graisses d&rsquo;ajout. L&rsquo;objectif sera de pr\u00e9server l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 de la personne et de maintenir un \u00e9quilibre qualitatif et quantitatif des nutriments.<br \/>\nIl sera essentiel de fractionner l&rsquo;alimentation afin d&rsquo;augmenter l\u2019absorption. On limitera sans les supprimer, les aliments \u00e0 fort effet de sati\u00e9t\u00e9 et peu \u00e9nerg\u00e9tiques (exemple l\u00e9gumes)<br \/>\nIl faut savoir qu\u2019il est g\u00e9n\u00e9ralement plus difficile de faire grossir \u00ab un maigre \u00bb que de faire maigrir un ob\u00e8se. Et contrairement aux id\u00e9es re\u00e7ues, un patient souffrant de maigreur constitutionnelle est tr\u00e8s souvent aussi malheureux qu\u2019un patient souffrant de surpoids.<\/p>\n<p>Les causes les plus fr\u00e9quentes de l&rsquo;amaigrissement sont les suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Apport alimentaire d\u00e9ficitaire sur le plan quantitatif et\/ou qualitatif<\/li>\n<li>Diminution de l&rsquo;app\u00e9tit : anorexie s\u00e9nile, maladies chroniques graves\u2026<\/li>\n<li>Difficult\u00e9s d&rsquo;alimentation : st\u00e9noses digestives, vomissements chroniques, troubles chroniques de la digestion et\/ou de l&rsquo;absorption<\/li>\n<li>Besoin \u00e9nerg\u00e9tiques augment\u00e9s : interventions chirurgicales, maladies aigu\u00ebs, hyperthyro\u00efdie\u2026<\/li>\n<li>Causes iatrog\u00e8nes : r\u00e9gimes stricts prolong\u00e9s<\/li>\n<\/ul>\n<p>\u00ab\u00a0La d\u00e9nutrition prot\u00e9ino-\u00e9nerg\u00e9tique r\u00e9sulte d&rsquo;un d\u00e9s\u00e9quilibre entre les apports et les besoins prot\u00e9ino-\u00e9nerg\u00e9tiques de l&rsquo;organisme. Ce d\u00e9s\u00e9quilibre entra\u00eene des pertes tissulaires involontaires ayant des cons\u00e9quences fonctionnelles d\u00e9l\u00e9t\u00e8res\u00a0\u00bb (def de l&rsquo;HAS).<\/p>\n<p>Il existe une \u00e9valuation sp\u00e9cifique pour les soins intensifs et la r\u00e9animation : le NRI (Nutritional Risk Index), \u00e9galement appel\u00e9 Indice Nutritionnel de Buzby, utilisant l&rsquo;albumin\u00e9mie et la perte de poids.<\/p>\n<p><strong>NRI = 1,519 x albumin\u00e9mie + 0,417 x (poids actuel\/poids habituel) x 100<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Si NRI &gt; 97,5 : pas de d\u00e9nutrition<\/li>\n<li>83,5 &lt; NRI &lt; 97,5 : d\u00e9nutrition mod\u00e9r\u00e9e<\/li>\n<li>NRI &lt; 83,5 : d\u00e9nutrition s\u00e9v\u00e9re<\/li>\n<\/ul>\n<p>La malnutrition est un \u00e9tat de sur ou sous-alimentation par rapport aux recommandations nutritionnelles qui peut entra\u00eener dans certains<\/p>\n<h4>D\u00e9nutrition de l&rsquo;aldulte:<\/h4>\n<p>Les premi\u00e8res r\u00e9serves utilis\u00e9es en cas d&rsquo;ar^et des apports sont les r\u00e9serves glucidiques, essentiellement de glycog\u00e8ne h\u00e9patique qui est \u00e9puis\u00e9 en 12h environ.<br \/>\nPar la suite, la d\u00e9pl\u00e9tion interesse les tissus gras et prot\u00e9iques. La d\u00e9pl\u00e9tion lipidique est continue dans le temps. Elle est accompagn\u00e9e de d\u00e9ficits en vitamines liposolubles (ADEK) au bout d&rsquo;une semaine environ.