{"id":2234,"date":"2022-03-12T20:41:15","date_gmt":"2022-03-12T19:41:15","guid":{"rendered":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/?p=2234"},"modified":"2022-04-06T13:56:00","modified_gmt":"2022-04-06T11:56:00","slug":"la-modification-du-style-de-vie-et-la-prevention-des-maladies-chroniques-en-cours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/index.php\/2022\/03\/12\/la-modification-du-style-de-vie-et-la-prevention-des-maladies-chroniques-en-cours\/","title":{"rendered":"La modification du style de vie et la pr\u00e9vention des maladies chroniques [en cours]"},"content":{"rendered":"<h2>L\u2019ADN n\u2019est pas notre destin\u00e9e<\/h2>\n<p>Il existe actuellement un ensemble important de preuves illustrant l\u2019impact significatif d\u2019un mode de vie sain sur la r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 toutes causes confondues, c\u2019est \u00e0 dire le d\u00e9c\u00e8s toutes causes confondues et la pr\u00e9vention des maladies chroniques comme les maladies du c\u0153ur, les AVC, le diab\u00e8te et le cancer (1). Et surtout, qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un probl\u00e8me de destin\u00e9e issue de la g\u00e9n\u00e9tique. Selon l\u2019ancienne chaire de nutrition de Harvard, on sait depuis un moment, que pour la plupart des maladies qui jouent un r\u00f4le important dans la mortalit\u00e9 des populations occidentales, les facteurs non g\u00e9n\u00e9tiques repr\u00e9sentent souvent au moins 80 \u00e0 90% du risque. On le sait parce que les taux des principales causes de d\u00e9c\u00e8s, comme les maladies cardiovasculaires et les principaux cancers, varient jusqu\u2019\u00e0 100 fois dans le monde et que, lorsque des gens migrent de pays \u00e0 faible risque vers des pays \u00e0 haut risque, leurs taux de maladie changent souvent pour s\u2019adapter \u00e0 ce nouvel environnement. Actuellement, on a par exemple pu identifier des facteurs comportementaux modifiables, y inclus des aspects sp\u00e9cifiques de l\u2019alimentation, le surpoids, l\u2019inactivit\u00e9 et le tabagisme qui repr\u00e9sentent plus de 70% du risque de subir une attaque ou de contracter un cancer du c\u00f4lon, plus de 80% du risque de maladie coronarienne, et plus de 90% du risque de diab\u00e8te de type 2. Toutes ces maladies peuvent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es par nos actions. Car si l\u2019essentiel du pouvoir est entre nos mains, pourquoi affecte-t-on plus de ressources au traitement qu\u2019\u00e0 la pr\u00e9vention ? Et m\u00eame les strat\u00e9gies pr\u00e9ventives sont fortement ax\u00e9es sur la pharmacologie plut\u00f4t que sur l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019alimentation et de mode de vie, qui pourraient \u00eatre plus rentables. Le probl\u00e8me est que beaucoup de strat\u00e9gies pharmacologiques ne s\u2019attaquent pas aux causes profondes de la maladie, qui ne sont pas des carences en m\u00e9dicaments (2). M\u00eame si les pratiques reconnues et \u00e9tablies li\u00e9es aux maladies chroniques pr\u00e9conisent un changement de mode de vie comme premi\u00e8re ligne de traitement, les m\u00e9decins ne suivent souvent pas ces recommandations (3). En ignorant les causes profondes des maladies et en n\u00e9gligeant de prioriser les mesures de pr\u00e9ventions li\u00e9es au mode de vie, la communaut\u00e9 m\u00e9dicale met les gens en danger (4). Les soins m\u00e9dicaux traditionnels reposent surtout sur les m\u00e9dicaments et la chirurgie apr\u00e8s l\u2019apparition des maladies alors que la m\u00e9decine bas\u00e9e sur le mode de vie, consiste \u00e0 adopter une alimentation optimale, un r\u00e9gime \u00e0 base d\u2019aliments complets et de v\u00e9g\u00e9taux et \u00e0 faire de l\u2019exercice pour pr\u00e9venir, arr\u00eater