Oméga 3

En 2013, les affirmations selon lesquelles les oméga 3 à chaîne longue dans l’huile de poisson, l’EPA et le DHA arrêteraient la progression de la maladie cardiaque, ont été balayées. Puis le DHA a été associé à un risque accru de cancer de la prostate, et à lamentablement échoué à traiter la dégénérescence maculaire. Cet article a été retiré car l’auteur avait omis de signaler car il vendait un supplément concurrent (1). Mais, avoir un conflit d’intérêt, ne signifie pas avoir forcément tort. Néanmoins, prudence est de rigueur et elle devra être d’autant plus grande (comme pour les associations d’une maladie sponsorisés par des sociétés pharmaceutiques).

Cancer de la prostate

Les hommes qui ont les niveaux circulant les plus élevés dans le sang de l’acide gras oméga 3 à chaîne longue DHA ont un risque de cancer de la prostate supérieur (1). Bien qu’une compilation ultérieure de toutes ces études suggère que l’EPA, l’autre oméga 3 à longue chaîne important dans le poisson et l’huile de poisson puisse être plus étroitement associé à un risque accru de cancer (3). De toute façon, ces oméga 3 à chaîne longue ont été promus pour la prévention des maladies cardiaques et du cancer, mais maintenant que nous savons que, non seulement il ne semble y avoir aucun avantage en terme de décès, de crise cardiaque ou d’AVC, mais qu’il peut y avoir une augmentation du risque de cancer, la recommandation générale d’augmenter la consommation de ces graisses devrait tenir compte de ces risques potentiels (2).
Comment manger plus de poisson ou d’huile de poisson peut-il augmenter le risque de cancer ? Certains polluants industriels, comme les PCB sont liés à un risque accru de cancer de la prostate et il est pensé que la source principale d’exposition dans la population générale est l’alimentation, dans le poisson, la viande et les produits laitiers (4).
Si l’on fait une enquête en supermarché, les PCB, représentés ici en blanc (fig. 1) sont les plus élevés chez les poissons d’eau douce et les plus bas chez les végans (5). Bien que les végans furent testés et qu’ils se soient révélés être significativement moins pollués, y compris au PCB spécifiquement lié au cancer de la prostate (6). Comme la consommation de viande bien cuite est associée à un risque accru de cancer de la prostate et que sa consommation devrait être limitée (7).
Il était pensé que les omégas 3 pouvaient protéger des arythmies (rythmes cardiaques anormaux comme la fibrillation auriculaire). Entrainent un risque plus élevé d’AVC et de décès (2 à 7 fois). Mais la consommation d’huile de poisson ainsi que de poisson ne semblent pas efficaces pour le traitement ou la prévention (8). Malgré des résultats initiaux encourageants, des études plus récentes ont non seulement échoué à réduire la mort subite d’origine cardiaque par les oméga-3, mais ont en fait augmenter la mortalité chez les patients cardiaques (9). Par exemple, les hommes cardiaques à qui on avait conseillé de manger plus de poissons gras ou à qui on avait fourni des gélules d’huile de poisson ont eu un risque plus élevé de mort d’origine cardiaque, peut-être à cause des contaminants dans les poissons tels que le mercure (10). Dans les deux cas, compte tenu des avantages contradictoires et des effets secondaires négatifs, les oméga 3 doivent être prescrit avec prudence et les recommandations généralisées d’augmenter la consommation de poisson ou de prendre des gélules d’huile de poisson doivent être reconsidérées (9).

