Café ou thé ? [En cours]
Tout comme il existe des directives diététiques pour la nourriture, il en existe également pour les boissons issue d’un comité d’orientation des boissons qui a été assemblé pour fournir des conseils sur les avantages et les risques des différentes catégories de boissons sur la santé. Ils les ont classée de 1 à 6, l’eau étant classé 1. Le lait entier a été groupé avec la bière, avec une recommandation de 0 par jour, en partie à cause du lien entre le lait et le cancer de la prostate, ainsi que les cancers ovariens agressifs du à l’IGF-1. Les sodas au dernier rang, n°6. Le lait entier. En numéro 2 sur la liste, après l’eau, sont présent le thé et le café, de préférence sans édulcorant ou crème (20).
En terme de mortalité
Les buveurs de café vivent-ils plus longtemps que les non-buveurs ? La plus grande étude réalisée à ce jour sur l’alimentation et la santé a étudié cette question en examinant l’association entre la consommation de café et la mortalité subséquente chez des centaines de milliers de personnes âgées aux États-Unis. Les buveurs de café ont gagnés, bien que l’effet fut modeste. Un risque de décès inférieur de 10 à 15% chez ceux buvant au moins 6 tasses par jour, spécifiquement en raison du risque inférieur de mourir d’une maladie cardiaque, respiratoire, d’un AVC, de blessures et d’accidents, du diabète et d’infections (1). Cependant, une telle quantité de café augmentait le taux de mortalité chez les moins de 55 ans (2). Il serait peut-être approprié de ne pas recommander de boire plus de 4 tasses par jours avec ces résultats.
Mais si l’on rassemble toutes les études, au final, la consommation de café n’est associée à aucun changement ou à une légère réduction de la mortalité à partir d »une ou deux tasses par jour pour les hommes et femmes (fig.2) (3). Tasse par tasse, le risque de mourir diminuait de 3% pour chaque tasse de café quotidienne (4). Montrant au final que la consommation de café ne nuit pas à la santé, tout au moins à la longévité générale.
Cependant, une étude récente de population n’a trouvé aucun lien entre la consommation de café et les symptômes de RGO (reflux gastro-œsophagien), la maladie de reflux, avec notamment des brûlures d’estomac et des régurgitations (5). Mais, si l’on colle un tube dans la gorge d’un sujet et que l’on en mesure le pH, le café induit un reflux acide significatif (fig.1), mais pas le thé (fig.2). Ce n’est pas du à la différence de teneur en caféine, car si l’on réduit la teneur en caféine du café à un niveau similaire à celle du thé, cela provoque toujours un reflux acide plus significatif (fig. 3). Le café décaféiné en entraine moins, il est donc plus recommandable pour les patients atteints de RGO, même si le thé reste la meilleur solution (6).
La consommation de café est également associée à l’incontinence urinaire (fig. 1), donc une réduction de la dose de caféine devrait être discutée chez les femmes ou les hommes qui ont ce problème (7). La valeur en caféine de deux tasses de café par jour peut aggraver les fuites urinaires chez les hommes (8).
Une méta-analyse de 2014 a suggéré que la consommation quotidienne de café était associé à un risque légèrement accru des fractures osseuses chez les femmes, mais à une diminution du risque de fractures chez les hommes (9). Aucune association n’a cependant été trouvé entre la consommation de café et le risque de fracture de la hanche, bien que la consommation de thé puisse effectivement protéger contre la fracture de la hanche (10), bien qu’il ne semble y avoir aucune relation apparente avec le risque de fracture en général (11).
Il est tout de même recommandé d’éviter la caféine, pour les populations sensibles au glaucome (12), mais également ceux ayant des antécédents familiaux de glaucomes (13).
Mais aussi, pour les personnes ayant des troubles du sommeil feraient mieux de ne pas en consommer (14). Une seule tasse le soir peut causer une détérioration significative de la qualité du sommeil (15).
Il a également été reporté des cas d’individus atteints d’épilepsie qui ont eut moins de crises après l’arrêt du café, il est donc souhaitable d’essayer pour les personnes atteintes de ce trouble (16).
