La nutrition, où le bonheur à portée de main [alerte titre putaclic].

Des milliers de documents ont été publiés sur le sujet de ce qui détermine le bonheur et le bien être psychologique des gens (1), mais qu’en est-il de l’influence potentielle des différents types d’aliments que nous mangeons ? La prévalence croissante de problème de santé mentale créent un lourd fardeau, et des stratégies peu coûteuses et efficaces sont nécessaires pour améliorer le bien-être psychologique des populations. Et nous avons maintenant un nombre croissant de publications qui suggèrent que l’alimentation peut avoir le potentiel d’influer le bien-être psychologique. Compte tenu des preuves solides sur les avantages des fruits et des légumes sur la santé, les chercheurs ont commencé là (2).

Les études transversales provenant de partout dans le monde soutiennent cette relation entre bonheur et consommation de fruits et de légumes (3). Les gens qui mangent des fruits et des légumes chaque jour avaient une plus grande probabilité d’être classé comme « très heureux » (4), ce qui suggèrent une corrélation forte et positive entre consommation de fruits et de légumes et le bonheur (5). Peut-être aussi une attitude atomistique en isolant les paramètres, éléments pouvant être responsable de cet optimisme (6).

La plus grande étude de ce genre a été faite en Grande-Bretagne, où une relation dose-réponse a été trouvée entre les portions quotidiennes de fruits et de légumes et la satisfaction de vie et le bonheur, signifiant que plus de fruits et de légumes entrainait plus de bonheur. Les gens qui mangeaient jusqu’à sept ou huit portions par jour ont rapporté une satisfaction de vie et de bonheur la plus élevée. Et ces associations sont restées significatives même après contrôle des facteurs tels que le revenu, les maladies, l’exercice, le tabagisme et le poids corporel, suggérant que la consommation de fruits et de légumes n’a pas seulement agit comme un marqueur pour d’autres comportements sains (1).

Cette amélioration du bonheur par l’alimentation vient peut-être du fait que beaucoup de fruits et légumes contiennent des niveaux élevés de vitamine C, qui est un cofacteur dans la production de dopamine, le neurotransmetteur « joie de vivre ». Ainsi que les anti-oxydants réduisant l’inflammation, qui peut conduire à des niveaux plus élevés de bien-être eudémonique (? La conception eudémonique du bonheur est basée sur la prémisse que les gens se sentent heureux s’ils connaissent une croissance personnelle et ont le sentiment d’avoir des buts et une vie qui a du sens ?). Le but de la recherche était de savoir si manger des fruits et légumes était associée à d’autres marqueurs de bien-être au-delà du bonheur et de la satisfaction de vie, comme un plus grand bien-être eudémonique (un état d’épanouissement caractérisée par des sentiments d’engagement, de sens et de but dans la vie). Donc, un échantillon de 405 jeunes adultes ont été suivis pendant environ deux semaines et de faite, les jeunes adultes qui ont mangé plus de fruits et légumes ont rapporté un bien-être eudémique moyen plus élevé, des sentiments plus intenses de curiosités, et une plus grand créativité. Et ils pourraient suivre ça au jour le jour un plus grand bien-être les jours où ils ont mangé plus sain. Ces résultats suggèrent que l’apport de fruits et légumes est associée à d’autres aspects de l’épanouissement humain, au-delà de juste se sentir heureux (7).

Mais une question essentielle à se poser à l’issue de cette étude, est de savoir si au lieu de manger de la nourriture saine conduisant à une bonne humeur, peut-être que la bonne humeur a conduit à manger sainement. Expérimentalement, si l’on met les gens de bonne humeur, ils classent les aliments sains (comme les fruits) à un niveau plus élevé que d’autres aliments (comme les friandises) (8). Si l’on donne le choix entre M&M’s et raisins, les individus dans une humeur positive étaient plus susceptible de choisir les raisins. Les résultats de ces études apportent un soutien à un nombre croissant de recherches qui suggère que l’humeur positive facilite la résistance à la tentation (qui a besoin de nourriture de réconfort quand on l’est déjà ?) (9). Ces résultats ramènent à la question de l’œuf et de la poule. Qu’est ce qui est venu en premier ? Manger des aliments malsains ( par exemple des œufs) peut conduire à des maladies chronique, mais les maladies chronique peuvent augmenter les chances de manger des aliments malsains. Le premier, est-il l’humeur ou la nourriture ? Pour le savoir, il faut regarder s’il y a une corrélation entre ce qui est mangé aujourd’hui, et comment se sentent les personnes le lendemain.