et gu\u00e9rir les maladies chroniques qui, sinon, entraineraient une invalidit\u00e9 et un d\u00e9c\u00e8s pr\u00e9matur\u00e9s, en se concentrant sur les causes profondes de la maladie (5). Les m\u00e9decins ne doivent tout simplement pas \u00eatre les toutous des soci\u00e9t\u00e9s pharmaceutiques. La relation coll\u00e9giale, professionnelle et personnelle entre la m\u00e9decine et l\u2019industrie pharmaceutique est une illusion soigneusement entretenue par l\u2019industrie pharmaceutique qui consid\u00e8re toutes les transactions avec les m\u00e9decins en termes financiers finement calcul\u00e9s. Big Pharma est heureux de jouer le r\u00f4le de l\u2019oncle g\u00e9n\u00e9reux et g\u00e9nial jusqu\u2019\u00e0 ce que les m\u00e9decins veuillent parler de sujets qui leurs sont interdits, comme les bienfaits d\u2019un r\u00e9gime ou de l\u2019exercice physique, ou la relation entre la m\u00e9decine et les entreprises pharmaceutiques. (Aux m\u00e9decins), \u00ab\u00a0Ne soyons pas le toutou de Big Pharma. Plut\u00f4t que de nous asseoir confortablement sur les genoux de notre ma\u00eetre, retournons-nous et mordons quelque chose de tendre\u00a0\u00bb (6).<\/p>\n<h2>Traiter les causes de la maladie avec la m\u00e9decine des habitudes de vie<\/h2>\n<p>La plupart des raisons pour lesquelles les gens vont consulter leur m\u00e9decin est pour des maladies qui auraient pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9es (7). Mais la m\u00e9decine centr\u00e9e sur le style de vie n\u2019est pas seulement la pr\u00e9vention des maladies chroniques, mais aussi sur leur traitement. Mais pas seulement le traitement de la maladie, car il s\u2019agit avant tout de traiter les causes de la maladie. Si les gens font seulement 4 choses simples, comme ne pas fumer, faire de l\u2019exercice \u00e0 raison de 30minutes\/jour, adopter une alimentation qui met l\u2019accent sur les v\u00e9g\u00e9taux entiers, et ne pas devenir ob\u00e8se. Cela suffirait \u00e0 pr\u00e9venir la plupart des cas de diab\u00e8te, crises cardiaques, la moiti\u00e9 des AVC et le tiers des cancers. M\u00eame des changements plus modestes peuvent \u00eatre plus efficaces dans la r\u00e9duction des maladies cardiovasculaires, de l\u2019hypertension art\u00e9rielle, de l\u2019insuffisance cardiaque, des AVC, du cancer, du diab\u00e8te, et la mortalit\u00e9 toutes causes que quasiment toute autre intervention m\u00e9dicale. Les principales diff\u00e9rences entre la m\u00e9decine de style de vie et la m\u00e9decine conventionnelle est qu\u2019au lieu de traiter les facteurs de risque, on traite les causes sous-jacentes de la maladie. G\u00e9n\u00e9ralement, les m\u00e9decins traitent les facteurs de risques de la maladie comme donner une prescription \u00e0 vie de m\u00e9dicaments pour baisser la pression art\u00e9rielle, la glyc\u00e9mie et le taux de cholest\u00e9rol. Alors que c\u2019est facteurs ne sont ici que des sympt\u00f4mes des maladies. L\u2019hypertension art\u00e9rielle n\u2019est qu\u2019un sympt\u00f4me \u00e9voquant des art\u00e8res dysfonctionnelles malades. On peut donc baisser ses valeurs avec des m\u00e9dicaments, mais on ne traite pas les causes sous-jacentes, qui revient souvent \u00e0 des choses comme l\u2019alimentation et l\u2019exercice. Faire abstraction de la cause sous-jacente et traiter seulement les facteurs de risque est un peu comme \u00ab\u00a0essuyer le sol autour d\u2019un \u00e9vier qui d\u00e9borde au lieu de juste fermer le robinet\u00a0\u00bb, ce qui explique pourquoi les m\u00e9dicaments doivent g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre pris pour la vie (8). Les m\u00e9decins contemporains sont plus souvent form\u00e9s \u00e0 \u00e9ponger le sol plut\u00f4t que de fermer le robinet, ce qui profite