En ce qui concerne un trouble du rythme cardiaque, appelé la fibrillation auriculaire, la relation avec le café fut également introduit avec des rapports de cas anecdotiques, mais ces cas impliquent toujours une ingestion aiguë de très grande quantité de caféine. Par conséquent, la notion selon laquelle l’ingestion de caféine pouvait déclencher des troubles du rythmes cardiaque était devenu de notoriété publique, et cette hypothèse avait conduit à des changements dans la pratique médicale. Plus récemment, un changement inverse s’est produit du fait de nouvelles études et donc de nouvelles données (17). Il peut être affirmé que la caféine n’augmente pas le risque de fibrillation auriculaire. Et la caféine à faible dose qui a été définie comme moins de 5 tasses par jour peut même avoir un effet protecteur (18). La consommation de thé semble également réduire le risque cardio-vasculaire, en particulier en ce qui concerne les AVC (fig. 2) (19).
La fonction artérielle
Notre endothélium, la paroi interne de nos vaisseaux sanguins qui contrôle la fonction de chaque artère de notre corps, semble jouer un rôle crucial dans divers troubles chez l’homme, comme les maladies vasculaires périphériques, les AVC, les maladies cardiaques, le diabète, insuffisance rénale, le cancer et la formation de caillots sanguins (38). Malheureusement, les cellules endothéliales ne vivent qu’environ une trentaine d’années, et leur régénération ne semblent pas très efficace, si bien que les hommes et les femmes abordent la quarantaine ou cinquantaine, il y a une baisse progressive de la fonction endothéliale. À 50-60 ans, il n’est plus possible de tolérer le fardeau des mauvaises habitudes qu’il était tolérable à l’adolescence. À cause de cette baisse progressive de la fonction endothéliale. Mais c’était ce qui était pensé avant, car il existe de plus en plus de données qui suggèrent que l’âge n’est pas un facteur de risque immuable. Dans une étude de population chinoise, par exemple, ce déclin progressif n’a pas été observé (39). Les chinois âgés, à la soixantaine, avaient la fonction artérielle de jeunes gens de 20 ans (fig. 1). Ces données suggèrent que la dysfonction endothéliale progressive n’est pas une conséquence inévitable du vieillissement, mais pourrait être liée à une exposition prolongée à des facteurs environnementaux plus répandus dans les pays occidentalisés qu’en Chine. Traditionnellement les chinois consomment du thé vert (40), qui a un effet bénéfique sur la fonction endothéliale 30 minutes après sa consommation et pour une durée d’environ deux heures (fig. 1 FMD). Ce n’est pas la caféine, qui seule n’a eu aucun effet. On pense que ce sont les phytonutriments flavonoïdes dans les feuilles de thé (41). Le thé noir semble fonctionner aussi bien que le thé vert (fig. 2) (42), mais pourtant, le thé vert est associé à un risque de maladie cardiaque plus faible (fig. 3), mais pas le thé noir (fig. 1). Néanmoins, deux études britanniques ont trouvé une association entre la consommation de thé et un risque accru de maladies coronariennes. Peut-être parce que les britanniques boivent leur thé avec du lait, tandis que le thé vert est généralement consommé sans rien. Car à l’inverse, deux études aux Pays-Bas ont des résultats inverses et consomment leurs thés noirs sans lait. Aux Pays-Bas, les études ont donc montrés une association du thé noir avec une réduction de risque de maladies coronariennes comme pour le thé vert, alors c’est peut être le lait (43).
Les chercheurs ont trouvés que l’ajout de lait au thé noir entrave complétement l’activité biologique du lait en terme d’amélioration de la fonction endothéliale (fig. 1.A), , ce qui pourrait expliquer les résultats des études britanniques. Il semble que la caséine, la protéine du lait, soit la cause (fig. 2) (44). Bien que la protéine de soja a également le même effet, inhibant les éléments nutritifs du thé (45). De ce fait, la Société européenne de cardiologie a publié un communiqué de presse au sujet de l’étude montrant que l’effet protecteur du thé était annulé par l’ajout de lait, suggérant aux consommateurs de diminuer leur consommation de lait.
En 2005, une étude a été publiée sur les effets du café et de la fonction endothéliale (fonction de nos artères). Dans les 30 minutes suivant une tasse de café, il y a une baisse significative de la capacité des artères à se dilater, alors que le décaféiné ne semble pas avoir un effet significatif (fig. 1). Il s’agit ici de la première étude à démontrer un effet défavorable sur la fonction artérielle pour le café caféiné, mais une tasse de café ne semble pas affecter les performances (21). Tandis que deux tasses de cafés décaféinés semblent avoir un effet bénéfique (fig. 1)(22).
