Manger plus, pour peser moins.

Manger plus pour peser moins, ou comment traiter l’obésité sans sensation de restriction pour les personnes obèses voir même tout le monde. L’alimentation, sauf cas de maladies spécifiques, ne devrait pas être différentes selon les personnes.
Lorsqu’on ajoute des fruits à l’alimentation habituelles des gens comme trois pommes ou trois poires par jour comme collations entre les repas, en plus de tout ce qu’ils mangent. La question était de savoir si en ajoutant de la nourriture à un régime habituel. Même si la nourriture est dites saines comme des fruits et légumes. Ne vont-ils pas prendre du poids ? Résultat, ils ont perdus près d’un kilogramme (930g pour les pommes et 840g pour les poires). Le groupe ayant un apport de biscuit (ayant le même apport en fibre via de l’avoine qui les composaient), malgré l’apport de fibre, n’a pas conduit à une réduction du poids. La théorie est que la perte de poids est issue de la faible densité énergétique des fruits, c’est à dire qu’avec beaucoup de nourritures, il y aura peu de calories (1).
La densité énergétique est un concept relativement nouveau qui a été identifié comme un facteur important du contrôle du poids corporel chez les adultes, les enfants et les adolescents. La densité d’énergie est définie comme la quantité de calories par unité de poids d’un aliment ou d’une boisson. Ainsi, les aliments riches en fibres et en eau ont généralement une densité d’énergie plus faible. À l’inverse des aliments riches en matières grasses qui sont généralement riches en densité d’énergie. Il existe une relation entre la densité énergétique et le poids corporel, de telle sorte qu’une alimentation à plus faible densité énergétique peut être une stratégie efficace pour le contrôle du poids (2).
Le CDC (Center for Disease Control and Prévention) nous fournit quelques exemple de densité énergétique.(3).
En général, une nourriture ayant une faible densité énergétique est meilleur avec quelques exceptions comme les sodas qui sont si lourds que, pour la densité d’énergie semblent moins nocifs qu’ils ne le sont. L’autre exception sont les noix qui ont tellement de graisses qu’elles semblent moins saines qu’elles ne le sont (p154) (4).
Les gens ayant tendance à manger un poids constant de nourriture, donc quand il y a moins de calories par kilo, l’apport calorique s’en voit réduit également (5). Plus la réduction de densité d’énergie est importante, plus la perte de poids est importante (6). Elle peut être réduite de différentes façon comme l’ajout de légumes ou de fruits à des recettes, ou en abaissant la teneur en matières grasses ou en sucres. La densité énergétique des aliments est intéressante pour la gestion du poids. Non seulement parce qu’elle permet des portions suffisantes tout en limitant les calories, mais aussi parce que les réductions de densité d’énergie sont associés à une amélioration de la qualité alimentaire  (5).
C’est ainsi que nous avons évolué, en mangeant surtout des aliments à faible densité d’énergie, tels que les fruits, légumes, plantes, tubercule. La première étude à mettre l’accent sur la façon dont les fruits et légumes pourrait affecter la densité d’énergie et la prise alimentaire a eu lieu en 1983 (7).
Les chercheurs ont réussi à réduire l’apport calorique de près de la moitié (3000 à 1570 calories par jour) sans diminuer les portions, seulement en jouant avec la densité d’énergie, en substituant par des aliments moins caloriques, c’est à dire beaucoup de fruits, légumes, céréales complètes et haricots. En comparaison d’un repas à haute densité d’énergie avec beaucoup de viande et de sucre. Les participants ont mangé pour moitié moins de calories mais ont tout autant apprécié les repas (8). La même expérience a été testé à Hawaii en les mettant à une alimentation traditionnelle hawaïenne avec tous les aliments d’origine végétale qu’ils pouvaient manger. Ils ont perdu en moyenne, près de 8kg en seulement 21 jours (IMC de 39,6 à 37) et qui a permis de meilleurs résultats pour le cholestérol, les triglycérides, glycémie et pression artérielle. L’apport calorique a chuté de 40%, mais non en mangeant moins de nourriture, mais en mangeant 1872g de nourriture au lieu de 1711g par jour avant. La faible densité énergétique a permis aux participant de se gaver et de perdre du poids en même temps (9).
Une alimentation à plus faible densité d’énergie est associée à une diminution du risque du cancer du pancréas. Une alimentation à plus faible densité d’énergie tend à être constituée d’aliments plus sains (10). Ce type d’alimentation est profitable sur tous les points et il serait regrettable de ne pas la recommander et de se compliquer la vie à vouloir sans arrêt calculer des rations inutilement pour arriver tôt ou tard à une lassitude ou frustration du fait d’une restriction quantitative des patients.

  1. M C de Oliveira, R Sichieri, R Venturim Mozzer. A low-energy-dense diet adding fruit reduces weight and energy intake in women. Appetite. 2008 Sep;51(2):291-5.
  2. R Pérez-Escamilla, J E Obbagy, J M Altman, E V Essery, M M McGrane, Y P Wong, J M Spahn, C L Williams. Dietary energy density and body weight in adults and children: a systematic review. J Acad Nutr Diet. 2012 May;112(5):671-84.
  3. Can eating fruits and vegetables help people to manage their weight ?
  4. C J Rebello, A G Liu, F L Greenway, N V Dhurandhar. Dietary strategies to increase satiety. Adv Food Nutr Res. 2013;69:105-82.
  5. B J Rolls. Dietary strategies for weight management. Nestle Nutr Inst Workshop Ser. 2012;73:37-48.
  6. J H Ledikwe, B J Rolls, H Smiciklas-Wright, D C Mitchell, J D Ard, C Champagne, N Karanja, P H Lin, V J Stevens, L J Appel. Reductions in dietary energy density are associated with weight loss in overweight and obese participants in the PREMIER trial. Am J Clin Nutr. 2007 May;85(5):1212-21.
  7. C J K Henry. How much food does man require? New insights. Nutrition Bulletin Volume 37, Issue 3, pages 241–246, September 2012.
  8. K H Duncan, J A Bacon, R L Weinsier. The effects of high and low energy density diets on satiety, energy intake, and eating time of obese and nonobese subjects. Am J Clin Nutr. 1983 May;37(5):763-7.
  9. T T Shintani, C K Hughes, S Beckham, H K O’Connor. Obesity and cardiovascular risk intervention through the ad libitum feeding of traditional Hawaiian diet. Am J Clin Nutr. 1991 Jun;53(6 Suppl):1647S-1651S.
  10. J Wang, W Zhang, L Sun, H Yu, Q X Ni, H A Risch, Y T Gao. Dietary energy density is positively associated with risk of pancreatic cancer in urban Shanghai Chinese. J Nutr. 2013 Oct;143(10):1626-9.