Mercure contre les oméga 3 pour le développement du cerveau

Les mères qui mangent des poissons peuvent possiblement donner naissance à des enfants avec des cerveaux plus petits (11). Ça ne signifie pas nécessairement que les enfants grandiront avec des malformations neurologiques, mais avec l’utilisation en temps réel des IRM fonctionnelles, on peut voir la différence dans l’activation du cerveau chez les adolescents dont les mères ont mangées beaucoup de fruits de mer quand elles étaient enceintes (fig. 1). Suggérant des dommages connexes aux produits toxiques dans les centres visuels du cerveau (12).
La consommation de poisson peut également augmenter le risque que les enfants naissent avec l’épilepsie (13). Mais cette consommation de poissons chez les mères, peut-elle avoir des effets sur l’intelligence des enfants ?
L’ADH dans les poissons, une longue chaîne d’acide gras oméga 3, est bonne pour le développement du cerveau, mais le mercure lui, est mauvais pour le développement du cerveau. Des chercheurs ont alors examiné 33 espèces de poissons différentes pour voir l’effet net de ce que ces composés pourraient avoir sur le QI des enfants. Et pour la plupart des espèces de poissons, ils ont constaté que l’effet négatif du mercure sur les scores de QI des enfants a dépassé les effets bénéfiques de l’ADH. On peut voir que les gains apporté par les oméga-3 sont contrebalancé par la pollution au mercure, que l’effet est globalement négatif. Le poisson pouvant avoir un effet positif (dépendra du niveau de pollution) est le saumon par un peu moins de 1 point de QI (fig. 1). Mais cet étude ne tient compte pour le QI que des dommages cognitifs causés par le mercure, pas les effets néfastes sur la fonction motrice et les déficits d’attention et de comportement (14).  La capacité d’attention peut-être intimement liée à l’exposition au mercure durant le développement, probablement à cause du dommage aux lobes frontaux du cerveau (15). L’étude du QI n’a d’ailleurs pas pris en compte les niveaux relativement élevés de PCB dans le saumon et les préoccupation des risques de cancer. Auquel on ajoute le fait que le saumon d’élevage est considéré comme un « poisson à éviter » d’un point de vu environnemental (16).

Les maladies cardiovasculaires

Les compléments d’huile de poissons sont régulièrement recommandés pour leurs bienfaits pour la prévention et le traitement des maladies du cœur ne sont-ils que de la poudre de perlimpinpin (17) ? Grâce aux recommandation de l’American Heart Association (AHA), que ceux à haut risque de maladie cardiaque parlent à leur médecin des compléments d’huile de poisson (18). Mais que dit la science actuellement.
Une méta-analyse publiée dans le journal de l’Américan Medical Association a examiné les meilleurs essais cliniques randomisés évaluant les effets des omega-3 sur la durée de vie, la mort de cause cardiaque, la mort subite, les crises cardiaques et les AVC. Avec le conseil soit de manger plus de poisson gras, soit de prendre des capsules d’huile de poissons. Dans l’ensemble, aucun avantage de protection contre la mortalité globale, la mortalité par maladie cardiaque ou les AVC (19). Pour ceux ayant déjà eu une crise cardiaque et voulant éviter d’en avoir une autre, il n’y a toujours aucun avantage (20).

L’idée pour laquelle les oméga-3 sont bénéfiques pour la santé cardiovasculaire provient d’études antérieurs dont les résultats étaient prometteurs. Comme par exemple l’essai DART dans les années 80, impliquant 2000 hommes. Ceux auquel il avait été conseillé de manger des poissons gras avaient une baisse de mortalité de 29% (21). Pourtant, l’étude qui faisait directement suite, DART II (22), avec le même groupe de chercheurs, plus de participants (3000 hommes), et ceux auquel on avait conseillé de manger des poissons gras, surtout ceux qui prenaient des capsules d’huile de poisson, avaient un risque supérieur de mort cardiaque (23).

Avec la méta-analyse, il n’y a aucune justification pour l’utilisation des oméga-3 comme intervention structurée dans la pratique clinique quotidienne ou dans les directives soutenant plus d’oméga-3 dans l’alimentation (19). Compte tenu de la méta-analyse ainsi que des autres ayant des résultats similaires, les médecins se devraient d’arrêter la recommandation des compléments d’huile de poisson pour tous les patients (24).

La consommation de poisson et le suicide.