<br \/>\nD\u00e9pl\u00e9tion prot\u00e9ique a lieu en 3 phases : Phase de d\u00e9pl\u00e9tion (rapide, de 10 \u00e0 15 jours);Phase de stabilisation (qui permet \u00e0 l&rsquo;organisme de prot\u00e9ger ses cellules nobles);phase de reprise de la consommation (jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9puisement des r\u00e9serves prot\u00e9iques et alt\u00e9rations fonctionnelles au bout de 7 \u00e0 8 semaines)<\/p>\n<p>\u00c0 la suite de la perte de poids, s&rsquo;installent des troubles m\u00e9taboliques, hormonaux et hydro\u00e9lectrolytiques :<\/p>\n<ul>\n<li>Diminution de la s\u00e9cr\u00e9tion d&rsquo;insuline et augmentation de la r\u00e9sistance tissulaire \u00e0 l&rsquo;insuline<\/li>\n<li>Diminution de la s\u00e9cr\u00e9tion thyro\u00efdienne<\/li>\n<li>Hypoprotid\u00e9mie avec hypoalbumin\u00e9mie (baisse de 1g d&rsquo;albumine = 30g de prot\u00e9ines tissulaires d\u00e9grad\u00e9es)<\/li>\n<li>An\u00e9mie par d\u00e9ficit en prot\u00e9ines et en fer<\/li>\n<li>Diminution du volume sanguin et de l&rsquo;eau cellulaire<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00c9valuation clinique de l&rsquo;\u00e9tat nutritionnel :<\/strong><\/p>\n<p>Le bilan alimentaire : doit \u00eatre pr\u00e9cis (mettre en \u00e9vidence le niveau socio-\u00e9conomique de la personne;perte d&rsquo;autonomie ? ;isolement ? ;\u00e9tat d\u00e9pressif, diminution volontaire des apports alimentaires ou encore pathologie responsable de l&rsquo;amaigrissement.<\/p>\n<p>Donn\u00e9es cliniques : \u00c9tude du poids, de son \u00e9volution, calcul de l&rsquo;IMC, mesure du pli cutan\u00e9 tiripital, \u00e9tat des t\u00e9guments, des membres et de la langue : peau s\u00e8che, ecchymoses facile, perte de cheveux, ongles stri\u00e9s, \u0153d\u00e8mes des membres inf\u00e9rieurs, papilles gustative atrophi\u00e9e.;La mesure de la tension art\u00e9rielle : hypotension et bradycardie sont observ\u00e9es dans les formes s\u00e9v\u00e8res de d\u00e9nutrition.<\/p>\n<p>Le bilan biologique : dosage sanguin de l&rsquo;albumine (taux inf\u00e9rieur \u00e0 30g\/L t\u00e9moigne d&rsquo;une d\u00e9nutrition si &lt;25g\/L d\u00e9nutrition importante. Ce dosage constitue un moyen de surveillance peu fiable car la dur\u00e9e de l&rsquo;albumine est trop longue (21jours)) ; La pr\u00e9-albumine (demie vie de 48h) est un meilleur crit\u00e8re de surveillance. Si inf \u00e0 110mg\/L d\u00e9nutrition d\u00e9butante si inf \u00e0 50mg\/L d\u00e9nutrition importante. ; La transferrine a un taux sanguin normal chez l&rsquo;adulte de 2 \u00e0 4g\/L. Le risque de d\u00e9c\u00e8s et de complications chez les patients hospitalis\u00e9s augmente lorsque celle-ci est inf\u00e9rieure \u00e0 1.7g\/L. ; Enfin la C Reactiv Protein (CRP), prot\u00e9ine de l&rsquo;inflammation permet de mettre en \u00e9vidence une augmentation des besoins en prot\u00e9ines lorsque son taux est \u00e9lev\u00e9.<br \/>\nCrit\u00e8res retenus par l&rsquo;HAS pour l&rsquo;adulte de moins de 70 ans.<\/p>\n\n<table id=\"tablepress-3\" class=\"tablepress tablepress-id-3\">\n<thead>\n<tr class=\"row-1 odd\">\n\t<th class=\"column-1\">Crit\u00e8res<\/th><th class=\"column-2\">D\u00e9nutrition<\/th><th class=\"column-3\">D\u00e9nutrition s\u00e9v\u00e8re<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody class=\"row-hover\">\n<tr class=\"row-2 even\">\n\t<td class=\"column-1\">Perte de poids<\/td><td class=\"column-2\">\u22655% en 1 mois ou \u226510% en 6 mois<\/td><td class=\"column-3\">\u226510% en 1 mois ou \u226515% en 6 mois<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-3 odd\">\n\t<td class=\"column-1\">IMC<\/td><td class=\"column-2\"><18,5 (hors maigreur constitutionnelle)<\/td><td class=\"column-3\"><16<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-4 even\">\n\t<td class=\"column-1\">Albumin\u00e9mie<\/td><td class=\"column-2\"><30g\/L<\/td><td class=\"column-3\"><20g\/L<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-5 odd\">\n\t<td class=\"column-1\">Pr\u00e9 albumin\u00e9mie (transthyr\u00e9tin\u00e9mie)<\/td><td class=\"column-2\"><110mg\/L<\/td><td class=\"column-3\"><50mg\/L<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<!-- #tablepress-3 from cache -->\n<p><strong>\u00c9valuation des besoins nutritionnels (Src : INPES, sant\u00e9.gouv) :<\/strong><\/p>\n<p>Calcul du MB ou DER selon formule de Black. DER doit \u00eatre multipli\u00e9 par deux selon la gravit\u00e9 de la maladie pour obtenir la d\u00e9pense \u00e9nerg\u00e9tique totale (BE).<\/p>\n<ul>\n<li>D\u00e9nutris chroniques :\u00a0 BE = 1,2 \u00e0 1,5 x DER<\/li>\n<li>Agress\u00e9e hyperm\u00e9taboliques : BE = 1,3 \u00e0 1,6 x DER<\/li>\n<li>Br\u00fbl\u00e9s : BE = 2 x DER<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une seconde m\u00e9thode existe afin de d\u00e9terminer ce besoin en appliquant la formule : BE = 30 \u00e0 40kcal\/kg\/j<\/p>\n<p>L&rsquo;estimation du niveau d&rsquo;activit\u00e9 physique (NAP) :<\/p>\n<ul>\n<li>NAP = 1,2-1,3 : sujet alit\u00e9<\/li>\n<li>1,4 -1,5 : hospitalis\u00e9 avec tr\u00e8s peu de d\u00e9placements<\/li>\n<li>1,63 : sujet ayant une activit\u00e9 moyenne<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;apport \u00e9nerg\u00e9tique total sera AET = BE x NAP<\/p>\n<p>Autre m\u00e9thode simplifi\u00e9e en majorant le besoin \u00e9nerg\u00e9tique :<\/p>\n<ul>\n<li>Chirurgie simple : +10%<\/li>\n<li>Polytraumatismes : +10 \u00e0 30%<\/li>\n<li>Infections s\u00e9v\u00e8res : +30 \u00e0 60%<\/li>\n<li>Br\u00fblures du 3\u00e8me degr\u00e9 sur plus de 20% du corps ou infection VIH :\u00a0 +50 \u00e0 110%<\/li>\n<\/ul>\n<h4><\/h4>\n<h4>Prise en charge di\u00e9t\u00e9tique<\/h4>\n<ul>\n<li>L&rsquo;apport \u00e9nerg\u00e9tique : est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 partir des apports spontan\u00e9s du patient. Tr\u00e8s souvent, il s&rsquo;agit de patients asth\u00e9niques ayant perdu l&rsquo;app\u00e9tit. Augmentation des apports \u00e9nerg\u00e9tique de mani\u00e8re progressive afin d&rsquo;\u00e9viter les troubles digestifs ou un syndr\u00f4me de renutrition innapropri\u00e9 (SRI)<\/li>\n<li>Apport prot\u00e9ique : L&rsquo;apport prot\u00e9ique sera augment\u00e9 de mani\u00e8re \u00e0 lutter contre le catabolisme protidique. Elles participent au besoin d&rsquo;entretien, la synth\u00e8se de nouvelles prot\u00e9ines de structure cellulaire, d&rsquo;anticorps, d&rsquo;hormones, de prot\u00e9ines plasmiques, d&rsquo;enzymes. Il faudra privil\u00e9gier un rapport prot\u00e9ines animales\/v\u00e9g\u00e9tales &gt; 1. En pratique augmenter la consommation de viandes, poissons et \u0153ufs. L&rsquo;apport repr\u00e9sentera alors 1 \u00e0 1,5g\/kg de poids, soit 0,2 \u00e0 0,3g d&rsquo;azote\/kg\/jour.<\/li>\n<li>Apport lipidique : 35 \u00e0 40% de l&rsquo;AET soit 0,5 \u00e0 1,5g\/kg\/j sans d\u00e9passer les 2g\/kg\/j. R\u00f4le \u00e9nerg\u00e9tique important et sont sources de vitamines liposolubres (ADEK). Sources d&rsquo;AGE et AGI protecteurs du syst\u00e8me cardiovasculaire.