Quelque chose dans le café caféiné semble blesser la fonction artérielle, alors que quelque chose dans le café décaféiné semble aider (fig. 1), peut-être les antioxydants (23). Sachant que boire du café très riche en antioxydant, en le préparant par exemple à la manière grec, où l’on boit une partie des grains. Cette méthode peut présenter quelques avantages (fig. 2.A)(24).
Mais ce n’est peut-être pas la caféine qui serait responsable des effets négatifs sur la fonction endothéliale. Dans une étude randomisée en double aveugle, contrôlée par placébo, des chercheurs ont constaté que la caféine seule (environ 2 ½ tasses de café), améliore significativement la fonction artérielle, que les personnes aient ou non une maladie cardiaque (fig. 1.A) (25).
Il faut savoir que le café contient plus d’un millier de composants différents, dont beaucoup sont éliminés par le processus de décaféination (22,24). Il existe quelque chose d’autre dans le café qui doit être à l’origine du problème. Car la caféine seule peut même améliorer la réparation du revêtement intérieur des artères en augmentant la migration de nos cellules progénitrices endothéliales (fig. 2) des cellules souches qui rafistole les parois des artères (26).
Pour obtenir les bénéfices de la caféine sans les composés à risques dans le café caféiné, il suffit de consommer du thé. La consommation de thé améliore la fonction artérielle. Des effets bénéfiques importants à la fois pour le thé vert et le thé noir (fig. 3) (27). Et contrairement au café, ou d’autres composants du thé pourraient miner les bénéfices de la caféine, ils semblent au contraire avec des effets bénéfiques chez les individus sains, ainsi que pour les patients atteints de maladies cardiaques, inverser une partie de leur dysfonction artérielle, immédiatement et à long terme (fig. 2) (28). Cette étude prenait ses mesures au niveau de l’artère humérale (artère principale du bras). Une autre étude a mesuré le flux sanguin vers le cœur. Et la caféine semble altérer la circulation sanguine vers le cœur pendant l’exercice, même chez les personnes en bonne santé, mais surtout ceux avec une maladie cardiaque (fig. 1) (29). Par chance, la caféine sous forme de thé semble avoir l’effet inverse, améliorant significativement le débit sanguin coronaire (fig. 1), ce qui suggère que la consommation de thé a un effet bénéfique sur la circulation coronarienne (30).
Café et cholestérol
Le café peut en parti être responsable du niveau de cholestérol. Ce facteur d’augmentation du cholestérol dans le café ne passe pas à travers un filtre à papier pour café (31). Si l’on compare les différentes méthodes de préparation du café, on peut constater de grande différence dans l’élévation du cholestérol chez les individus. Si l’on prend une cafetière à piston, qui est filtré, mais sans papier, et le cholestérol augment avec le temps en seulement deux semaines, puis en les mettant au café filtré sur café, le cholestérol redescend pour la même quantité de café, mais avec une préparation différente (fig. 2) (32).
Le facteur d’augmentation du cholestérol des grains de café a depuis été identifié, ce sont les corps gras dans l’huile. Une raison pour lequel ça a pris autant de temps de le découvrir est que ça n’a pas augmenté les niveaux de cholestérol chez les rats ou hamsters voir même les singes, mais seulement chez l’humain (fig. 5). Apparemment il est bloqué dans le filtre en papier. Expliquant pourquoi le café filtré n’affecte pas le cholestérol, alors que le café bouilli d’une cafetière à piston, ou les cafés turcs, si. L’expresso aussi, qui a 20 fois plus de la substance augmentant le cholestérol, le cafestol, que le café filtré par papier, alors que les cafés turcs et bouillis sont les pires. Les cafés instantanés et par percolateurs sont assez bas même sans le filtre à papier (33).
Puis de nouvelles études sont apparues, pour trouver constamment que c’était cette composante grasse qui était alors filtré par le papier, mais un petit nombre d’études a suggéré que le café filtré peut également augmenter le taux de cholestérol, ce qui a fait naître certains doutes. Les effets de l’augmentation du cholestérol provoqués par la consommation du café filtré peuvent ne pas être aussi élevés que ceux du café bouilli, mais il ne faut peut-être pas oublié la possibilité que le café filtré peut également jouer un petit, mais un rôle important dans l’augmentation du cholestérol (34).