La dépression est un trouble mental grave et commun responsable de la majorité des suicides. La consommation de fruits, de légumes, d’antioxydants naturels s’est avérée associé négativement à la dépression en agissant comme un protecteur. Il a donc été conclu qu’il était possible d’intervenir et de prévenir la dépression ou de l’atténuer dans ses effets négatifs via l’alimentation (25). Mais il s’agit ici d’une étude transversale, c’est-à dire d’un instantané. On ne sait pas ici si le régime alimentaire médiocre précède l’apparition de la dépression ou si la dépression entraine un mauvais apport alimentaire. La dépression et même les traitement pour la dépression peuvent affecter l’appétit et l’apport alimentaire (26). Peut-être que les gens qui se sentent mal, mangent moins bien au lieu de l’inverse. Une étude prospective, c’est à dire, une étude réalisée au fil du temps sur lequel on va commencer à suivre des personnes non déprimées pour les suivre ici durant six années. Ainsi, les personnes ayant des taux de caroténoïdes plus élevés dans le sang (qui est considéré comme un bon indicateur de prise de fruits et légumes via l’alimentation) sont associés à un risque 28% plus faible de devenir déprimé dans le temps. Ils conclurent qu’avoir de faibles taux de phytonutriments sains dans le sang pouvait prédire l’apparition de symptômes dépressifs (27).

Dans le monde, un million de personnes se donnent la mort chaque année (entre 10 et 20 millions de tentatives par an). Dans l’union européenne, c’est la Grèce qui avait les taux de suicides les plus faibles en 2003 (Table 1) (28). Peut-être s’agit-il du climat, ou alors du régime alimentaire. Une étude a suivi 10000 personnes pendant des années. Les personnes qui suivaient un régime méditerranéen étaient moins susceptibles d’être diagnostiquées comme dépressives. Ce n’était pas le vin rouge, ni le poisson mais les fruits et les noix. Et effectivement, un plus haut ratio de consommation de plantes et haricots par rapport aux graisses animales paraissaient protecteurs. À l’inverse, des tendances défavorables significatives ont été observées pour la consommation de produits laitiers et de viandes (29).

Un régime protecteur similaire a été trouvé au Japon. Une consommation élevée de fruits, légumes, champignons et produits à base de soja était associée à une diminution de la prévalence des symptômes dépressifs. Il n’était pas caractérisé par une consommation élevée de fruits de mer (30).
100 000 japonnais (hommes et femmes) ont été suivi pendant une période pouvant aller à 10 ans. Et ils n’ont trouvé aucune preuve d’un rôle protecteur de la consommation accrue de poisson ou d’omega-3 à longue chaine (EPA et DHA) contre le suicide. En fait, ils ont constaté une augmentation significative du risque de suicide chez les hommes non buveurs ayant un apport élevé en oméga-3 des fruits de mer (résultat similaire en méditerranée (29)). Une consommation élevée de poisson était associée à une augmentation des risques de survenance de troubles mentaux (31). Une des explications pourrait-être la teneur en mercure du poisson. Le mercure dans le poisson pouvant causer des dommages neurologiques, tels que des effets négatifs sur la maladie d’Alzheimer, pertes de mémoires, autismes et la dépression (29 et 31).
Un groupement d’étude de Harvard ont obtenus des résultats similaires. Sur des centaines de milliers de personnes (205 357 personnes) suivi durant des années (de 14 à 22 ans), rien n’indique que la consommation de poisson ou d’huile de poisson réduisent les risques de suicides. La tendance est même à l’inverse avec une tendance à la mortalité par suicide plus élevée (32).
Pour le traitement de la dépression, ni l’EPA, ni le DHA ne semblaient plus efficaces que les sucres (33). Il était reconnu à une époque que la supplémentation en oméga-3 était utile, mais plusieurs études récentes ont fait pencher la balance. Il semble que la quasi-totalité de l’efficacité du traitement observée dans la littérature publiée puisse être attribuée à un biais de publication. Ce qui signifie que les essais ne montrant pas de bénéfices n’étaient pas publiés. Ne montrant ainsi que les quelques études positives car les études négatives ont été enterrées (34).