En procédant de la sorte, ils ont trouvés les mêmes solides relations entre l’humeur positive quotidienne et la consommation de fruits et légumes, mais les analyses retardées ont montré que la consommation de fruits et légumes entrainait une amélioration d’humeur positive le lendemain, et non vice et versa. Les jours où les gens mangent plus de fruits et légumes, ils ont reporté se sentir plus calme, plus heureux et plus énergique qu’ils ne le sont normalement, et ils se sentaient également plus positifs le lendemain. Donc la consommation de fruits et légumes peut vraiment promouvoir le bien-être émotionnel. Tout comme une simple session d’exercice peut élever l’humeur, pourquoi ne serait ce pas le cas avec l’alimentation ? Pour obtenir des résultats, il semble qu’il faille consommer environ 7,2 portions par jour de fruits ou 8,2 portions de légumes pour remarquer un changement significatif (10).

Régime anti-inflammatoire contre la dépression

La dépression affecte plus de 300 millions de personnes dans le monde entier. En France, il est estimé qu’elle touche ou touchera près d’une personne sur cinq au cour de sa vie. Selon l’OMS, elle est le premier facteur de morbidité et d’incapacité sur le plan mondial. En fait, en 2020, la dépression risque d’être la deuxième cause de perte de vie en bonne santé, après les maladies cardiaques (11).

Pourquoi évoluerait-on déprimé ? La dépression est un casse tête de l’évolution. Elle a des effets tellement négatifs, mais reste très courante et héréditaire, ce qui signifie qu’une partie importante du risque est transmise par nos gènes, donc il doit y avoir un avantage adaptatif. Sinon, sans doute, elle aurait été naturellement écartée. Peut-être que la dépression est une stratégie évolutive pour se défendre contre l’infection. Les infections ont été la principale cause de décès tout au long de l’histoire humaine. L’espérance de vie moyenne était de 25 ans, et il était commun pour la moitié des enfants de mourir. Avec un tel potentiel, les infections ont été un élément moteur de la sélection naturelle. Lorsque nous sommes infectés, il y a une forte augmentation de l’inflammation car notre corps prépare la contre-attaque et ensuite, que se passe-t-il ? On se sent malade, nous sommes affaiblis, fatigués, lents, somnolents. On ne souhaite voir personne ; on ne veut rien faire ; Tout ce que nous voulons, c’est dormir. C’est comme si on était déprimés, ce qui est vraiment bien pour combattre l’infection. Cela nous aide non seulement à économiser l’énergie afin de pouvoir combattre les maladies, mais réduit les relations sociales, et nous n’entrons pas en contact avec les autres pour les infecter. C’est la même raison pour laquelle nous avons évolué, afin de penser que le caca ou la chair décomposée ne sentent pas bon. Cela nous tient à l’abri de l’infection. Ce phénomène se produit également chez d’autres animaux sociaux comme les abeilles et les rats-taupes qui sont incités à ramper pour mourir seuls quand ils tombent malades, ce qui réduit le risque d’infection pour le reste de la communauté (12).

La relation entre la santé mentale et l’inflammation a été constaté en 1887 par Julius Wagner-Jauregg (seul psychiatre a avoir eu un Nobel pour cela). Après plus d’un siècle, il a été constaté que les personnes déprimées ont des marqueurs inflammatoires élevés comme la protéine C-réactive. Les maladies inflammatoires sont associées à des taux plus élevés de dépression sévère (13). En effet, c’est ce que l’on retrouve dans une variété d’états inflammatoires, y compris d’états plus bénins, comme l’asthme et les allergies. C’est important car cela suggère que les symptômes liés à l’humeur ne se résument pas simplement à « se sentir mal d’avoir une maladie grave », mais peuvent être directement liées à l’inflammation (14). On peut dès lors provoquer une dépression en causant l’inflammation, comme lorsqu’on prescrit de l’interféron, jusqu’à 50% des patients souffriront d’une dépression sévère. Même un simple vaccin peut provoquer une inflammation assez puissante pour déclencher des symptômes de dépression (12).