Plusieurs études ont montrés une élévations du cholestérol total. Dans cette étude, par exemple, trois tasses par jour de café filtre augmentait le cholestérol total, mais l’augmentation du cholestérol LDL n’était pas statistiquement significatif (35).
En 2017, une étude mesure les niveaux des composés augmentant le cholestérol dans le filtre en papier. Les résultats ont montré que la plupart du cafestol, augmentant le cholestérol, a été retenu par le marc de café, plutôt que par le filtre en papier. En d’autre termes, la fonction principale du filtre n’est pas de nécessairement bloquer le composé lui-même, mais de bloquer les particules fines qui portent le composé. Mais un peu de cafestol passent à travers le filtre. On peut éliminer plus de 90% en passant d’un café d’une cafetière à piston, mais si l’on commence avec du café ayant un niveau de cafestol, même si l’on filtre 95%, le niveau restant, peut permettre une élévation significative des niveaux de cholestérol LDL (fig. 4) (36).
C’est ce qui a été testé en 2013. Ils ont commencé avec un café à teneur élevé en cafestol. Après un mois à boire deux tasses par jour, leur cholestérol LDL a augmenté de manière significative (P < 0.01) (Table 2), même s’il était filtré sur papier. Donc si une personne a un taux de cholestérol élevé, malgré une nutrition saine, Il est peut-être judicieux d’arrêter la consommation de café et de refaire un test. Il est aussi possible de passer à un café ayant une teneur faible en cafestol, mais il existe tout un tas de variables telles que le degrés de torréfaction ou la taille de la mouture (37). Une plus petite taille de particule permettrait peut-être une plus grande extraction (36).
Le thé et la fonction immunitaire antivirale
Depuis des millénaires, le thé vert est considéré comme une « arme miracle » contre les maladies (46). L’intérêt pour l’activité anti-microbienne du thé remonte à une revue médicale militaire en 1906 qui suggérait que les militaires remplissent leurs cantines de thé pour tuer les microbes qui causaient la fièvre typhoïde (47).
L’effet du thé n’a vraiment été étudié qu’à la fin des années 1980, lorsque des composés de thé ont été mis face à des virus et des bactéries dans des tubes à essai (Table 1 et 2). Mais l’important est de savoir si ça marche chez les gens. Si l’on prend le cas des verrues génitales externes, dues à des virus de verrue humaine, sont l’un des plus communs et dont la propagation est la plus rapide parmi les maladies vénérienne dans le monde entier (48). Les patients ayant des verrues génitales externes se présentent avec une ou plusieurs excroissance en chou-fleur sur les organes génitaux et/ou la région anale, ce qui altère considérablement leur bien être émotionnel et sexuel. Mais frottez dessus une pommade au thé vert et l’on peut obtenir une disparition complète de toutes les verrues dans 52% des cas (Table 1) (49).
Pour le virus de la grippe, ça fonctionne bien dans une boite de Pétri (fig. 3a) (50). En pratique, les écoliers qui boivent du thé semblent bien être protégés (51). Si l’on donne à des professionnel de santé des composés de thé vert, ils ont environ trois fois moins souvent la grippe que ceux sous placebo (fig. 2) (52). Le simple fait de se gargariser avec du thé vert peut aider à réduire l’infection grippale de 7 ou 8 fois, par rapport à un gargarisme avec de l’eau, pour des pensionnaires de maisons de retraites ou la grippe peut être grave (53). Bien qu’un effet similaire n’ait pas été trouvé chez les lycéens (fig. 2) (54). Contrairement aux médicaments antiviraux, le thé vert semble aider en stimulant le système immunitaire, en renforçant la prolifération et l’activité des cellules T gamma delta, un type de cellules immunitaires qui agit comme une première ligne de défense contre l’infection. Les sujets qui ont bu six tasses de thé par jour avaient jusqu’à 15 fois plus de production d’interféron, qui lutte contre l’infection en à peine une semaine, alors que le café n’a pas produit d’effet (55).
L’explication vient du fait qu’il existe un modèle moléculaire partagé par des cellules cancéreuses, des agents pathogènes et des produits végétaux comestibles, tel que le thé, les pommes, les champignon et le vin. Donc, manger des aliments sains peut aider à maintenir nos cellules immunitaires en alerte, en préparant efficacement nos cellules T gamma delta qui peuvent alors fournir une résistance naturelle face aux infections microbiennes et, peut-être, aux tumeurs (56).