Le paradoxe des Esquimaux

La révélation que l’huile de poisson semble inutile dans la prévention des maladies cardiaques comme vu précédemment a pour origine des études sur les esquimaux. Cette « mythologie commune » est en réponse à des rapports anecdotiques d’une faible prévalence de maladies coronariennes chez les Esquimaux des chercheurs danois Bang et Duerberg sont allés là-bas et ont confirmé une très faible incidence de crise cardiaque (35). Or, l’absence de maladie coronarienne serait étrange car illogique dans un régime alimentaire à baise de viande et de très peu de fruits et légumes et tous les nutriments importants. Violant tous les principes d’une nutrition saine pour le cœur (36). Ce paradoxe a été attribué à toute la graisse de baleine et de phoque qu’ils mangeaient, qui est extrêmement riche en poissons gras abondants en oméga-3 (35).

Le problème est que ce n’est pas la réalité. Bang et Dyerberg n’ont jamais examiné l’état cardiovasculaire des Esquimaux (36). Ils ont simplement cru sur parole cette notion que l’athérosclérose coronarienne est presque inconnue chez les Esquimaux (37). Concept qui a été réfuté dès les années 30 (39). Et même avant ça, avec l’étude de momies esquimaudes congelé avec de l’athérosclérose il y a plus de 1000 ans de cela (400 avant JC pour le plus vieux ici) (40). Ce ne sont pas des cas isolés. La totalité des preuves provenant de réelles enquêtes cliniques, autopsies, imageries médicales montre qu’ils ont le même fléau de maladies coronariennes que les populations non esquimaudes et on un taux d’AVC mortel deux fois supérieur et ne vivent en moyenne pas longtemps (espérance de vie de 10ans inférieure aux Danois). Compte tenu de l’état de santé lamentable des Esquimaux, il est remarquable qu’au lieu d’étiqueter leur régime alimentaire comme dangereux pour la santé, ils ont juste accepté et repris le mythe, en essayent de trouver une raison pour expliquer le faux postulat (37).

Les Esquimaux ont une santé si lamentable que l’occidentalisation de leur régime alimentaire a en fait diminué leur taux de maladie cardiaque ischémique (36). Le problème majeur est pourquoi tant de chercheurs, journalistes, personnel de santé répètent aveuglément le mythe ? Les publications se référant toujours aux études nutritionnelles de Bang et Dyerberg comme preuve que les Esquimaux ont une faible prévalence de maladie cardiaque représentent soit une interprétation erronée des constatations initiales, soit un exemple de de biais de confirmation qui survient lorsque les gens sélectionnent ou déforment des informations pour confirmer leurs idées préconçues. L’article cite Francis Bacon « Man prefers to believe what he prefers to be true » (L’Homme préfère croire ce qu’il préfère être vrai). Et c’est ainsi qu’il y a plus de 5000 articles sur les avantages supposés des acides gras oméga-3 et une industrie d’un milliard de dollars qui vend des capsules d’huile de poisson à des consommateurs, tout cela basé sur une hypothèse qui était douteuse dès le début (37).

 

L’oméga 3 comme protecteur du déclin cognitif chez les adultes

Dans l’étude sur la Charge Mondiale de Morbidité, ils ont compilé les 20 principales causes de décès et d’invalidité de 1990 à 2010. Le numéro 1 sur la liste en 2010 est l’hypertension artérielle puis la fumée (tabagisme actif et passif). Le numéro 4 est de ne pas assez manger de fruits. L’exercice en numéro 10 puis excès de sodium, puis une trop faible consommation de noix et graines, pas assez de céréales complètes, de légumes… Et le numéro 18 pour revenir au sujet, était de ne pas avoir assez d’acides gras oméga-3 à chaîne longue comme l’EPA et le DHA trouvés dans les poissons et fruits de mer en raison de leur prétendu effet protecteur contre les maladies cardiaques. Pourtant l’étude mettait déjà en garde sur certains résultats et notamment la mise en doute des avantages de ces graisses de poisson (41). Alors que de plus en plus d’essais contrôlés randomisés les ont testés et qu’elles ont échoués et qui semblait mettre un terme à la question (19, 24). Mais l’effet cardiovasculaire n’est pas la seule faculté attribuée aux graisses de poissons (comme la dépression vu avant).