<\/li>\n<li>Apport glucidique : 3 \u00e0 4g\/kg\/j sans d\u00e9passer 5,5g\/kg\/j. Source d&rsquo;\u00e9nergie. L&rsquo;apport en glucides simples ne d\u00e9passera pas les 100g\/j mais chez un patient avec peu d&rsquo;app\u00e9tit et les appr\u00e9ciant la majoration est possible.<\/li>\n<li>Apport en eau totale : Apport par petits volumes de mani\u00e8re r\u00e9guli\u00e8re. 1mL\/kcal\/jour ou 35mL\/kg de poids\/j avec mini 1,5L.<\/li>\n<li>Apport en vitamines et min\u00e9raux : Devra couvrir les RNP et les Apports satisfaisant (AS) sauf en cas de SRI ou une suppl\u00e9mentation par voie m\u00e9dicamenteuse pourra \u00eatre prescrite par le m\u00e9decin si les carences sont importantes et\/ou les apports alimentaires restent insuffisants. Dans certains cas les besoins peuvent \u00eatre multipli\u00e9s par deux ou trois.<\/li>\n<li>Texture : \u00c0 voir avec les pr\u00e9f\u00e9rences du patient.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Enrichissement de l&rsquo;alimentation par les aliments de consommation courante :<\/strong><\/p>\n\n<table id=\"tablepress-4\" class=\"tablepress tablepress-id-4\">\n<thead>\n<tr class=\"row-1 odd\">\n\t<th class=\"column-1\">Poudre de lait<\/th><th class=\"column-2\">3 cuill\u00e8res \u00e0 soupe (-20g) apportent -8g de prot\u00e9ines<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody class=\"row-hover\">\n<tr class=\"row-2 even\">\n\t<td class=\"column-1\">Poudre de prot\u00e9ines (1 \u00e0 3 c \u00e0 s\/j)<\/td><td class=\"column-2\">1 cuill\u00e8re \u00e0 soupe (-5g) apporte 5g de prot\u00e9ines<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-3 odd\">\n\t<td class=\"column-1\">Fromage r\u00e2p\u00e9 \/ Fromage fondu type cr\u00e8me de gruy\u00e8re<\/td><td class=\"column-2\">20g de gruy\u00e8re = environ 5g de prot\u00e9ines<br \/>\n1 cr\u00e8me de gruy\u00e8re de 30g = environ 4g de prot\u00e9ines<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-4 even\">\n\t<td class=\"column-1\">\u0152ufs<\/td><td class=\"column-2\">1 jaune d'\u0153uf = 3g de prot\u00e9ines<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-5 odd\">\n\t<td class=\"column-1\">Cr\u00e8me fra\u00eeche \u00e9paisse<\/td><td class=\"column-2\">1 cuill\u00e8re \u00e0 soupe (environ 25g) = environ 80 calories<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-6 even\">\n\t<td class=\"column-1\">Beurre fondu\/huile<\/td><td class=\"column-2\">1 cuill\u00e8re \u00e0 soupe (environ 10g) = environ 75 \u00e0 90 calories<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<!-- #tablepress-4 from cache -->\n<p><strong>Les compl\u00e9ments nutritionnels oraux (CNO)<\/strong><\/p>\n<p>Ce sont des aliments di\u00e9t\u00e9tiques destin\u00e9s \u00e0 des fins m\u00e9dicales sp\u00e9ciales (ADDFMS) d\u00e9finis par l&rsquo;arr\u00eat\u00e9 du 20 septembre 2000 : \u00ab\u00a0les ADDFMS repr\u00e9sentent une cat\u00e9gorie d&rsquo;aliments destin\u00e9s \u00e0 une alimentation particuli\u00e8re, qui sont sp\u00e9cialement trait\u00e9s ou formul\u00e9s et destin\u00e9s \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins nutritionnels des patients et qui ne peuvent \u00eatre utilis\u00e9s que sous contr\u00f4le m\u00e9dical.