Échec de la médecine contemporaine sur le cancer

Les cancers occupent une grande partie du temps la médecine qui mène lutte sans relâche. Ces dernières années des diagnostics plus précoses ainsi que des thérapies améliorées ont vu le jour. Mais la guerre n’est pas en train d’être gagnée. Néanmoins, la médecine montre peu de signes d’admettre que sa stratégie peut être imparfaite. L’auteur de l’étude fait une analogie entre un général de la première guerre mondiale qui a déclaré : « Victimes : extrêmement nombreuses. Terrain gagné : négligeable. Conclusion : continuez d’avancer. ». L’échec de la thérapie, ajouté à la réalisation que l’écrasante majorité des cancers est liée à l’environnement, en particulier à des facteurs de style de vie, dicte que la prévention devrait être le premier des objectifs. Il est nécessaire de faire une réévaluation majeure de la façon dont le problème du cancer est abordé. La clef pour gagner la guerre contre le cancer, c’est la prévention, même si ça ne fonctionne pas mieux, ça a au moins l’avantage de ne rien entraîner de pire. De plus, quand le traitement contre le cancer réussit, le patient aura été exposé à beaucoup de souffrance (physique et psychologique). Certains traitements sont considérés comme pire que la maladie (1).
La contribution de la chimiothérapie qui tue le cancer à la survie après 5 ans chez les patients atteints de cancer est seulement de l’ordre de 2.1% aux USA. Seul le cancer des testicules et la maladie de Hodgkin semble avoir de bons résultats. Les cancers les plus communs (colons, poumon, sein, prostate), le taux de réussite est seulement d’à peu près 1%. Ce qui donne une chance de survie de 1 pour 100. Malheureusement, les médecins n’informent pas correctement les patients sur les taux de réussites. Une mise en avant des nouveaux produits est mis en avant malgré l’échec évident de la solution, pour être rejeté plus tard discrètement. Pourtant, les patients ayant ce type de cancer, ont l’impression que ce type de traitement augmentera significativement leurs chances de survies (de guérison dans le texte plutôt). Compte tenu de l’évolution quasi nulle de l’efficacité de la chimiothérapie cytotoxique en 20 ans sur la survie après 5 ans. Elle a selon l’auteur, pour rôle principal, de palliatif (peut faire rétrécir les tumeurs, soulager la douleur et la pression, mais n’a pas tendance à se traduire par une vie plus longue) (2).
Le cancer est évitable, mais il requiert d’importants changements de style de vie. Sur plus de 10 millions de personnes dans le monde, 90 à 95% des cancers sont causés par des facteurs de style de vie. Seulement 5-10% sont attribuables à des causes génétiques (3). Ceci est démontré par le fait qu’il existe de très importantes différences dans l’incidence des différentes formes de cancer dans le monde, qui changent ensuite lorsque les gens se déplacent d’un endroit à l’autre (1,4).
Un mode de vie sain peut contre carrer le cancer. Le diagnostic précoce et le traitement par définition ne changent pas le taux de cancer ni le nombre de gens atteints du cancer en premier lieu. Le développement du cancer peut principalement être une maladie réactive à la nutrition. La consommation de composants alimentaires à base de produits animaux a été historiquement associée à un risque accru de cancer, alors que les aliments à base de plantes ont été associés à un risque décroissant. Par ailleurs, il ne suffit pas d’éviter les mauvaises choses. « Manger est un jeu à peu près à somme nulle. ». Tout ce que nous mettons dans notre bouche est une occasion perdue de mettre quelque chose d’encore plus sain dans notre bouche. Il ne faut donc pas seulement éviter les aliments favorisant le cancer, il faut aussi manger des aliments ayant des mécanismes actifs de suppression du cancer. Il est fortement recommandé de se nourrir d’aliments entiers intacts. Par opposition ici aux compléments nutritionnels  (5).

  1.  Temple NJ, Burkitt DP. The war on cancer–failure of therapy and research: discussion paper. J R Soc Med. 1991;84(2):95-8.
  2. Morgan G, Ward R, Barton M. The contribution of cytotoxic chemotherapy to 5-year survival in adult malignancies. Clin Oncol (R Coll Radiol). 2004;16(8):549-60.
  3. Anand P, Kunnumakkara AB, Kunnumakara AB, et al. Cancer is a preventable disease that requires major lifestyle changes. Pharm Res. 2008;25(9):2097-116.
  4. Parkin DM. International variation. Oncogene. 2004;23(38):6329-40.
  5. Campbell TC. Cancer Prevention and Treatment by Wholistic Nutrition. J Nat Sci. 2017;3(10)