Thé et cancers
La prévention du cancer
Il y a de plus en plus de preuves d’études de laboratoire, de population et interventionnelles humaines, que le thé peut exercer des effets bénéfiques pour la prévention, et peut en outre ralentir la progression du cancer (57).
Non seulement ceux qui boivent beaucoup de thé semblent vivre plus longtemps que ceux qui en boivent moins (Table 5) (58), mais boire beaucoup de thé peut retarder l’apparition du cancer (Table 5). Les femmes atteintes d’un cancer semblaient l’avoir 7 ans plus tard, si elles avaient bu beaucoup de thé par rapport à celles qui en consommaient moins, alors que chez les hommes, c’était 3 ans, la différence homme/femme étant principalement due à la consommation de tabac (59).
Le thé vert peut interférer avec chacune des étapes de la formation du cancer (fig. 2), l’initiation de la première cellule cancéreuse, la promotion en tumeur, la progression et la propagation ultérieures. Le cancer est souvent initié quand un radical libre oxyde l’ADN, provoquant une mutation (57). Mais, 40 minutes après un thé vert, l’on peut voir un bon pic d’antioxydants dans le sang (fig. 1). Cette augmentation peut à son tour, réduire les dommages oxydatifs à l’ADN et ainsi diminuer les risques de cancer (60).
En termes d’effets, la protection de nos gènes, les dommages à l’ADN induits par une oxydation préexistante, étaient plus faibles après avoir bu un thé vert, ce qui suggère qu’il peut aussi stimuler la réparation de l’ADN (61). Dans notre corps, nous avons une enzyme de réparation de l’ADN, l’OGG1, et une heure après une tasse de thé vert, on peut stimuler son activité, mais après une semaine à boire du thé, les résultats sont encore meilleurs (Fig. 1) . Donc la consommation régulière de thé vert peut avoir des bienfaits supplémentaires pour la prévention et/ou la réparation des dommages à l’ADN (62).
Le thé a également des attributs anti-inflammatoire, et peut être utilisé pour le contrôle de la douleur, comme bain de bouche après une chirurgie des dents de sagesse (fig. 2) (63).
En termes de contrôle de la croissance du cancer, à une dose de composés de thé vert équivalente à six tasses, il peut causer le suicide des cellules cancéreuses, l’apoptose (fig. 2), la mort cellulaire programmée, tout en laissant tranquille les cellules normales. Sachant qu’il y a beaucoup de produits de chimio qui peuvent tuer le cancer par la force, mais cela peut aussi rendre les cellules normales vulnérables. Donc le thé vert semble être potentiellement un agent idéal pour la prévention du cancer car il n’a peu ou pas d’effets secondaires, il est efficace contre plusieurs cancers à des doses réalistes, et, il peut être pris par voie orale. Cela marche, en arrêtant la croissance des cellules cancéreuses, ce qui les fait se suicider (64). Mais ceci est basé sur des études in vitro dans un tube à essai.
En tant que traitement
Il se peut que la consommation de thé réduise le risque de cancer buccal (65). Le thé peut non seulement augmenter le pouvoir antioxydant du sang en l’espace de quelques minutes (fig. 1) (60), et réduire l’endommagement de l’ADN par les radicaux libres dans tout le corps au fil du temps (fig. 3) (66), mais il peut également augmenter le pouvoir antioxydant de la salive (Table 2) (67), et réduire les dommages à l’ADN dans les cellules des joues intérieures et des fumeurs, mais pas autant que l’abstinence (fig. 2) (68). Se pourrait-il que le thé aide à prévenir que les lésions orales précancéreuses se transforment en lésions orales cancéreuses ? Plus de 100.000 personnes développent un cancer buccal chaque année à l’échelle mondiale, avec un taux de survie global de moins de 50% après 5ans. Le cancer buccal fait souvent suite à des lésions précancéreuses, et comme chacune d’entre elles à quelques chances de devenir cancéreuse, cela permet de voir si le thé vert peut venir en aide. 59 patients atteints de lésions orales précancéreuses ont été randomisés, pour certains, dans un groupe thé à qui l’on donne des capsules de thé en poudre, tout en peignant leurs lésions avec une poudre de thé vert. Le groupe témoin, lui, reçoit l’équivalent de pilules sucrées et aucune peinture. Résultat, en six mois, les lésions rétrécissent chez 11 parmi les 29 du groupe thé, et seulement 3 sur les 30 du groupe placébo (Table 1). Ces résultats indiquent que le traitement à base de thé peut améliorer les manifestations cliniques de lésions orales. Au vu de la durée de l’essai, il est difficile de déterminer si ça a empêcher les lésions de devenir cancéreuses. Mais parmi les cellules prélevées des lésions, on constate une baisse significative des cellules d’ADN endommagé dans l’espace de 3 mois dans le groupe traité au thé (Table 4) (69), ce qui suggère que les choses allaient dans le bon sens.