Prises ensemble, ces études suggèrent fortement que l’inflammation est un facteur de causalité de symptômes liés à l’humeur (14). Donc, une alimentation anti-inflammatoire peut-elle aider à prévenir la dépression ? Plus de 43000 femmes non dépressives, âgées entre 50 et 77  ans ainsi que leur alimentation ont été suivis pendant une douzaine d’années pour voir lesquelles devenaient dépressives, et il s’agissait de celles qui suivaient un régime alimentaire inflammatoire, avec plus de soda, de céréales raffinées et de la viande, ce qui suggère que l’inflammation chronique peut mettre en évidence l’association entre l’alimentation et la dépression. Il a souvent été répété que les oméga-3 sont des anti-inflammatoires, mais il a été découvert que les poissons sont pro-inflammatoires, associés à des niveaux élevés de protéine C-réactive conformément aux découvertes récentes que les oméga-3 ne semblent pas aider contre la dépression ou l’inflammation (15). Le régime le plus anti-inflammatoire est à base de plantes, ce qui peut réduire le niveau de protéine C-réactive de 30% dans les 2 semaines (fig.2). Peut-être grâce aux propriétés anti-inflammatoires des anti-oxydants (16).

Les dégâts oxydatifs causés par les radicaux libres peuvent engendrer une réponse auto-immune dans le corps en changeant les structures chimiques des molécules autrement omniprésents, pour générer de nouvelles structures que le corps attaque en les considérant comme étrangères. Par exemple, lorsque le cholestérol LDL est oxydé, notre corps crée des anticorps et l’attaque (17). Donc la dépression clinique peut-être accompagnée d’un stress oxydant plus élevé et des réponses inflammatoires auto-immune qu’il crée. Les radicaux libres produisent une réponse auto-immune (18). Les inflammations peuvent également venir des endotoxines de notre alimentation. Il convient de revoir la façon dont les endotoxines d’origine animale peuvent provoquer une grande inflammation dans les heures suivant leur consommation (19). Cela peut impacter notre humeur. Si on injecte de l’endotoxine à quelqu’un, après quelques heures, l’inflammation surgit (fig.1 a-b), et il en va de même pour la dépression (fig.1 F), ainsi que des sentiments de déconnexion sociale avec les autres (fig.1 E) (20). Bien que des recherches antérieures aient démontré que l’activité inflammatoire contribue aux symptômes dépressifs, aucune étude chez l’homme n’a examiné l’effet de l’inflammation ou de l’anhédonie induite expérimentalement, un élément clef dans le diagnostic de la dépression ainsi que de l’anhédonie, l’absence de réaction à des stimuli agréables, un symptôme important de la dépression. Dans les heures suivant l’absorption de l’endotoxine dans le sang, ces cobayes ont non seulement commencé à se sentir déprimés (fig.3), mais il ont vu une réduction significative de l’activité du centre de récompense du cerveau. Ils étaient par exemple, moinrs enthousiastes pour gagner de l’argent, pour jouer à des jeux vidéo pendant l’étude (21). Mais en éliminant les produits d’origine animale, et en adoptant une alimentation riche en antioxydants, il est possible de prévenir ou traiter la dépression.

Les régimes à base de plantes pour améliorer l’humeur et la productivité

En 2014, une revue et méta-analyse systématique des habitudes alimentaire et de la dépression ont conclu qu’un modèle d’alimentation saine était associé de façon significative avec des risques moindres de dépression. Mais sur les 21 études qui on pu être trouvé dans la littérature médicale, il n’y a qu’un seul essai contrôlé randomisé, considéré comme le plan d’étude qui fournit le plus haut niveau de preuve (22). Cette étude dans laquelle l’élimination de la viande, du poisson, de la volaille et des œufs améliorait plusieurs scores d’humeur en seulement deux semaines (23). Nous savons que les gens avec un régime à base de plantes tendent à avoir un psychisme plus sain, moins de tension, d’anxiété, de dépression, de colère, d’hostilité et de fatigue (Table 3) (24), mais il n’était pas possible de dire s’il y avait une relation de cause à effet tant que ce ne fut pas testé (23). Ce qui peut expliquer des résultats aussi rapide (2 semaines) est que manger végétarien donne un bien meilleur statut antioxydant, ce qui peut aider à la dépression (25). Que la consommation d’un seul repas riche en glucide peut améliorer la dépression, la tension, la colère, la confusion, la tristesse, la fatigue, la vigilance et les scores de calme chez les patients souffrant de syndrome prémenstruel (SPM) (26). Mais qu’en est-il à long terme ?