grandement \u00e0 l\u2019industrie pharmaceutique qui a ici une source de revenu durant toute la vie d\u2019un patient. \u00ab\u00a0La m\u00e9decine moderne fait de grands progr\u00e8s, mais seulement dans la mauvaise direction\u00a0\u00bb (9). Lorsque les causes sous-jacents des habitudes de vie sont abord\u00e9es, les patients sont souvent en mesure d\u2019arr\u00eater les m\u00e9dicaments ou d\u2019\u00e9viter la chirurgie. Des milliards (aux US ici, mais identique en Europe) sont d\u00e9pens\u00e9s pour ouvrir la poitrine des gens, mais il est plut\u00f4t rare que cela prolonge effectivement la vie de quiconque. En revanche, avec la m\u00e9decine du style de vie, il est possible d\u2019\u00e9liminer 90% des maladies cardiaques. Et elles comptent pour plus de d\u00e9c\u00e8s pr\u00e9matur\u00e9s que tout autre maladie et est presque enti\u00e8rement \u00e9vitable simplement en changeant le r\u00e9gime alimentaire et les habitudes de vie. Et ces m\u00eames changements peuvent pr\u00e9venir ou inverser de nombreuses autres maladies chroniques avec les m\u00eames changements alimentaires. Une des raisons pour lequel les m\u00e9decins ne le font pas, c\u2019est qu\u2019ils ne sont pas pay\u00e9s pour le faire.\u00a0 Personne ne profite de la m\u00e9decine des habitudes de vie, ainsi \u00e7a ne fait pas partie de l\u2019\u00e9ducation ou de la pratique m\u00e9dicale. Pr\u00e9sentement, les m\u00e9decins manquent de formations et d\u2019incitations financi\u00e8res, alors ils continuent de faire ce qu\u2019ils savent faire : prescrire des m\u00e9dicaments et effectuer des chirurgies (8). Apr\u00e8s que Dean Ornish eut prouv\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait possible d\u2019inverser la maladie cardiaque, de d\u00e9gager les art\u00e8res sans m\u00e9dicaments, ni chirurgie. juste un r\u00e9gime \u00e0 base de plantes et d\u2019autres changements sains de style de vie (10). Dean Ornish annonce n\u00e9anmoins sa d\u00e9ception, vu le peu d\u2019effet qu\u2019on eut ses \u00e9tudes sur la pratique courante de la cardiologie. Malgr\u00e9 le fait qu\u2019il ait trouv\u00e9 un rem\u00e8de efficace pour les maladies cardiovasculaires. Le remboursement des m\u00e9decins, a-t-il r\u00e9alis\u00e9, est un d\u00e9terminant beaucoup plus puissant de la pratique m\u00e9dicale que la recherche. Le remboursement avant la recherche, le salaire avant la science, la richesse contre la sant\u00e9. Il n\u2019en tire pas un portrait tr\u00e8s flatteur de la profession de sant\u00e9 qui pense profit avant tout (11).<\/p>\n<h2>La pr\u00e9vention plut\u00f4t que la cure<\/h2>\n<p>Pourquoi changer notre mode de vie et notre alimentation, quand on peut tout simplement attendre et laisser la m\u00e9decine moderne nous gu\u00e9rir ? Tout simplement parce que les traitements en place ont une efficacit\u00e9 qui est surestim\u00e9, notamment pour ceux du d\u00e9pistage du cancer et des rem\u00e8des comme les m\u00e9dicaments anti-cholest\u00e9rol dans la pr\u00e9vention des maladies (12). \u00c0 tel point que si l\u2019on disait aux patients, que tout cela n\u2019a que peu d\u2019effet b\u00e9n\u00e9fique, 90% ont d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019ils ne se donneraient m\u00eame pas la peine de les prendre. La raison pour laquelle l\u2019on devrait manger plus sainement plut\u00f4t que de compter sur une solution m\u00e9dicale moderne, c\u2019est qu\u2019on pourrait aussi avoir cette m\u00eame confiance excessive dans le traitement (13). Lors d\u2019une \u00e9tude \u00e0 grande \u00e9chelle, comprenant plus de 200000 tests, on a d\u00e9couvert que, oui, les pilules et la chirurgie peuvent certainement aider, mais de r\u00e9els effets tr\u00e8s importants d\u00e9montr\u00e9s par des preuves substantielles semblent \u00eatre rares en m\u00e9decine, et des effets positifs importants sur la mortalit\u00e9, allongeant notablement la vie des gens, sont pratiquement inexistants (notamment les maladies chroniques) (14).