Le jeune pour la perte de poids
Les bénéfices possibles
Pratique ancienne ayant une longue histoire au travers de traditions spirituelles pratiqué dans les plus grandes religions et par les plus grands prophètes (Moïse, Mohammed, Jésus et Bouddha) (1). Le jeune aurait déjà des vertus thérapeutique dans les années 1700, avec un médecin qui écrivit « Qui mange jusqu’à être malade doit jeûner jusqu’à se porter bien. » (2). Au États-Unis, environ 14% déclarent avoir suivi ce conseil en utilisant le jeûne comme moyen de contrôle du poids corporel (3). Des cas de traitements de l’obésité par le jeune existent depuis plus d’un siècle dans la littérature médicale. En 1915, le jeûne est décrit que des périodes modérées de famine constituent une méthode parfaitement sûre, sans danger et efficace pour réduire le poids de ceux qui souffrent d’obésité (4). En 1973, a été enregistré le plus long jeûne de l’histoire (enregistré dans le Guinness des records). Ici, pour atteindre son poids idéal, un homme de 27 ans a jeûné durant 382 jours consécutifs. Il a perdu 125 kilogrammes et il a réussi à presque maintenir son poids. Il lui fut donné des suppléments de vitamines et minéraux pour qu’il ne meure pas, mais pas de calories pendant plus d’un an (5). Dans la même veine, une étude de l’US Air Force portant sur 25 personnes avec au minimum 45kg en trop, incapables de perdre de poids avec les régimes, ont jeûné jusqu’à 84 jours. 16 personnes sont restés et ont réussi à perdre entre 20 et 50kg. Lors des premiers jours, les sujets pouvaient perdre jusqu’à 4kg par jour. Le poids perdu étant surtout de l’eau ici pendant la phase d’adaptation du corps, mais après quelques semaines, les participants continuaient à perdre progressivement du poids à raison d’environ 500g de graisse par jour. Le programme de famine a été décrit par ses instigateurs comme un traitement spectaculaire et passionnant pour l’obésité (6).
Le problème du jeûne, bien que très efficace pour la perte de poids, le plus efficace même, est également le régime le moins durable car mortel à long terme. Par définition, si un régime ne fonctionne pas, est que les gens le suivent, puis arrêtent de les suivre en reprenant leurs habitudes précédentes. Une perte de poids permanente ne peut être obtenue qu’avec un changement du mode de vie. Quel est donc l’intérêt du jeûne, si c’est pour récupérer tout le poids perdu ? Le jeûne aurait selon les partisans, des effets psychologique de réaligner les perceptions et d’améliorer la motivation des gens. Car pour certains, la perte de poids était alors une chose impossible pour eux. Ils peuvent penser qu’ils sont juste conçu différemment (7-8). Cette apport de confiance pourrait leurs faire faire de meilleurs choix alimentaires une fois qu’ils recommencent à manger (9). Cet arrêt dans les repas peut faire réfléchir sur le rôle que la nourriture joue dans la vie. Non seulement le pouvoir que la nourriture exerce sur autrui, mais également le pouvoir que la personne a sur la nourriture (10). Dans une étude, la personnalité d’un patient a été décrite comme changeante. Passant d’une personne désespéré, sans perspective positive, à une personne extraverti, pleine de projets pour un avenir prometteur. Car elle réalisa que son poids était sous son contrôle (8). Après un jeûne, de nouveaux engagements pour une nutrition plus saine peuvent être facilités par une réduction de l’appétit général signalé après jeûne, par rapport à celui d’avant le jeûne, au moins temporairement (11). Car pendant un jeûne, la faim peut commencer à se dissiper dans les 36 heures (6). Bien que barbare aux premiers abords, le jeûne permet de montrer aux personnes obèses qu’elles peuvent également perdre du poids. De plus, le jeûne, en tant que méthode de réduction de poids est remarquablement bien tolérée par les patients obèses (8). Il a été plusieurs fois observé, de manière surprenante par les chercheurs, avec quelle facilité le jeûne prolongé était toléré, même sur une longue période allant ici jusqu’à 249 jours. Les patients ont même décrit l’accroissement de leur sentiments de bien-être tout au long du processus, allant même jusqu’à une certaine euphorie. Bien que devant obligatoirement être fait sous contrôle médical strict, ils ont conclus que c’est certainement le meilleur choix de traitement en cas d’obésité grave (7). À la différence du jeûne de courte durée (typiquement une journée), qui lui peut conduire à rendre les gens irritables, déprimés et distraits (12-13), mais quelques jours plus tard, beaucoup déclarent avoir une amélioration importante de l’humeur avec un esprit plus clair. Pouvant être attribué à l’élévation des endorphines qui accompagnent le jeûne. Ce phénomène d’amélioration de l’état général pourrait être attribué à un mécanisme de survie pour motiver la recherche de nourriture. Cette perspective positive peut alors faciliter le changement de comportement nécessaire pour maintenir une partie de la perte de poids (14).