Des hommes et des femmes en surpoids ont été randomisés avec soit un régime riche en graisses et pauvre en glucides, soit un régime riche en glucides et pauvre en graisses pendant un an. À la fin de l’année, les personnes ayant le moins de dépression, d’anxiété, de colère et d’hostilité, de sentiment de tristesse, de tension, de fatigue, plus de vigueur, moins de confusion ou de troubles de l’humeur sont celles qui suivaient le régime faible en graisses (fig.2). Ces améliorations durables de l’humeur dans le groupe de faible teneur en gras par rapport au groupe de faible teneur en glucides correspondent aux résultats d’études épidémiologiques qui montrent que les régimes riches en glucides et pauvres en graisses et protéines sont associés à des niveaux plus bas d’anxiété et de dépression et ont des effets bénéfiques sur le bien-être psychologique (27).

La quantité totale de graisse dans leur régime n’a pas changé dans cette étude, cependant (table 1). Ce qui a changé ici, c’est le type de graisse. Leur apport en acide arachidonique est tombé à zéro (23). L’acide arachidonique est un acide gras oméga-6 inflammatoire qui peut avoir un impact négatif sur la santé mentale via une cascade de neuro-inflammation. Il peut avoir un effet inflammatoire sur le cerveau (24,28). Des taux sanguins plus élevés dans le sang ont été associés avec une plus grande probabilité de risque de suicide, et des épisodes dépressifs majeurs (29,30).

Cette substance, l’acide arachidonique se trouve dans la volaille, les œufs, la viande. Mais lorsqu’on retire les produits animaux et d’origines animales, il est possible d’éliminer en totalité l’acide arachidonique de l’alimentation (23). Ainsi, alors que les études de qualité sur l’impact de l’alimentation sur la dépression sont rares, avec celle se produisant sur 2 semaines (31), il en existe une autre se déroulant sur 22 semaines. Des employés d’une grande société d’assurance souffrant de surpoids ou de diabète ont reçu une formation de groupe hebdomadaire pour une alimentation à base de plantes entières ou pas d’instruction de régime du tout pendant cinq mois et demi. Il n’y avait ni restriction de taille des portions, ni calcul des calories ou des glucides. Aucun changement dans l’activité physique. Aucun repas n’était fourni, mais la cafétéria s’est mise à offrir des options quotidiennes telles que soupe aux lentilles, minestrone, burritos aux haricots. Pas de viande, d’œufs, de produits laitiers, d’huile ou de malbouffe, pourtant ils ont signalé une plus grande satisfaction alimentaire par rapport aux participants du groupe témoins qui n’ont eu aucune restriction de régime. Plus de participants dans le groupe d’intervention à base de plantes ont signalé une meilleure digestion, plus d’énergie, un meilleur sommeil que d’habitude à la 22ème semaine par rapport au groupe de contrôle (Table 2). Ils ont également signalé une augmentation significative du fonctionnement physique, la santé en générale, la vitalité et la santé mentale (Table 3). Le groupe à base de plantes a battu le groupe de contrôle sur presque tous les plans (Fig.1). Il y a également eu des améliorations significatives de la productivité au travail, attribué en grande partie aux améliorations en terme de santé. Alors, ce que cette étude démontrait était qu’un régime sans cholestérol est acceptable, non seulement dans le cadre de la recherche mais dans un environnement typique d’entreprise, l’amélioration de la qualité de vie et de la productivité à peu de frais (32).

Une grand essai randomisé de 2015 permet de confirmer ses résultats. Dix sites d’entreprises à travers le pays de San Diego à Macon en Georgie. Même type de mise en place que l’étude précédente. Un programme de nutrition à base de plantes dans un cadre d’entreprise multi-centre, peut-il améliorer la dépression, l’anxiété et la productivité ? Oui. Des améliorations significatives en matière de dépression, d’anxiété, de fatigue, de bien-être émotionnel et de fonctionnement quotidien. Des interventions dans le style de vie ont un rôle de plus en plus apparent en matière de santé physique et mentale et parmi les plus efficaces d’entre eux est l’utilisation d’une alimentation à base de plantes (33).

Dépression et antioxydants

Les preuves accumulées indiquent que les radicaux libres oxydant peuvent jouer un rôle important dans le développement des divers troubles neuropsychiatriques, y compris la dépression majeure (34). Par exemple, dans une étude portant sur près de 300000 canadiens, une consommation accrue de fruits et de légumes était associée à de faibles risques de dépression, de détresse psychologique, de troubles de l’humeur et d’anxiété auto-déclarés. Ils conclurent que dans la mesure où une alimentation saine comprenant une consommation élevée de fruits et de légumes qui sont riches en antioxydants, elle peut en conséquence atténuer les effets néfastes du stress oxydatif sur la santé mentale (35). Cela reposait sur la quantité de fruits et de légumes que les gens mangeaient. Si l’on mesure la quantité de phytonutriments caroténoïdes chez près de 2000 personnes. Un taux plus élevé de caroténoïdes dans le sang était associé à une probabilité plus faible de symptômes dépressifs, et il semblait y avoir une relation dose-réponse, ce qui signifie que plus les taux étaient élevés, mieux les personnes se sentaient (36).