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>D\u00e9nutrition de la personne \u00e2g\u00e9e :<\/strong><\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation (selon HAS) du risque de la d\u00e9nutrition repose sur 5 points essentiels :<\/p>\n<ul>\n<li>Recherches des situations \u00e0 risque de d\u00e9nutrition. La perte d&rsquo;autonomie, la fatigue, un \u00e9tat d\u00e9pressif, des probl\u00e8mes bucco-dentaires, des troubles du transit, de la d\u00e9glutition ou le suivi d&rsquo;un r\u00e9gime sp\u00e9cifique sont autant de signes d&rsquo;alerte qu&rsquo;il faut reconnaitre.<\/li>\n<li>R\u00e9\u00e9valuation r\u00e9guli\u00e8re de l&rsquo;app\u00e9tit et\/ou des apports alimentaires<\/li>\n<li>Surveillance du poids mensuelle<\/li>\n<li>\u00c9valuation de la perte de poids<\/li>\n<li>Calcul de l&rsquo;IMC<\/li>\n<\/ul>\n\n<table id=\"tablepress-5\" class=\"tablepress tablepress-id-5\">\n<thead>\n<tr class=\"row-1 odd\">\n\t<th class=\"column-1\">D\u00e9nutrition<\/th><th class=\"column-2\">D\u00e9nutrition s\u00e9v\u00e8re<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody class=\"row-hover\">\n<tr class=\"row-2 even\">\n\t<td class=\"column-1\">Perte de poids >5% en 1 mois ou >10% en 6mois<\/td><td class=\"column-2\">Perte de poids >10% en 1 mois ou >15% en 6 mois.<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-3 odd\">\n\t<td class=\"column-1\">IMC < 21<\/td><td class=\"column-2\">IMC < 18<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-4 even\">\n\t<td class=\"column-1\">Albumin\u00e9mie < 35 g\/L<\/td><td class=\"column-2\">Albumin\u00e9mie < 30g\/L<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-5 odd\">\n\t<td class=\"column-1\">MNA global <17\/30<\/td><td class=\"column-2\">MNA global <17\/30<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<!-- #tablepress-5 from cache -->\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Prise en charge di\u00e9t\u00e9tique :<\/p>\n<ul>\n<li>Apport nutritionel : Identique \u00e0 l&rsquo;adulte c&rsquo;est \u00e0 dire 30 \u00e0 40 kcal\/kg\/j et 1,2 \u00e0 1,5 g\/kg\/j (prot\u00e9ines).<\/li>\n<li>Surveillance alimentaire : Surveillance du poids ne doit pas \u00eatre dissoci\u00e9e d&rsquo;une surveillance alimentaire quotidienne. Le personnel doit le noter si la prise alimentaire est inf\u00e9rieur aux 2\/3 des portions servies.\u00a0 D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les r\u00e9gimes ne sont pas conseill\u00e9s chez la personne \u00e2g\u00e9e, en particulier ceux pouvant diminuer le plaisir gustatif (restrictions sod\u00e9es). En cas de d\u00e9nutrition plusieurs points doivent \u00eatre mis en place : Aide \u00e0 la prise de repas si besoin ; Texture des aliments adapt\u00e9es aux risques de troubles de la d\u00e9glutition ; Visite annuelle chez le dentiste et la r\u00e9alisation correcte des soins bucco-dentaires ; Traitement des douleurs et des troubles digestifs.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Conseils nutritionnels :<\/p>\n<p>Des recommandations peuvent \u00eatre octroyer aux patients ou \u00e0 l&rsquo;entourage dans le but de mieux consommer les plats. Il faut faire en sorte que les plats soit suffisamment app\u00e9tissant en tenant compte des d\u00e9go\u00fbts, des habitudes et humeurs du patient. Il faut \u00e9galement faire combattre l&rsquo;id\u00e9e de ne pas ou alors tr\u00e8s peu manger le soir.