Plus de végétaux et moins de produits animaux  ?

L’exemple le plus probant et peut être le plus connu est le régime de style méditerranéen. Qu’est ce qui peut expliquer ses avantages ? Les effets sur la santé ont été décortiqués. L’élément le plus important est la forte consommation de végétaux. En revanche, la consommation de poisson et fruits de mer, seuls aliments d’origine animale promus dans le régime méditerranéen ne semblaient pas aider (1).
Par une comparaison de quatre systèmes de notations de la qualité alimentaire (HEI-2010 (3), AHEI-2010 (4), DASH, et aMED (5)) qui sont tous associés à l’extension de la durée de vie en diminuant les maladies cardiaques, mortalité via le cancer (6). Ils ont tous un point en commun qui est plus de fruits, légumes, céréales complètes, noix et légumineuses. Tous requiert une alimentation riche en végétaux (2) alors que l’inverse (alimentation riche en produits animaux et pauvres en végétaux) soit l’alimentation occidentale type est associée à des risques plus élevés. Ils recommandent d’améliorer l’environnement alimentaire pour amener à une consommation plus importantes de fruits et légumes et protéines végétales (6).
Ce qui se voit en pratique car les populations ayant la vie la plus longue, faisant partie des « zones bleues », ont non seulement une activité physique (marche, jardinage…), une style de vie adaptable et reposant (sieste par exemple). Mais pour l’alimentation, tous sont centrés autour des végétaux et réservent la viande principalement pour des occasions spéciales (7).
Par ailleurs, la population ayant peut être la plus longue espérance de vie dans le monde ne mange pas de viandes du tout. Ce sont les Adventistes végétariens de Californie (8).
Un système de notation provégétarien basé sur l’étude PREMDIMED (malgré la rétractation de cette année, la conclusion demeure similaire). Sachant que les végétariens vivent plus longtemps, mais qu’une alimentation végétarienne stricte peut sembler difficile à suivre pour de nombreuses personnes, il serait peut être plus judicieux dans un premier temps de simplement recommander aux gens plus d’aliments végétaux, moins d’aliments animaux. On oriente ici les gens vers une consommation accrue de végétaux sans la supprimer totalement. Ce système, permettrait-il au gens de mieux vivre et plus longtemps ? Si ce système est valide d’un point de vue sanitaire, il serait plus facile de promouvoir un tel système que celui du végétalisme strict. Le principe est le suivant. On gagne des points on mangeant des fruits, légumes, noix, légumineuses, céréales, huile d’olive et pomme de terre. On en enlève avec les graisses animales, œufs, poisson, produits laitiers ou tout types de viandes ou produits carnés (9). Ce système présente un défaut puisqu’il ne va tenir compte que des ingrédients de base sans tenir compte de la façon dont sont préparés ses aliments. Ainsi, une alimentation à base de chips ou frites est valide ici. Ce qui est un non-sens pour la santé.
C’est pourquoi, il vaut mieux parler d’aliments complet végétal, car le régime est défini par ce qui vous mangez, non par ce que vous ne mangez pas. Il faut autant que faire se peut, éviter les produits transformés qu’ils soient fait sur une base végétale ou animale (10).
Mais, au final, ce système de comptage, permet de voir un bénéfice au profit des personnes mangeant le plus de végétaux. Le score Provégétarien maximum est de 60. Avec un score de 40 ou plus, la réduction de mortalité est de 40%. La conclusion de cette étude est que de simples recommandations pour augmenter la consommation de produits végétaux et la diminution de produits d’origine animale, confère un avantage de survie, de vivre plus longtemps tout en étant réaliste, abordable et réalisable. D’important avantages pour la survie sont possible sans changement radical vers un régime strictement végétalien consommant exclusivement des végétaux qui sera plus facile à recommander, à mettre en place dans les politiques publiques (9).

    1. A Trichopoulou, C Barnia, D Trichopoulos. Anatomy of health effects of Mediterranean diet: Greek EPIC prospective cohort study. BMJ. 2009 Jun 23;338:b2337.
    2. M L McCullough. Diet patterns and mortality: common threads and consistent results. J Nutr. 2014 Jun;144(6):795-6.
    3. Update of the Healthy Eating Index: HEI-2010. Acad Nutr Diet. 2013 April;113(4)
    4. Stephanie E. Chiuve. Alternative Dietary Indices Both Strongly Predict Risk of Chronic Disease. J. Nutr. 142: 1009–1018, 2012.
    5. Simone Jacobs. Among 4 Diet Quality Indexes, Only the Alternate Mediterranean Diet Score Is Associated with Better Colorectal Cancer Survival and Only in African American Women in the Multiethnic Cohort.J Nutr2016;146:1746–55
    6. J Reedy, S M Krebs-Smith, P E Miller, A D Liese, L L Kahle, Y Park, A F Subar. Higher diet quality is associated with decreased risk of all-cause, cardiovascular disease, and cancer mortality among older adults. J Nutr. 2014 Jun;144(6):881-9.
    7. C Chrysohoou, C Sefanadis. Longevity and diet. Myth or pragmatism? Maturitas. 2013 Dec;76(4):303-7.
    8. G E Fraser, D J Shavlik. Ten years of life: Is it a matter of choice? Arch Intern Med. 2001 Jul 9;161(13):1645-52.
    9. M A Martinez-Gonzalez, A Sanchez-Tainta, D Corella, J Salas-Salvado, E Ros, F Aros, E Gomez-Gracia, M Fiol, R M Lamuela-Raventos, H Schroder, J Lapetra, L Serra-Majem, X Pinto, V Ruiz-Gutierrez, Ramon Estruch for the PREDIMED Group. A provegetarian food pattern and reduction in total mortality in the Prevención con Dieta Mediterránea (PREDIMED) study. Am J Clin Nutr. 2014 May 28;100(Supplement 1):320S-328S.
    10. A Trichopoulou, M A Martinez-Gonzalez, T Y Tong, N G Forouhi, S Khandelwal, D Prabhakaran. D Mozaffarian, M de Lorgeril. Definitions and potential health benefits of the Mediterranean diet: views from experts around the world. BMC Med. 2014 Jul 24;12:112.