Le lycopène, pigment rouge que l’on trouve principalement dans les tomates, mais aussi les pastèques, pamplemousse rose, goyave, papaye, est l’antioxydant le plus puissant de la famille des caroténoïdes. Dans une éprouvette, il est environ 100 fois plus efficace pour éteindre les radicaux libres que la vitamine E par exemple. Et dans cette étude portant sur un millier d’hommes et de femmes âgés, ceux qui consommaient le plus de produits à base de tomates présentaient un risque de dépression diminué de près de la moitié. Les chercheurs conclurent qu’un régime alimentaire riche en tomates peut avoir un effet bénéfique sur la prévention des symptômes dépressifs (37).

Il a été constaté qu’une consommation accrue de fruits et de légumes réduisait le risque de développer une dépression. Et seulement une source alimentaire d’antioxydant sont associés de manière protectrice à la dépression. Les pilule, compléments antioxydants ne sont pas efficaces. Bien que les aliments végétaux et les composés phytochimiques dérivés des aliments aient été associés à des effets bénéfiques sur la santé, les antioxydants contenus dans les compléments alimentaires semblent être moins bénéfiques et peuvent même nuire à la santé. Cela peut indiquer que la forme et la distribution des antioxydants sont importantes. Alternativement, les associations observées peuvent être dues non à des antioxydants, mais à d’autres facteurs alimentaires, tels que le folate, également présent dans les fruits, les légumes et les régimes riches en plantes (38).

Dans une étude portant sur des milliers d’employés de bureau d’âge moyen, la consommation massive d’aliments transformés constituait un facteur de risque de dépression légère à modérée cinq ans plus tard, alors qu’avec un régime alimentaire à base de végétaux complets se révélait protecteur. Cela pouvait être dû à la teneur élevée en antioxydants dans les fruits et les légumes, mais également au folate dans les légumes verts et les haricots, car certaines études suggèrent un risque accru de dépression chez les personnes qui n’en consomment pas assez (39).

De bas niveaux de folate dans le sang sont associés à la dépression (40), mais comme la plupart des premières études étaient des études transversales, c’est-à-dire un instantané dans le temps, nous ne pouvions pas savoir si un faible taux de folate pouvait entrainer une dépression ou si la dépression entrainait une faible teneur en folate dans le sang.

Mais, avec des études de cohortes sorties postérieurement, un faible apport alimentaire en folate peut en effet constituer un facteur de risque de dépression sévère (41), donnant ainsi un résultat similaires aux autres vus précédemment. Et encore une fois, de manière similaire aux antioxydants (38), c’est l’apport alimentaire en folate et non avec des compléments alimentaires contenant de l’acide folique qui est protecteur. Si l’on donne des pilules d’acide folique à des personnes, cela ne semble pas fonctionner. Cela est peut-être dû au fait que le folate se trouve dans les légumes à feuilles vert foncé comme les épinards, alors que l’acide folique est le composé synthétique oxydé utilisé dans l’enrichissement des aliments et des compléments alimentaires, car il est plus stable à la conservation, mais il peut avoir des effets différents sur le corps (42).

Ces résultats soulignent l’importance des sources alimentaires antioxydantes plutôt que des compléments alimentaires (38). Néanmoins, dans une étude donnant aux gens de fortes doses de vitamine C ou acide ascorbique. Le groupe de la vitamine C, mais pas le placébo, a connu une diminution des scores de dépression, ainsi qu’une plus grande FSI (rapports sexuels péniens-vaginaux). Les fortes doses de vitamine C améliorent de manière évidente l’humeur et la fréquence des rapports sexuels, mais seulement chez les partenaires sexuels qui ne vivent pas ensembles. Dans le groupe placébo, ceux qui ne vivaient pas ensemble, avaient des relations sexuelles environ une fois par semaine et ceux qui vivaient ensemble, tous les 5 jours, mais sans grand changement pour la vitamine C. Mais pour ceux qui ne vivaient pas ensemble avec de la vitamine C, une forte augmentation des rapports (fig.1). L’effet différentiel pour les personnes non cohabitantes suggère que le mécanisme n’est pas périphérique, c’est-à-dire extérieur au cerveau, mais central : il s’agit d’un changement psychologique qui motive la personne à sortir pour avoir des rapports sexuels. L’effet antidépresseur léger qu’ils ont constaté n’était pas lié à la cohabitation ni à la fréquence, il ne semble donc pas que les scores de dépressions se soient améliorés simplement à cause de l’amélioration de la FSI (43).