<\/p>\n<p>La m\u00e9decine moderne n\u2019a pas grand chose \u00e0 offrir pour les maladies chroniques et peut en fait, faire plus de mal que de bien (15). En outre, les effets secondaires des m\u00e9dicaments sur ordonnances tuent environ 106 000 aux US (1996) (trouv\u00e9 18000 en France en 2015 ou avant, \u00e0 voir pour la source) (16). Et il ne s\u2019agit ici que des d\u00e9c\u00e8s m\u00e9dicamenteux sur ordonnance. Il y a \u00e9galement environ 7000 d\u00e9c\u00e8s d\u00fbt aux mauvaises prescriptions, 20000 du fait d\u2019autres erreurs commises dans les h\u00f4pitaux. Auquel on peut rajouter 80000 d\u2019infections contract\u00e9es \u00e0 l\u2019h\u00f4pital et enfin, 12000 \u00e0 cause d\u2019une op\u00e9ration non n\u00e9cessaire (15). Le nombre d\u2019infections contract\u00e9s \u00e0 l\u2019h\u00f4pital est d\u2019ailleurs en l\u00e9g\u00e8re hausse, puisqu\u2019il passe en 2002 (2000 avant) \u00e0 98987 d\u00e9c\u00e8s (17). Ces chiffres de mortalit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 accueillis par les m\u00e9decins avec incr\u00e9dulit\u00e9 et l\u2019inqui\u00e9tude que cette information pourrait saper la confiance du public (18). Si on fait les comptes, cela fait 225000 morts de causes iatrog\u00e8nes aux US (15). Il serait en 2015 de 50000 et en 2019 de 60000\u202fen France (19). Tout cela ne concerne que les patients hospitalis\u00e9s. Dans les cabinets m\u00e9dicaux, les effets ind\u00e9sirables peuvent envoyer des millions de gens \u00e0 l\u2019h\u00f4pital et peut entra\u00eener 199000\u202fd\u00e9c\u00e8s suppl\u00e9mentaires (20). Ces \u00e9tudes ne comptent pas non plus les victimes de blessures non fatales. En se basant sur ces estimations basses (IOM\u202freport annonce non pas 225000\u202fmais 284000 d\u00e9c\u00e8s), la profession m\u00e9dicale constitue la 3\u00e8me cause de d\u00e9c\u00e8s aux \u00c9tats-Unis (identique en France) (15). Il faut n\u00e9anmoins noter que la plupart des morts sont des personnes malades (maladie cardiaque, cancer, diab\u00e8te\u2026), ce ne sont pas des personnes en bonnes sant\u00e9s. <strong>Il faut \u00eatre \u00e0 l\u2019h\u00f4pital pour \u00eatre tu\u00e9 par une erreur de l\u2019h\u00f4pital.<\/strong><\/p>\n<p>Cette derni\u00e8re phrase montre toute l\u2019importance de la m\u00e9decine de style de vie, parce que les raisons les plus courantes pour lesquelles les gens prennent des m\u00e9dicaments ou sont hospitalis\u00e9s sont des maladies qui peuvent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es avec un r\u00e9gime alimentaire et un mode de vie sains. Le meilleur moyen de ne pas subir les effets n\u00e9fastes des soins m\u00e9dicaux est de ne pas tomber malade en premier lieu.<\/p>\n<h2>Il n\u2019est jamais trop tard pour changer<\/h2>\n<p>En 1907, le New-York Times a fait un rapport sur une \u00e9tude portant sur 4600 cas de cancer \u00e9tudi\u00e9s sur 7 ans, sugg\u00e9rant que la consommation accrue d\u2019aliments d\u2019origine animale \u00e9tait \u00e0 bl\u00e2mer (21). Un si\u00e8cle plus tard, en 2014, une \u00e9tude sur le sujet concluait que la mortalit\u00e9 due \u00e0 toutes les causes confondues, comme la cardiopathie isch\u00e9mique et les maladies circulatoires et c\u00e9r\u00e9brovasculaires \u00e9taient significativement plus faibles chez ceux qui ne mangent pas de viande, avec de plus, moins de cancer et de diab\u00e8te (22). Fait surprenant sur le fait d\u2019avoir trouv\u00e9 des r\u00e9sultats significatifs alors que dans ces \u00e9tudes, les gens n\u2019avaient cess\u00e9 de manger de la viande