Le jeûne est indubitablement très efficace pour la perte de poids à court terme, mais comment il faut voir si sur le long terme, cette stratégie est efficace. Car certains groupes de recherche ont rapporté des résultats décevants à long terme. Ils ont constatés que les participants avaient continués à prendre du poids après le jeûne pour revenir au même stade voir plus encore six mois plus tard. Ici on ne peut pas savoir s’ils auraient été plus lourd encore sans le jeûne (15). Sur un autre exemple, étude ayant un suivi de 50 mois, seul 4 participants sur les 25 qui était en obésité morbide ont atteint un succès durable même partiel (16). Certaines personnes concluant donc que le jeûne n’avait aucun intérêt dans le cadre d’une perte de poids. Mais à l’inverse, d’autres personnes ont rapporté de meilleurs résultats. Une étude portant sur 100 personnes a révélé que 60% d’entre eux avaient maintenu au moins une perte de poids lors du suivi ou a continué à perdre. Les périodes de suivi étant variables (1 à 32 mois) rendant l’exploitation des résultats compliqués (17). Autre exemple, un an après le jeûne, dans lequel 62 participants ont perdu 8kg en 10 jours. 40% ont conservé au moins 3kg de cette perte de poids (9). Sur un ensemble de six études regroupant des centaines de patients obèses qui ont jeûné en moyenne 44 jours et perdu une moyenne de 23 kg, un ou deux ans plus tard, 40% ont conservé une partie de la perte de poids (18). 40% est plutôt une réussite si on compare avec d’autres études pratiquant des régimes hypocaloriques standard. En suivant 100 personnes obèses traitées dans une clinique pour perdre du poids avec un régime hypocalorique standard. Les chercheurs ont trouvés seulement 1 patients ayant perdu plus de 20 kilogrammes et même seulement 10% ont perdu 10 kilogrammes avec un maintient du poids final pour seulement 2 personnes après 2 ans (19). Il est normal de voir ici les résultats comme des échecs puisque les participants, dans la majeure partie des cas, retrouvent le poids qu’ils avaient initialement perdu. Une étude comparative directe de différentes approches de perte de poids. Cinq ans après le lancement d’une approche conventionnelle hypocalorique, seulement une personne sur cinq était en baisse de 10 kilogrammes par rapport à près de la moitié du groupe qui avait subit quelques semaines de jeûne des années auparavant. À la fin de l’étude (année 7), la plupart des personnes qui essayent de restreindre l’apport calorique étaient de retour ou avaient dépassé leur poids d’origine (environ 65%), mais ce n’était vrai que pour environ 10% du groupe de jeûne (20).