Cas de la déshydratation

L’eau est le nutriment le plus important de notre alimentation. Des études ont suggéré qu’une bonne hydratation pourrait réduire notre risque de maladie cardiaque et de cancer, et pourrait même vous rendre plus enthousiaste (44). En brossant une peau artificiel contre les lèvres de jeunes femmes, les chercheurs ont découvert que les lèvres hydratées étaient plus sensible au toucher (45). Bien que l’on sache que l’eau est essentielle à la survie de l’homme, ce n’est que récemment que la recherche a essayé de comprendre son rôle dans le maintien de la fonction cérébrale. Logique ; le cerveau humain est composé à 75% d’eau, et donc, lorsqu’il est déshydraté, le cerveau se contracte. Même une légère déshydratation, causée par un exercice par temps chaud s’est avérée modifier le comportement du cerveau (fig.3) (47).

Les résultats actuels suggèrent que nos états d’humeur pourraient être également être influencés de manière positive par la consommation d’eau (46,48). Les effets de la déshydratation dans la vie réelle n’ont pas été bien documentés. Ce n’est qu’en 2013 que la première étude portant sur les effets d’une légère déshydratation sur diverses sensations a été publiées. Ils ont trouvés que les effets les plus importants de la privation de liquide étaient une augmentation de la somnolence, de la fatigue, une baise de la vigueur, de la vigilance et une confusion accrue. Mais, dès qu’ils leur ont donnés de l’eau, les effets néfastes sur la vigilance, le bonheur et la confusion ont été immédiatement annulés (49).

L’absorption de l’eau se produit très rapidement, en l’espace de cinq minutes, de la bouche au sang, et atteint un maximum autour de la minute 20 (fig.1) (50). Quand à choisir de l’eau froide, ou de l’eau tiède. L’eau froide est absorbée dans le corps environ 20% plus rapidement (table 1) (51).

Pour savoir si l’on est déshydraté ou non, il faut simplement le demander à son corps. Mais des chercheurs ont formalisé une technique pour déterminer si l’on est ou non déshydraté. En buvant trois tasses d’eau (240mL/tasse), puis une heure plus tard, l’on observe la quantité d’urine. Si la quantité d’urine est inférieure à une tasse, alors il y a de forte chance qu’il y ait déshydratation (fig.3) (52).

L’exercice physique contre les drogues pour la dépression

On sait depuis plusieurs décennies que l’exercice peut améliorer l’humeur (53). Mais peut-il être utilisé comme traitement pour une dépression majeure ? On sait que l’activité physique a été associée à une diminution des symptômes de dépression. Par exemple, si on regarde un échantillon de 8000 personnes à travers un pays (USA ici), ceux qui faisaient régulièrement de l’exercice étaient moins susceptibles de faire une dépression majeure (54). Il s’agissait ici d’un instantanée. Si on regarde cette étude, le chercheur admet que cela peut être un cas de causalité inverse. Peut-être que l’exercice n’a pas fait diminuer la dépression. Peut-être que la dépression a fait réduire l’exercice (même genre de question qu’avec le fait de se nourrir sainement et l’état de dépression). La raison pour laquelle la dépression peut être associée à une faible activité physique est que les gens se sentent trop mal fichus pour sortir du lit (55). Pour le déterminer, il faut un étude interventionnel où l’on prend des personnes déjà déprimées, on les randomise dans un essai sur l’exercice et on regarde si elles se sentent mieux. Ce fut le cas dans cette étude de 1999 où des hommes et des femmes de plus de 50 ans, avec une dépression majeure, ont été randomisés pour, soit faire un programme d’exercice aérobie pendant 4 mois, soit prendre un médicament antidépresseur appelé Zoloft. Ils ont commencé avec des scores de dépression de Hamilton jusqu’à environ 18 (tout ce qui dépasse 7 est considéré comme déprimé). Mais dans les 4 mois, le groupe du médicament est revenu à la normale, tandis que le groupe avec seulement de l’exercice obtient les mêmes résultats (fig.3). Ils concluent qu’un programme d’entrainement sportif peut être considéré comme une alternative aux antidépresseurs pour le traitement de la dépression chez les personnes âgées, étant donné qu’ils ont montré qu’un programme de groupe d’exercice aérobie. Le problème de cette étude est le fait qu’il n’y a qu’un programme de groupe. Ils ont fait venir les gens du groupe de l’exercice trois fois par semaine pour une séance de groupe. Il est possible que la seule raison pour laquelle le groupe exercice a mieux marché est qu’ils ont été forcés de sortir du lit, d’interagir avec des gens. Peut-être était-ce la stimulation sociale et n’avait rien à voir avec l’exercice effectué (56).