En ce qui concerne l’effet protecteur des omega-3 au niveau du déclin cognitif ou de la démence. Les essais contrôlés randomisés disponibles ne montrent aucun avantage pour la fonction cognitive pour une supplémentation en oméga-3 dans des études d’une durée de 6 mois à 40 mois chez les adultes plus âgés en bonne santé (42). Il peut même parfois faire empirer les choses. Une consommation plus élevée de poissons prédisait une performance cognitive pire et une plus grande consommation de poisson antérieur durant l’enfance prédisait un ralentissement de la vitesse de perception et du temps de réaction. Cela peut-être dû à des contaminants neurotoxiques dans le poisson. Nous savons que le cerveau en développement est particulièrement sensible aux effets du mercure mais peut-être que le cerveau vieillissant l’est aussi (43). Les résultats de cette étude tende à le démontrer au vu des résultats, où des niveaux plus élevés d’omega-3 ont été associés avec des niveaux élevés de déficience cognitive et de démence. Plus d’EPA trouvé chez les personnes souffrant de troubles cognitifs et plus de DHA trouvé chez les personnes souffrant de démence, probablement à cause de polluants comme le mercure et des PCB dans les poissons et les fruits de mer qui ont été associés aux troubles cognitifs ou à la maladie d’Alzheimer (44).
Les mêmes fonctions cognitives sont perturbées chez les adultes, comme l’attention, la fonction de motricité fine et la mémoire verbale sont similaires à celles précédemment décrites chez les enfants exposés dans l’utérus. Et les adultes exposés au mercure à travers la consommation de poisson n’avaient pas seulement des changements subtils des ondes cérébrales EEG ou quelque chose de ce type, mais des déficits observables dans les mesures de performances neurocomportementale. Comme par exemple des performances plus basses aux tests de vitesse de motricité fine et dextérité, et concentration. Certains aspecs de l’apprentissage verbal et de la mémoire verbale étaient également perturbés par l’exposition au mercure.  Et plus les niveaux de mercure étaient important, plus les résultats étaient pire. Le problème de cette étude, qui est faite en aval d’une exploitation d’extraction d’or (processus utilisant massivement du mercure) (45). Mais, sur des populations plus classiques, ici un groupe d’élite de participants bien éduqués, la plupart étaient des dirigeants d’entreprises (PDG) vivant tous en Floride. Et suffisamment riches pour se permettre tant de poissons et fruits de mer qu’au moins 43% ont dépassé la limite de sécurité de l’EPA (US Environmental Protection Agency) pour le mercure (5,8μg/L). Cela a eu un effet. Une consommation excessive de produits de la mer, qu’ils ont définie comme plus de trois ou quatre portions par mois de poissons comme le thon ou le vivaneau élève les niveaux de mercure et provoque un dysfonctionnement cognitif. Une baise de 4,8% de la performance cognitive en moyenne. Une diminution pouvant être considéré comme faible, mais une diminution que personne, et encore moins une personne soucieuse de sa santé et orientée vers la réussite, n’est prête à accepter. Il est intéressant de noter l’ironie de la situation ; le fait que des dirigeants d’entreprises qui choisissent de surconsommer des produits de la mer pour des raisons de santé ont en fait subi une baisse significative de leurs fonctions exécutives comme résultat. Pourtant, si une baisse de 4,8% de leur fonction exécutive  en raison d’une consommation excessive de poissons et fruits de mer se produit chez des adultes en bonne santé très performants et qui possèdent des réserves cognitives importantes, la préoccupation majeure est de savoir si des hausses similaires du niveau de mercure chez des personnes qui souffrent déjà de déclin cognitif pourraient entrainer des reculs encore plus importants,  particulièrement avec le déclien cognitif et la démence, et une consommation de poissons et fruits de mer à la hausse (46).

 

 

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