<\/p>\n<p>Enrichissement des plats : Pour les sujets \u00e2g\u00e9s maigres ou les petits app\u00e9tits, il faut penser \u00e0 enrichir les plats consomm\u00e9s, c&rsquo;est-\u00e0-dire, \u00e0 apporter, pour un m\u00eame volume, des aliments plus nourrissants. La teneur\u00a0 en \u00e9nergie et en prot\u00e9ines de la ration doit \u00eatre accrue mais le volume \u00e0 ing\u00e9rer ne doit pas \u00eatre trop augment\u00e9. Il peut se faire par l&rsquo;adjonction de produits riches en prot\u00e9ines (lait en poudre, concentr\u00e9, poudre de prot\u00e9ines, fromage r\u00e2pe ou fondu, \u0153uf) ou en \u00e9nergie (cr\u00e8me fra\u00eeche, beurre, huile).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>D\u00e9nutrition et cancer<\/h3>\n<p>Une des complications fr\u00e9quentes des cancers, en particulier des cancers digestifs (bouche, gorge, \u0153sophage, estomac, c\u00f4lon), et des traitements appliqu\u00e9s aux cancers digestif (radioth\u00e9rapie, chirurgie).<br \/>\nLa pr\u00e9valence de la d\u00e9nutrition, tous cancers confondus est de l&rsquo;ordre de 40%. Dans les cas des cancers des voies a\u00e9rodigestives, 60 \u00e0 90% des patients sont d\u00e9nutris.<br \/>\nLes deux causes principales sont :<\/p>\n<ul>\n<li>Une augmentation des d\u00e9penses \u00e9nerg\u00e9tique (perturbations du fonctionnement des cellules et \u00e0 l&rsquo;inflammation induite par la tumeur)<\/li>\n<li>R\u00e9duction des apports alimentaires (en raison d&rsquo;une perte d&rsquo;app\u00e9tit comme l\u2019anorexie li\u00e9 aux r\u00e9actions inflammatoires, trouble du go\u00fbt et de la consommation alimentaire pendant le traitement.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La d\u00e9nutrition conduit \u00e0 une d\u00e9gradation de l&rsquo;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral, une maigreur importante due \u00e0 une perte de graisse et surtout de muscles (cachexie) et donc entraine une diminution des d\u00e9fenses immunitaires et de la cicatrisation. La d\u00e9nutrition peut \u00e9galement g\u00eaner ou emp\u00eacher le traitement en augmentant la toxicit\u00e9 des traitements et le risque de complications postop\u00e9ratoires. Elle est associ\u00e9e \u00e0 une dur\u00e9e d&rsquo;hospitalisation plus longue.<br \/>\nPour un cancer au m\u00eame stade, un patient d\u00e9nutri \u00e0 un risque de mortalit\u00e9 plus important qu&rsquo;un patient non d\u00e9nutri. Responsable de la mort des patients atteints de cancer de 5 \u00e0 25% des cas.<\/p>\n<p>Pour la pr\u00e9venir, il faut surveiller le poids du patient et adapter son alimentation. Tant que possible, il est recommand\u00e9 au malade de manger tout ce dont il a envie, de se faire plaisir (<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=LE0aehh52xU\">exemple<\/a>) et de profiter des p\u00e9riodes sans trouble pour \u00ab\u00a0faire des r\u00e9serves\u00a0\u00bb surtout s&rsquo;il a commenc\u00e9 \u00e0 perdre du poids.<\/p>\n<ul>\n<li>Apport prot\u00e9ino-\u00e9nerg\u00e9tique : r\u00e9gime hyperprot\u00e9ique et hypercalorique. Apport \u00e9nerg\u00e9tique de 25 \u00e0 30 kcal\/kg\/j en p\u00e9ri-op\u00e9ratoire et de 30 \u00e0 35 kcal\/kg\/j en oncologie m\u00e9dicale (chimio et radioth\u00e9rapie) =&gt; En pratique, pour l&rsquo;examen du BTS, faudra utiliser le calcul du BE auquel on applique un facteur d&rsquo;hyper-catabolisme de 1.1 (augmentation de 10%)<\/li>\n<li>Apport en lipide : 1g = 38 kJ. Sources de vitamines liposolubles et vit. E. Augmentent le plaisir gustatif, tr\u00e8s important chez le patient d\u00e9nutri qui a peu d&rsquo;app\u00e9tit.