Une autre étude, plus longue, mais cette fois-ci, n’observant que les effets du thé pris par voie orale en 2009. On retrouve les mêmes résultats cliniques extraordinaires avec un nombre de lésions précancéreuses en retrait (fig. 1), et l’étude a duré assez longtemps pour voir si moins de personnes finissent par avoir un cancer, mais on trouve autant de nouveaux cas de cancer dans le groupe thé vert que dans le groupe placébo. On voit une plus forte réponse (les lésions s’améliorent), mais aucune amélioration du taux de survie sans cancer (70). Ces études ont été réalisées principalement avec des fumeurs et des anciens fumeurs.
Pour le cancer du poumon, des études de population suggèrent que le thé pourrait avoir un effet protecteur (fig. 2) (71). Dans une étude, 17 patients atteints d’un cancer du poumon au stade avancé. Il leur ait donné l’équivalent de 30 tasses de thé vert par jour, mais aucune réponse objective n’est observée (72). Une autre étude avec 49 patients dont 21 atteints d’un cancer du poumon avec l’équivalent de 4 à 25 tasses de thé vert par jour. Là encore, aucun avantage n’est observé (73). Chez les patients atteints du cancer du poumon, le thé vert ne serait qu’en mesure de réduire les brûlures provenant de la radiothérapie lorsqu’il est soumis à la peau sous forme de compresses (74), réduisant la durée des brûlures (fig. 1.b) (75).
Les effets protecteurs du thé vert appliqué par voie locale sont également observés dans les lésions précancéreuses du col de l’utérus. L’application directe d’une pommade de thé vert est bénéfique chez près des ¾ patients contre une réponse favorable d’environ 10% pour le groupe témoin non traité (76). Mais lorsqu’on ne donne aux femmes que des pilules d’extrait de thé vert, les pilules ne semblent pas aider (77).
Pour le cancer du côlon, qui se développe à partir de la surface intérieure du côlon qui est en contact avec les aliments et les boissons (78). Au sein du côlon, les bonnes bactéries intestinales font fermenter les composés du thé vert produisant des composés comme le 3,4DHPA, qui semblent éliminer les cellules cancéreuses du côlon, tout en laissant les cellules normales relativement intactes, in vitro (fig. 5) (79). Dans une étude, 136 patients avec des antécédents de polypes ont été randomisés pour obtenir ou non des pilules d’extraits de thé vert. L’étude étant au Japon, tous les participants buvaient déjà du thé vert. Il s’agissait plutôt de comparer entre le fait de boire 4 tasses de thé plutôt que 3 tasses de thé. Un an plus tard, sur coloscopie, le groupe buvant le plus de thé vert voit la récurrence de polypes diminué de moitié, et les polypes qui reviennent sont 25% plus petits. S’il existe peu de grandes études sur le sujet, c’est parce que le thé vert est une boisson peu chère et non un produit pharmaceutique (78).
En Allemagne, une association caritative a permis la sortie d’une telle étude. Des chercheurs recrutent plus de 2000 patients (2534) qui seront randomisés (80).
Cas du cancer de la prostate
Le cancer de la prostate est l’une des principale cases de maladies et de décès chez les hommes occidentaux (81). Mais les taux de cancer de la prostate en Asie peuvent être jusqu’à 10 fois moins élevés. La première explication pourrait être génétique, mais en fait non. Les japonais et chinois américains ont également des taux élevés de cancer de la prostate (Table 1) (82).
