Hydratation et surconsommation
Des chercheurs sont allés sur internet pour voir quel genre de conseil d’hydratation était promulgué. Sur plusieurs points, et même des sites sérieux, perçus comme étant le plus digne de confiance comme des organisations médicales ou professionnelles. Il n’est donc pas étonnant que les athlètes ont du mal à savoir ce qu’ils doivent vraiment faire. Il a été constaté que la grande majorité était dans le faux. Par exemple:
- La consommation de liquide pendant l’exercice devrait être basé sur la soif : 93% des sites donnent de mauvaises recommandation sur ce point en écrivant l’inverse.
- L’apport d’électrolytes n’est généralement pas nécessaire pendant l’exercice : 90% des sites donnent de mauvaises recommandation sur ce point en écrivant l’inverse.
- La déshydratation n’est généralement pas une cause des crampes musculaires associées à l’exercice : des sites donnent de mauvaises recommandation sur ce point en écrivant l’inverse.
- Les crampes musculaires associées à l’exercice ne sont généralement pas liées à la perte d’électrolytes : 100% des sites donnent de mauvaises recommandation sur ce point en écrivant l’inverse.
La sensation de soif est une évolution développé et un mécanisme précis de régulation qui protège l’osmolarité du plasma et sa circulation dans le sang. Ces mécanismes permettent de dire au corps quand il faut boire pour éviter une déshydratation excessive. Il y a maintenant de nombreuses preuves que nous pouvons simplement boire à la soif. De plus, il n’est pas la peine de boire des électrolytes même lors d’exercices physiques sous des conditions extrêmement chaude pouvant aller à 30h. Le risque d’hyponatrémie (excès d’eau par rapport au sel dans le volume extracellulaire). L’hyponatrémie est causé à force de boire trop n’importe quoi (eaux ou boissons sportives) (1).
Il a pourtant été souvent dit que la déshydratation pouvait nuire aux performances. Il semblerait que non à l’issue d’un Ironman (triathlon de longue distance) en Afrique du Sud. Il n’y avait pas de corrélation entre la déshydratation et les temps de fin de marathon. Il est noté que parmi ceux ayant le plus de perte d’eau étaient dans les meilleurs temps (2).
Des personnes sont mortes en buvant trop de boissons. C’est à dire 2 gallons de Gatorade ( environ 7,5L). Pour prévenir de tels décès (même si l’exemple est un peu extrême), il suffit de simplement boire selon la soif (3).
Ces faits étaient déjà démontrés dans les années 90 mais furent ignorés. Pour exemple, l’American College of Sports Medecine (ACSM) recommandait de boire « autant que tolérable » pendant l’exercice. S’ensuivit une épidémie de cas d’hyponatrémie. Les intérêts commerciaux peuvent jouer un rôle en retardant la connaissance de ces résultats pendant des décennies (4). Depuis, l’ACSM a changé de position en soulignant maintenant le fait qu’il peut être dangereux de trop boire, même s’ils suggèrent toujours les boissons sportives comme préférables à l’eau (étude financée par Gatorade Sports Science Institute Speakers, Gatorade Science Institute, Coca Cola Company, Powerade…) (5).
L’origine de ce genre de boisson provient sûrement de la méthode très efficace de réhydratation orale basée sur une eau mélangé avec du sel et du sucre. Le problème est que ce type de pratique est utile en cas de déshydratation sévère. Typiquement des diarrhées issue d’une maladie comme le choléra. Et représente une solution efficace et peu couteuse. Ce qui fonctionne pour des organismes malades ou en voie de guerrison n’est pas forcément applicable pour des organismes sains. « Le mieux est le mortel ennemi du bien ».
- Hoffman MD, Bross TL, Hamilton RT. Are we being drowned by overhydration advice on the Internet?. Phys Sportsmed. 2016;44(4):343-348.
- Sharwood K, Collins M, Goedecke J, Wilson G, Noakes TD. Weight changes, sodium levels, and performance in the South African Ironman Triathlon. Clin J Sport Med. 2002;12(6):391-399.
- Rosner MH. Preventing deaths due to exercise-associated hyponatremia: The 2015 Consensus Guidelines. Clin J Sport Med. 2015;25(4):301-302.
- Noakes TD. Changes in body mass alone explain almost all of the variance in the serum sodium concentrations during prolonged exercise. Has commercial influence impeded scientific endeavour?. Br J Sports Med. 2011;45(6):475-477.
- Sawka MN, Burke LM, Eichner ER, et al. American College of Sports Medicine position stand. Exercise and fluid replacement. Med Sci Sports Exerc. 2007;39(2):377-390.
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