Il est couramment admis qu’une perte de poids rapide est moins efficace sur le long terme comparé à une perte de poids lente et progressive. Dans les faits, c’est l’inverse qui se produirait, avec une efficacité plus importante pour les pertes de poids rapide (21). Des chercheurs ont comparé la durabilité de la perte de poids selon trois vitesses différentes. Le premier avec six jours de jeûne, le second, un régime très hypocalorique (600kcal/jour) sur trois semaines jours, le troisième, sur six semaines avec un régime hypocalorique (1200kcal/jour). Résultat, un an plus tard, le groupe jeûne était le seul qui a conservé la perte de poids importante (3). Sur une autre étude, avec un suivi plus long (9 ans), une partie des pertes de poids induites rapidement ont été maintenus un an plus tard par la grande majorité. Un an plus tard, 90% restaient plus légers qu’au début. Et suivant une courbe presque linéaire, ce nombre est tombé à moins de 10% neuf ans plus tard. Presque tous ont repris le poids d’avant jeûne. Mais de nombreux patients ont indiqué qu’une perte de poids temporaire était tout de même bénéfique, sachant que le groupe a perdu en moyenne 30 kilogrammes, en décrivant une amélioration de la santé et de la qualité de vie, affirmant que l’accès à l’emploi a été facilité et les revenus ont augmenté au cours de cette période (22). Mais le jeûne ne semblait pas entraîner de changements permanents dans les habitudes alimentaires pour la grande majorité. La minorité pour laquelle le jeûne a conduit à une perte durable de poids sont ceux qui ont adoptés un changement radical dans les habitudes alimentaires antérieures. Le jeûne ne fonctionne à long terme que s’il sert de tremplin à une alimentation plus saine (23). C’était aussi le cas dans une étude comparative rétrospective à long terme traitant de la réduction de poids après hospitalisation dans un centre de naturopathie. Les personnes qui avaient jeûné perdaient plus de poids, mais avaient retrouvé le même poids car elles avaient repris le même régime alimentaire qu’auparavant selon leurs déclarations. Ceux placés à un régime plus sain à base de végétaux complets étaient plus susceptibles de faire des changements durables sur l’alimentation et sept ans plus tard étaient plus légers que quand ils ont commencé (24). On pourrait penser que le jeûne puisse être utilisé comme booster à la perte de poids, suivi par la suite sur le long terme d’un régime plus sain. Le problème est que la grosse perte de poids initiale est illusoire en grande partie. Mais paradoxalement, cela peut correspondre à une perte plus faible de graisse corporelle. La raison de cette perte moindre de graisse est que pendant le jeûne, notre corps commence à se cannibaliser et brûle plus de protéine comme carburant (25). Car nos cerveaux, qui sont très énergivores (environ 20% des besoins énergétiques) et demandent pour fonctionner du sucre. S’il n’y a pas d’apports de glucides via l’alimentation, le corps est obligé de puiser dans les protéines pour les transformer en sucre (26). Le simple fait de rajouter un peu de glucides (miel, sucre) à de l’eau peut suffire à réduire de 50% la perte en protéines (27). Par contre, le fait de rajouter de l’exercice pour compenser la perte de protéines peut aggraver la situation et demander plus de perte (28) car au repos, la plupart des besoins énergétiques (cardiaques et musculaires) peuvent être couvert avec de la graisse. Mais avec de l’exercice, le corps a besoin d’une partie du sucre dans le sang destiné au cerveau. Le corps peut devoir décomposer encore plus de protéines. Car moins de la moitié de la perte de poids au cours des premières semaines de jeûne vient des réserves de graisse. Donc même en doublant la perte de poids quotidienne via le jeûne, la perte de graisse corporelle est peut-être moindre. Une étude a mis des individus obèses dans un régime hypocalorique de 800kcal par jour pendant deux semaines. Ils ont perdu en moyenne 553g de graisse corporelle par jour. Ils ont ensuite placé le même groupe pendant deux semaines à un régime sans calorie (jeûne) et ils ont commencé à perdre plus de protéines et d’eau mais, en moyenne, ils ont seulement perdu quelques dizaines de grammes de graisse par jour. Quand par la suite ils sont revenus au même régime hypocalorique initial, ils ont rapidement remplacé les protéines et l’eau, et ainsi la balance à enregistré une hausse de poids avec une baisse de graisse corporelle qui est revenue au niveau de départ (environ 553g/jour). La balance donnait l’impression d’une plus grande efficacité du jeûne alors qu’en réalité, ils perdaient moins. Ils auraient perdu plus de graisse corporelle en mangeant plus de calories. Le jeûne pendant une semaine ou deux a ralenti la perte de graisse corporelle (25). Il semblerait qu’après trois semaines de jeûne, la tendance s’inverse et la perte de masse grasse augmente et commence à dépasser la perte de masse maigre chez les personnes obèses (29).