Aux États-Unis, près d’un homme sur trois dans la trentaine est déjà atteint d’un petit cancer de la prostate, et ce nombre atteint près des deux tiers des hommes américains dans la soixantaine (81). Lors de l’autopsie, il a été découvert que la plupart des hommes âgés avaient des tumeurs cancéreuses inconnues dans leurs prostates. Ce qui est remarquable, c’est que les hommes asiatiques semblent avoir la même prévalence de ces cancers cachés et latents de la prostate à l’autopsie, mais les tumeurs n’ont pas tendance à croitre suffisamment pour causer des problèmes. Au Japon, les hommes ont tendance à mourir avec leurs tumeurs, plutôt que de leurs tumeurs. Bien que la situation soit en train d’évoluer, car les populations asiatiques reproduisent le modèle alimentaire occidental (83). L’alimentation occidentale permettrait la croissance des cancers. Ça pourrait être les carcinogènes dans l’alimentation, accélérant la croissance du cancer. Le régime alimentaire américain typique est riche en graisses animales et en viandes (81). Mais il est possible que ce soit quelque chose de protecteur dans le régime alimentaire asiatique qui ralentit la croissance du cancer, comme les fruits et légumes, les aliments à base de soja ou le thé vert.
Pour savoir s’il existe un lien entre la consommation de thé et le risque de cancer de la prostate, il suffit de voir la consommation de thé des gens atteints du cancer de la prostate et de ceux qui n’en sont pas atteints. Des douzaines d’études ont fait cela, avec des résultats mitigés, la consommation globale de thé a été associée à un risque moindre de cancer de la prostate (fig. 2). Ainsi la consommation de thé pourrait jouer un rôle protecteur (84). Mais ce n’est pas parce que les buveurs de thé ont moins de cancer que c’est nécessairement le thé. Peut-être que boire du thé n’est qu’un signe d’un autre style de vie, plus traditionnel. Peut-être que les buveurs de thé sont moins susceptibles d’être de gros consommateurs de fast food que l’on trouve par milliers au Japon par exemple.
Pour contrôler autant de facteurs que possible, effectuer des études en laboratoire est une possibilité, ou l’on retire tout le reste de l’équation, sauf le thé vert et le cancer de la prostate, en faisant couler les composés du thé vert directement sur les cellules cancéreuses de la prostate dans une boite de Pétri, ce qui peut entrainer leur autodestruction (fig. 2) (85). Mais ce genre d’étude, ne permet pas de réellement savoir ce qui se passe en réalité, si suffisamment de composé de thé vert passeront à travers le sang lorsqu’il sera bu. Il semble en tout cas qu’il faille environ 40 picomoles par millilitre pour réduire de moitié la viabilité des cellules cancéreuses de la prostate humaine dans une éprouvette (fig. 1.a) (86).
En pratique, ça reviendrait à boire 6 tasses de thé vert par jour avant de subir une ablation de la prostate pour pouvoir accumuler cette quantité pour arrêter le cancer dans leur tissus prostatique (87).Ce qui pourrait expliquer pourquoi certaines études n’ont pas réussi à établir de lien entre la consommation de thé et le cancer. Aux US, les gros buveurs de thé peuvent être défini avec plus de 5 tasses de thé par semaine (Table 3)(88). Tandis qu’au Japon, le groupe qui boit beaucoup de thé, peut boire 5 tasses ou plus de thé par jour, ce qui semble réduire de moitié le risque de cancer de la prostate agressif (89), non pas apparemment en empêchant la formation du cancer, mais en ralentissant ou arrêtant la croissance du cancer de la prostate.
En l’espace d’un an, environ 30% de ces lésions se transforment en cancer. Car aucun traitement n’est administré aux patients jusqu’à que le cancer soit diagnostiqué, il est donc opportun de tester l’effet du thé vert durant cette période. Ainsi, 60 hommes avec une prostate précancéreuses et néoplasie intraépithéliale ont été randomisés soit dans un groupe de thé vert ou d’un groupe placebo. La dose de thé vert administré sous forme de pilule représentait à peu près l’équivalent d’environ 6 tasses de thé vert par jour, comparé à des pilules de sucre. Au bout de six mois, ils ont pris des biopsies de tout le monde, et dans le groupe placebo, 6 des 30 avaient développé un cancer puis 3 autres des 24 restant au bout des 12 mois. Donc 9/30 dans le groupe placebo ont développé un cancer, soit 30%, ce qui correspond au chiffre normal quand rien n’est fait. Mais dans le groupe thé vert, aucun n’ont développé un cancer durant les 6 premiers mois, et seulement 1 à la fin de l’année. Donc seulement 1/30, soit près de dix fois moins que le groupe placebo (3,3%) (Table 2). La première démonstration que les composés de thé vert pourraient être très efficaces pour le traitement des lésions précancéreuses avant que le cancer de la prostate ne se développe (90).