<\/li>\n<li>Apport en glucides : repr\u00e9sentent le compl\u00e9ment \u00e9nerg\u00e9tique de la ration. Ne devront pas d\u00e9passer les 100g\/j sauf prescription m\u00e9dicale.<\/li>\n<li>Apport hydromin\u00e9ral : Apport en eau normal. Favoriser la conso de fruits et l\u00e9gumes frais (fibres, min\u00e9raux, vitamines)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Quelques conseils \u00e0 donner au patient : Il est n\u00e9cessaire de fractionner les repas, de mettre en place des collations \u00e9nerg\u00e9tiques durant la journ\u00e9e et la nuit si possible. Il faut que le patient mange ce qui lui fait envie quand il a envie. La cadre du repas (pi\u00e8ce) est \u00e9galement important. On pourra conseiller \u00e9galement au patient de consommer autant que possible des aliments caloriques et riches en prot\u00e9ines tels que les viandes, poissons, \u0153ufs et produits laitiers, consommer des potages ou pur\u00e9es enrichis sans exc\u00e8s avec de la cr\u00e8me, du beurre, des \u0153ufs ou du fromage, et des desserts enrichis avec du miel, du sucre ou de la confiture. Une l\u00e9g\u00e8re activit\u00e9 physique sera \u00e0 recommander tout au long de la maladie. Elle permettra d&rsquo;entretenir la faim. <strong>Remarque, si l&rsquo;alimentation du patient ne suffit toujours pas, les apports pourront \u00eatre augment\u00e9s par la rise de CNO en dehors des repas.<\/strong><\/p>\n<h3>D\u00e9nutrition et VIH<\/h3>\n<p>Elle a des cons\u00e9quence grave car elle diminue les fonctions immunitaires. En cas de d\u00e9nutrition prot\u00e9ique, le nombre de lymphocytes T est r\u00e9duit et le fonctionnement des cellules T est alt\u00e9r\u00e9 de m\u00eame que les fonctions polynucl\u00e9aires et macrophages. \u00c7a favorise les infections. Une surinfection peut survenir m\u00eame lors d&rsquo;une faible perte de poids (5%). Les carences en vit. et oligo-\u00e9l\u00e9ments sont \u00e0 surveiller.<\/p>\n<p>Si perte &gt; 3kg :<\/p>\n<ul>\n<li>fractionner les repas et qu&rsquo;ils soient riches en graisses<\/li>\n<li>Augmenter les <span style=\"color: #ff0000;\">apports en prot\u00e9ines (1.2g\/kg\/j)<\/span> pour lutter contre la catabolisme musculaire<\/li>\n<li>Lipides en quantit\u00e9 normale et les glucides seront le compl\u00e9ment de la ration.<\/li>\n<li><span style=\"color: #ff0000;\">L&rsquo;apport \u00e9nerg\u00e9tique total sera augment\u00e9 de 30 \u00e0 40%<\/span><\/li>\n<li>Besoins en vit. accrus (surtout en cas de st\u00e9atorrh\u00e9e)<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S1. Prise en charge di\u00e9t\u00e9tique de la surcharge pond\u00e9rale (surpoids et ob\u00e9sit\u00e9) Le surpoids et l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 sont d\u00e9finis comme \u00ab\u00a0une<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[16],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/197"}],"collection":[{"href":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=197"}],"version-history":[{"count":28,"href":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/197\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":534,"href":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/197\/revisions\/534"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=197"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=197"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=197"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}