Les risques induient par le jeûne à l’eau
Le jeûne semble être une solution de perte de poids à faire sur plusieurs semaines, à tenir sur la durée pour qu’il y ait véritablement un bénéfice. Mais est-ce sans risque de rester aussi longtemps sans nourriture ? Il y a une notion importante, fondamentale du rapport entre les bénéfices et les risques du jeûne qui doit être pris en compte. Comme vu au début une partie de ce que le corps va purger lors du processus de jeûne sont des vitamines et des minéraux essentiels. Les personnes ayant une obésité sévère peuvent tenir 382 jours sans calorie, mais personne ne peut tenir, même une fraction de ce temps, sans vitamines et minéraux essentiels (5). On peut citer le scorbut qui peut se manifester en moins d’un mois sans apport en vitamine C (30). Mais également le béribéri qui est une carence en thiamine (vitamine B1) peut se manifester en une vingtaine de jours (31). Pouvant manifester chez les patients à jeun, des dommages au cerveau possiblement irréversibles (32-33). Sans supplémentation, les personnes effectuant un jeûne de longue durée, comme par exemple les grévistes de la faim ou les personnes le faisant dans un but religieux ou thérapeutiques ont pu finir par être paralysés, comateux ou pire (34-35-36). Mais les carences nutritionnelles ne sont pas le seul risque. Après lecture de toutes les réussites médicales sur le sujet, un médecin a voulu tenter le coup sur ses patients. Sur la première douzaine, il s’est retrouvé avec deux morts du fait d’une insuffisance cardiaque. Les deux patients étaient sous diurétiques (10). Le jeûne lui même produisant une diurèse prononcée et donc une perte d’eau et d’électrolytes dans l’urine. Ce fut ici la combinaison du jeûne avec des pilules d’eau qui a probablement entrainé une carence en potassium et déclenché un rythme cardiaque fatal (37).
Le jeûne n’épargne pas non plus le muscle cardiaque qui subit également une perte musculaire similaire au reste du corps (38). Cela a été noté avec les victimes du ghetto de Varsovie au cours de la Seconde Guerre Mondiale (39). Dans le même cas, une femme de 20 ans à réussi à perdre presque 60kg en jeûnant 30 semaines. Après le petit déjeuner comprenant seulement un œuf, elle a eu une crise cardiaque et est décédée. L’autopsie a révélé que les fibres musculaires de son cœur a montré des signes de désintégration généralisée. Il a été suggéré par les pathologistes que les régimes à jeun ne devraient plus être recommandé comme un moyen sûr de perdre du poids (40). Ici, rompre le jeûne semble être la partie la plus dangereuse (14). Après la Seconde Guerre Mondiale, 20% des prisonnier de guerre Japonnais affamé sont morts après la libération (41). Il s’agit du syndrome de réalimentation, qui est une défaillance du système multi-organique qui peut résulter de la reprise d’un régime régulier trop rapidement. L’explication est qu’il existe des nutriments critiques tels que la thiamine et le phosphore qui sont utilisés pour métaboliser les aliments (42). Avant de réalimenter une personne ayant subit un jeûne de longue durée, il faut que ces nutriments puissent être reconstitués, pour éviter de fatales conséquences (43). C’est un des apprentissages de base chez les sauveteurs qui apprennent a toujours donner de la thiamine avant la nourriture aux victimes qui ont été piégées ou incapable de manger (42). Toute personne ayant un apport alimentaire négligeable plus de cinq jours peut être à risque de développer des problèmes d’alimentation (44). Le jeûne médicalement assisté est devenu plus sûr maintenant qu’il existe des protocoles de réalimentation appropriés, sur la connaissance des points à surveiller et également sur les types de personnes qui ne devraient pas subir de jeûne comme ceux avec une insuffisance hépatique ou rénale, porphyrie, hyperthyroïdie ainsi que les femmes enceintes et allaitantes (14). Une analyse sous surveillance médicale de jeûne à l’eau traitant de 768 patients pratiquant le jeûne jusqu’à 41 jours, il y eu 5961 événements indésirables. Quasiment tous bénins qui étaient comme la nausée, fatigue, insomnie, vertige, maux d’estomac, maux de dos… Mais aucun décès (45). Jeûner plus de 24 heures et surtout plus de trois jours, ne devraient être exécutés que sous la surveillance d’un médecin et de préférence dans une clinique. Il n’est pas recommandé de le faire à la maison (46). La raison est que nos reins plongent en mode de conservation du sodium pendant le jeûne. Mais si cette réponse devait ne plus fonctionner, l’on pourrait rapidement développer une anomalie électrolytique qui ne peut se manifester avec des symptômes non spécifiques comme la fatigue ou le vertige. Les risques de tout traitement doivent être fondés sur la gravité de la maladie avec une analyse des bénéfices par rapport aux risques. Le jeûne dans le traitement de l’obésité pourrait avoir une « toxicité considérable acceptable » (47). Le jeûne thérapeutique a été en grande partie abandonné par la communauté médicale, non seulement en raison de son profil de sécurité incertain, mais également son efficacité à court et long terme qui est discutable (3). Surtout en prenant en compte le fait que pour un jeûne d’une semaine ou deux, on perd moins de masse grasse avec le jeûne qu’avec un régime hypocalorique (25).
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