Et, même un an plus tard, après avoir arrêté le thé vert, près de 90% du groupe thé vert est resté sans cancer, tandis que plus de la moitié du groupe placebo ont développé un cancer (fig. 1). Cela donne à penser que les avantages du thé vert peuvent être de longue durée, globalement une réduction de près de 80% du cancer de la prostate (91).
Pour les personnes ayant déjà le cancer déclaré, un extrait de thé vert a été donné à 26 hommes avec un cancer de la prostate confirmé pour une moyenne d’environ 1 mois avant qu’ils aient leurs prostates enlevées et qu’il y avait une diminution significative dans un certain nombre de marqueurs biologiques du cancer (Table 1), tels que les niveaux de PSA, ce qui suggèrent un rétrécissement de la tumeur, mais il n’y avait pas de groupe de contrôle et l’étude a été financé par la société de supplément elle-même (92).
Lorsque des groupes indépendants ont voulus reproduire les résultats dans une étude randomisée, ils ont échoué à trouver une amélioration statistiquement significative. Peut-être que le thé vert est efficace seulement dans l’état précancéreux, mais pas assez puissant pour influer sur le cancer de la prostate existant (93). Et ça n’a pas aidé non plus pour le cancer métastatique dans deux autres études qui ont essayés (94,95).
Contamination au plomb
La Chine brule presque la moitié du charbon du monde (47%), crachant ainsi des métaux lourds tels que le mercure et le plomb dans l’atmosphère et affectant le développement des enfants aux alentours. Mais, même sans vivre en Chine, on peut être exposé au mercure qui se dépose dans les océans, si l’on mange du poisson ou des fruits de mer (96). Mais, il existe un autre produit provenant majoritairement de Chine, le thé. La Chine est l’un des plus grands exportateurs, mais leur industrialisation est rapide et a soulevé des inquiétudes au sujet de la contamination au plomb (97).
Le plomb est une toxine qui peut affecter presque tous les organes du corps. Et plus il y a de plomb dans le sol, plus il finit dans les feuilles de thé (fig. 6.a), et plus le thé est cultivé près des autoroutes, plus les niveaux de plomb sont élevés (fig. 4), ce qui laisse penser que l’essence au plomb (interdite en Chine qu’en 2000) peut également jouer un rôle. Et tout comme les poissons qui vivent le plus longtemps, accumulent le plus de mercure, les feuilles qui vivent le plus longtemps, accumulent le plus de plomb (fig. 4) (98).
Les jeunes feuilles de thé semblent avoir deux à six fois moins de plomb que les feuilles de thé matures (97). Ainsi, non seulement les jeunes feuilles qui sont utilisées pour faire le thé vert et le thé blanc ont nettement moins de plomb que les feuilles les plus anciennes utilisées pour faire le thé noir et le thé oolong (98), le plomb dans les thés noir et oolong semble être libéré beaucoup plus facilement dans l’eau du thé quand celle ci est brassée (Table 2). Et donc le risque de ce plomb peut être 100 fois plus faible pour le thé vert par rapport au thés oolong et noir (Table 3) (99).
Puisque certains fongicides peuvent présenter des impuretés de métaux lourds, on peut supposer que les thé bios devraient être moins contaminés (100), mais dans une étude sur 30 thés communs dans les magasins en Amérique du Nord, il n’est pas apparu que ces thés bio soient moins toxiques que le thé ordinaire (Table 3), même si vraisemblablement, le thé bio devrait avoir beaucoup moins de contamination de pesticides. En terme de plomb, la source du thé, le pays d’origine, semble être le plus important (Table 4). Su la base des limites de sécurité les plus strictes dans le monde (US California Prop 65) et les (Table 2), la limite de consommation de thé vert pour un adulte qui n’est pas enceinte est sans importance quelque soit sa provenance. Pour le thé noir, la limite devrait être de trois tasses par jour au vu des niveaux de plomb dans les échantillons chinois. Pour un enfant, la limite de thé vert chinois ou japonnais devrait être de 4 tasses dans la journée. Non à cause du plomb, mais de la teneur en caféine. Et de une tasse maximum par jour pour le thé noir. Pour les femmes enceintes, au vu du plomb, la limite serait de 1 tasse de vert chinois et de limiter à 4 tasses par jour de thé japonnais en raison non pas de l’exposition au plomb, mais de l’apport en caféine. La consommation de thé noir ne leur ait pas recommandé (101).
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