que tard dans la vie. On peut le voir sur une des plus grandes \u00e9tudes, EPIC (\u00c9tude europ\u00e9enne prospective sur le cancer et la nutrition) dans laquelle jusqu\u2019\u00e0 \u00b9\/\u2083 mangeaient v\u00e9g\u00e9tarien depuis moins de 5ans (Table 1), et ils ont quand m\u00eame fini avec des taux plus bas de maladie cardiaque qu\u2019ils soient jeunes ou vieux, en surpoids ou non, fumeurs, anciens fumeurs ou non fumeurs (fig.1)\u2026 Ceux qui avaient cess\u00e9 la viande avaient moins de risque, montrant que des comportements alimentaires n\u00e9fastes pass\u00e9s pouvaient \u00eatre invers\u00e9s en quelques ann\u00e9es \u00e0 manger plus sainement (23).<\/p>\n<p>Si l\u2019on regarde les pays ayant abandonn\u00e9 les r\u00e9gimes traditionnels \u00e0 base de plantes, pour des r\u00e9gimes de type occidental, cela peut prendre entre 15 et 25 ans pour que les taux de cancer augmentent. Il faut plusieurs d\u00e9cennies pour que la plupart des tumeurs se d\u00e9veloppent (24). En Asie par exemple, le changement de r\u00e9gime alimentaire s\u2019est accompagn\u00e9 d\u2019une forte augmentation de la mortalit\u00e9 des cancers du sein (fig.1), du c\u00f4lon et de la prostate (fig.2). Mais cela peut prendre des ann\u00e9es d\u2019un mode de vie favorable au cancer. Il existe les m\u00eames conclusions avec les \u00e9tudes sur la migration. Les hommes quittant la Chine rurale pour se rendre aux \u00c9tats-Unis font face \u00e0 une augmentation spectaculaire du risque de cancer, mais les tumeurs prennent du temps \u00e0 se d\u00e9velopper (25). Il est donc possible apr\u00e8s des ann\u00e9es d\u2019alimentation d\u00e9ficiente, de renverser le risque des maladies chroniques avec un r\u00e9gime plus sain (22). Un \u00e9ditorial ayant accompagn\u00e9 une grande \u00e9tude sur les am\u00e9ricains mangeant des r\u00e9gimes \u00e0 base de plantes se demandait s\u2019il ne fallait pas qu\u2019on devienne tous v\u00e9g\u00e9tarien (26). Dans cette \u00e9tude, ils ont trouv\u00e9s que les r\u00e9gimes v\u00e9g\u00e9tariens \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 une baisse de la mortalit\u00e9, donc ceux qui adoptent le r\u00e9giment v\u00e9g\u00e9tarien vivent en moyenne plus longtemps (27). Cette \u00e9tude ne comprenait d\u2019ailleurs que des \u00ab\u00a0semi-v\u00e9g\u00e9tariens\u00a0\u00bb, c\u2019est \u00e0 dire consommant de la viande ou du poissons au moins une fois par mois, mais pas plus d\u2019une fois par semaine. L\u2019impacte n\u00e9gatif de la viande consomm\u00e9e quelques fois par mois n\u2019est pas encore clair. N\u00e9anmoins, nous devrions limiter cette consommation de malbouffe et de graisse animale, et surtout manger plus de fruits et de l\u00e9gumes. La plupart des autorit\u00e9s recommandent aussi les c\u00e9r\u00e9ales compl\u00e8tes, haricots et noix. Au lieu de se battre pour savoir quel est le meilleur r\u00e9gime, il faut connaitre ces caract\u00e9ristiques communes associ\u00e9es \u00e0 moins de maladies, et plut\u00f4t concentrer l\u2019attention pour aider les patients \u00e0 \u00e9viter les pressions commerciales intenses qui les poussent \u00e0 manger autrement (26).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li><a href=\"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/ajph.2011.300326.pdf\">Troost JP, Rafferty AP, Luo Z, Reeves MJ. Temporal and regional trends in the prevalence of healthy lifestyle characteristics: United States, 1994-2007. Am J Public Health. 2012;102(7):1392-8.<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/diet.erwangueguen.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/science.1071055.pdf\">Willett WC. Balancing life-style and genomics research for disease prevention. 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