Pour valider ce résultat, il faudrait une étude avec un groupe supplémentaire d’exercice en solitaire, d’exercice à domicile où il n’y aurait simplement qu’une consigne disant de faire de l’exercice seuls, chez eux, sans interaction sociale supplémentaire. Ainsi, par les mêmes chercheurs, le plus grand essai d’exercice à ce jour est sorti en 2007 avec des patients souffrant de dépression majeure (MDD), et pas seulement avec des séniors, mais aussi d’autres adultes, et surtout avec trois groupes de traitement différents cette fois.  Un groupe d’exercice à domicile, un groupe d’exercice de groupe supervisé et un groupe traité avec des médicaments (toujours le Zoloft). Tous les groupes ont à peu près aussi bien marché pour forcer la dépression à passer en rémission (fig.3). Dès lors, il peut être dit avec confiance que l’exercice est comparable aux antidépresseurs dans le traitement des patients qui présentent un trouble dépressif majeur (57).

En rassemblant les meilleurs études, les faits montrent que l’exercice a au moins, un effet antidépresseur modéré, et, au mieux, un effet important de réduction des symptômes de la dépression et pourrait être considéré comme une intervention très utile et puissante (58). Malheureusement, alors que les études appuient l’usage de l’exercice comme traitement pour la dépression, il est rarement prescrit comme un traitement pour ce problème commun et débilitant (54).

L’efficacité réelle des antidépresseurs

L’exercice a des effets similaires aux antidépresseurs en tant que traitement de première intention pour les dépressions légères ou modérées (54). Mais cette efficacité relative, ne démontre aucunement l’efficacité des antidépresseurs. Une méta-analyse récente a suscité une énorme controverse scientifique et publique en déclarant que l’effet placebo pourrait expliquer l’apparente efficacité clinique des antidépresseurs. Il existe pourtant des essais cliniques fournissant des preuves convaincantes en ce qui concerne l’efficacité des antidépresseurs, voir même plusieurs milliers de preuves. Si une méta-analyse rassemble toutes les meilleurs recherches publiées, comment peux-t-elle affirmer que les antidépresseurs ne valent guère mieux qu’un morceau de sucre ? La différence fondamentale ici est le terme « publiées » (59).

Une société pharmaceutique peut décider de ne publier que les études ayant un résultat positif, tout en mettant de côté et cachant les études montrant que le médicament ne marche pas. Sans plus de connaissance, lorsqu’on regarde la littérature médicale publiée, on peut n’observer que les effets bénéfiques de ces médicaments. Le problème majeur est que faire quand toutes les compagnies pharmaceutique pratique ce jeu. Pour savoir si c’est le cas, par exemple, aux USA, les chercheurs ont postulé à la FDA (Food and Drug Administration) en vertu du la loi sur la liberté d’information pour avoir accès aux études publiées et non publiées présentées par ces compagnies. Ils ont découvert que selon la littérature publiée, les résultats de presque tous les essais sur les antidépresseurs étaient positifs. En revanche, l’analyse des données de la FDA montre que seulement environ la moité des essais ont eu des résultats positifs. En d’autres termes, environ la moitié des études ont montré que les médicaments ne fonctionnent pas (60).

Ainsi, quand les données publiées et non publiées sont combinées, ils ne parviennent pas à démontrer un avantage significatif des antidépresseurs face aux comprimés de sucre (61). Ne pas publier les résultats négatifs sape l’autorité de la médecine expérimentale et met des millions de patients en danger à cause d’un usage de médicaments inefficaces ou dangereux, et il en est de même pour les antidépresseurs (62).

En 2008, ces révélations ont frappé (Prozac, Serzone, Paxil et Effexor), ils marchent, mais les comprimés sucrés également. La différence entre le médicament et le placebo étant minime (63).

