Traitement de l’acné par la nutrition

L’acné est une maladie des pays industrialisés aux proportions épidémiques touchant plus de 85% des adolescents. Aux États-Unis (similaire en Europe), elle persiste au-delà de l’adolescence, dans la trentaine pour près de la moitié des hommes et des femmes. L’acné n’est pas une fatalité, c’est avant tout une maladie touchant la civilisation occidentale. La stimulation excessive du TOR induite par l’alimentation peut d’abord se manifester comme une puberté précoce et de l’acné mais ensuite contribuer à l’obésité, diabète, cancer et à la maladie d’Alzheimer. (1,3).
Ce n’est pas un phénomène quelconque lié à la puberté, mais pourrait être un indicateur de risque, visible, indiquant une nutrition aberrante laquelle promeut des épidémies de maladies chroniques de civilisation. Les produits laitiers, les protéines d’œuf et la viande présent en masse dans l’alimentation occidentale contribuent à faire augmenter l’activité de l’enzyme TOR, contribuant à l’acné et l’obésité. L’alimentation permettrait de faire baisser l’activité de cette enzyme pour réduire le niveau acnéique d’un individu mais aussi et surtout permettre d’enrayer le phénomène croissant des maladies chroniques de civilisation, plus graves, qui sont entrainées par la TOR.(2).
Il existe des preuves solides que les produits laitiers ont pour effet de provoquer l’aggravation de l’acné (4). Car le lait ne doit pas être considéré comme une simple nourriture. Il semble être un système de signalisation hormonale activant la TOR, qui est reconnue comme étant une des sources de nombreuses maladies. Le lait est censé stimuler la TOR de manière naturelle. Le problème est que ce que nous consommons ne vient pas de la bonne espèce. Le lait de vache est fait pour les veaux, qui grandissent près de 40 fois plus vite que les bébés humains. Le lait de vache contient trois fois plus de leucine, l’activateur principal de la TOR, et peut se solder par une stimulation excessive de TOR chez les humains. Et quelque soit l’espèce, le lait est fait pour les bébés. Avec pour chaque type de lait un destinataire prédéterminé. La consommation de lait, quel qu’il soit, au-delà de l’enfance (adolescence et âge adulte) est contre nature et peut avoir des effets néfastes à long terme sur la santé humaine (5).
Comme écrit précédemment, 85% des adolescents dans les pays occidentaux ont de l’acné, donc vivent avec une TOR suractivée, un facteur majeur de pathologies conduisant probablement au développement d’autres maladies plus graves (3).
Un antécédent d’acné est associé à un risque plus élevé de cancer du sein chez les femmes (6), et de cancer de la prostate chez les hommes (7).
Le traitement de l’acné chez l’adolescent peut donc se faire par des conseils diététique qui permettront aussi bien la réduction de l’acné, mais également de réduire les effets néfastes du régime alimentaire occidental sur le long terme sur les maladies plus graves entrainées par la TOR (4).
Les dermatologues peuvent se servir de l’acné pour sauver des vies en dirigeant les gens vers un régime qui prévient entre autre le cancer (8).
La « désactivation » de l’acné peut être basée sur une alimentation ayant une part plus importante de fruits et de légumes comte tenu des inhibiteurs naturels de TOR dérivés de plantes et la réduction des aliments d’origine animale, dans le traitement de l’acné (9,8).

  1. L Cordain, S Lindeberg, M Hurtado, K Hill, S B Eaton, J Brand-Miller. Acne vulgaris: A disease of Western civilization. Archives of Dermatology 2002 138(12):1584 – 1590.
  2. B C Melnik, S M John, G Plewig. Acne: Risk indicator for increased body mass index and insulin resistance. Acta Derm Venereol. 2013 93(6):644 – 649.
  3. B C Melnik. Dietary intervention in acne: Attenuation of increased mTORC1 signaling promoted by Western diet. Dermatoendocrinol 2012 4(1):20 – 32.
  4. B C Melnik. Diet in acne: Further evidence for the role of nutrient signalling in acne pathogenesis. Acta Derm. Venereol. 2012 92(3):228 – 231.
  5. B C Melnik, S M John, G Schmitz. Milk is not just food but most likely a genetic transfection system activating mTORC1 signaling for postnatal growth. Nutr J 2013 12:103.
  6. J A Baron, E Weiderpass, P A Newcomb, M Stampfer, L Titus-Ernstoff, K M Egan, E R Greenberg. Metabolic disorders and breast cancer risk (United States). Cancer Causes Control 2001 12(10):875 – 880.
  7. S Sutcliffe, E Giovannucci, W B Isaacs, W C Willett, E A Platz. Acne and risk of prostate cancer. Int. J. Cancer 2007 121(12):2688 – 2692.
  8. B C Melnik, C C Zouboulis. Potential role of FoxO1 and mTORC1 in the pathogenesis of Western diet-induced acne. Exp Dermatol 2013 22(5):311 – 315.
  9. F W Danby. Turning acne on/off via mTORC1. Exp Dermatol 2013 22(7):505 – 506.