En 2014, les analyses des données publiées et non publiées qui ont été cachés par les compagnies pharmaceutiques révèlent que la plupart, voir la totalité, des avantages des antidépresseurs sont dus à l’effet placébo (64). Le pire étant que la FDA était au courant, mais a adopté une décision explicite de refuser de divulguer cette information au public et aux médecins traitants (65).

Comment les compagnies pharmaceutiques peuvent-elle s’en tirer de la sorte ? L’industrie pharmaceutique est considérée comme l’industrie la plus rentable et politiquement la plus influente aux États-Unis et les maladies mentales peuvent être considérés comme la poule aux œufs d’or de cette industrie (62,67) : incurables, courantes, à long terme, impliquant plusieurs médicaments. Les antidépresseurs sont prescrits à 8.7% de la population américaine (9,7% de la population française pour les antidépresseurs en 2000 (66)). Il s’agit d’un marché de plusieurs milliards de dollars, seulement pour ces médicaments (67).

En résumé, il y a une forte réponse thérapeutique aux antidépresseurs. Mais la réponse au placebo est presque aussi forte (64). En effet, les antidépresseurs ont des bienfaits pour des millions de personnes souffrant de dépression. Les qualifier d’inefficace est erroné. Simplement parce qu’il se peut qu’ils ne soient pas plus efficaces que le placebo, ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas d’effets (homéopathie ? ). Simplement parce que cela ne fonctionne pas mieux que le comprimé sucré qu’elle est, cela ne veut pas dire que l’homéopathie ne fonctionne pas. Parce que l’effet placebo est réel et puissant. D’après un psychiatre financé par la société Prozac défend les drogues. Une question clé est négligée par les détracteurs. Si le patient bénéficie d’un traitement à base d’antidépresseur, est-ce vraiment important si cet objectif est atteint grâce aux effets du médicament ou du placébo (59) ?

C’est important, car parmi les effets secondaires des antidépresseurs on trouve des dysfonctions sexuelles ( environ ¾ des personnes), gain de poids à long terme, insomnie, nausées et diarrhée. Environ 20% ressentent des symptômes de sevrage quand ils essaient d’arrêter. Le plus tragique étant peut être, qu’ils peuvent rendre les gens plus susceptibles de devenir dépressif à l’avenir. Les gens sont plus susceptibles de redevenir dépressifs après un traitement par antidépresseurs qu’après un traitement au travers d’autres moyens, y compris un placébo (64).

Donc, si les médecins sont prêts à donner aux patients des traitements placebo équivalent, il serait peut-être plus judicieux de mentir aux patients et de leur donner des comprimés sucrés. Oui, cela implique une tromperie, mais n’est-elle pas préférable à une flopée d’effets secondaires indésirables ? Peut-être que les corps médicaux doivent accepter qu’une cuillerée de tromperie peut être thérapeutique (68).

Si plusieurs traitements ont la même efficacité, alors le choix devrait se porter sur celui présentant le moins de risques et préjudices pour le patient. Et parmi tous les traitements disponibles, les antidépresseurs peuvent se trouver parmi les plus risqués et nocifs. S’ils doivent être utilisés, ce ne devrait être qu’en dernier recours, quand la dépression est extrêmement grave et que tous les autres traitements essayés ont échoués (64).

Les antidépresseurs ne fonctionnent peut être pas mieux que le placebo pour les dépressions légères et modérées, mais pour les dépressions très sévère, les médicaments battent les comprimés de sucre (69). Mais ces cas ne représente qu’une petite fraction des personnes prenant ces médicaments (64). Cela veut dire que la grande majorité des patients déprimés (environ 9 cas sur 10) se voient prescrire des médicaments qui ont des bénéfices négligeables pour eux (70). Trop de médecins se décident trop rapidement à diagnostiquer une dépression sans prendre le temps d’écouter ce que le patient a à dire et ils finissent par leur prescrire des antidépresseurs sans envisager des alternatives (71).

Heureusement, il existe des alternatives efficaces. L’exercice physique par exemple, peut avoir des effets durables. Et, si cela se révèle être aussi un effet placebo, c’est au moins un placebo avec une liste enviable d’effets secondaires (70). Alors que les effets secondaires des antidépresseurs incluent des choses comme la dysfonction sexuelle et l’insomnie, les effets secondaires de l’exercice incluent une amélioration de la libido et du sommeil, diminution de la graisse corporelle, amélioration du tonus musculaire, et une vie plus longue (65).

 

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