La modification du style de vie et la prévention des maladies chroniques [en cours]
L’ADN n’est pas notre destinée
Il existe actuellement un ensemble important de preuves illustrant l’impact significatif d’un mode de vie sain sur la réduction de la mortalité toutes causes confondues, c’est à dire le décès toutes causes confondues et la prévention des maladies chroniques comme les maladies du cœur, les AVC, le diabète et le cancer (1). Et surtout, qu’il ne s’agit pas d’un problème de destinée issue de la génétique. Selon l’ancienne chaire de nutrition de Harvard, on sait depuis un moment, que pour la plupart des maladies qui jouent un rôle important dans la mortalité des populations occidentales, les facteurs non génétiques représentent souvent au moins 80 à 90% du risque. On le sait parce que les taux des principales causes de décès, comme les maladies cardiovasculaires et les principaux cancers, varient jusqu’à 100 fois dans le monde et que, lorsque des gens migrent de pays à faible risque vers des pays à haut risque, leurs taux de maladie changent souvent pour s’adapter à ce nouvel environnement. Actuellement, on a par exemple pu identifier des facteurs comportementaux modifiables, y inclus des aspects spécifiques de l’alimentation, le surpoids, l’inactivité et le tabagisme qui représentent plus de 70% du risque de subir une attaque ou de contracter un cancer du côlon, plus de 80% du risque de maladie coronarienne, et plus de 90% du risque de diabète de type 2. Toutes ces maladies peuvent être évitées par nos actions. Car si l’essentiel du pouvoir est entre nos mains, pourquoi affecte-t-on plus de ressources au traitement qu’à la prévention ? Et même les stratégies préventives sont fortement axées sur la pharmacologie plutôt que sur l’amélioration de l’alimentation et de mode de vie, qui pourraient être plus rentables. Le problème est que beaucoup de stratégies pharmacologiques ne s’attaquent pas aux causes profondes de la maladie, qui ne sont pas des carences en médicaments (2). Même si les pratiques reconnues et établies liées aux maladies chroniques préconisent un changement de mode de vie comme première ligne de traitement, les médecins ne suivent souvent pas ces recommandations (3). En ignorant les causes profondes des maladies et en négligeant de prioriser les mesures de préventions liées au mode de vie, la communauté médicale met les gens en danger (4). Les soins médicaux traditionnels reposent surtout sur les médicaments et la chirurgie après l’apparition des maladies alors que la médecine basée sur le mode de vie, consiste à adopter une alimentation optimale, un régime à base d’aliments complets et de végétaux et à faire de l’exercice pour prévenir, arrêter et guérir les maladies chroniques qui, sinon, entraineraient une invalidité et un décès prématurés, en se concentrant sur les causes profondes de la maladie (5). Les médecins ne doivent tout simplement pas être les toutous des sociétés pharmaceutiques. La relation collégiale, professionnelle et personnelle entre la médecine et l’industrie pharmaceutique est une illusion soigneusement entretenue par l’industrie pharmaceutique qui considère toutes les transactions avec les médecins en termes financiers finement calculés. Big Pharma est heureux de jouer le rôle de l’oncle généreux et génial jusqu’à ce que les médecins veuillent parler de sujets qui leurs sont interdits, comme les bienfaits d’un régime ou de l’exercice physique, ou la relation entre la médecine et les entreprises pharmaceutiques. (Aux médecins), « Ne soyons pas le toutou de Big Pharma. Plutôt que de nous asseoir confortablement sur les genoux de notre maître, retournons-nous et mordons quelque chose de tendre » (6).
Traiter les causes de la maladie avec la médecine des habitudes de vie
La plupart des raisons pour lesquelles les gens vont consulter leur médecin est pour des maladies qui auraient pu être évitées (7). Mais la médecine centrée sur le style de vie n’est pas seulement la prévention des maladies chroniques, mais aussi sur leur traitement. Mais pas seulement le traitement de la maladie, car il s’agit avant tout de traiter les causes de la maladie. Si les gens font seulement 4 choses simples, comme ne pas fumer, faire de l’exercice à raison de 30minutes/jour, adopter une alimentation qui met l’accent sur les végétaux entiers, et ne pas devenir obèse. Cela suffirait à prévenir la plupart des cas de diabète, crises cardiaques, la moitié des AVC et le tiers des cancers. Même des changements plus modestes peuvent être plus efficaces dans la réduction des maladies cardiovasculaires, de l’hypertension artérielle, de l’insuffisance cardiaque, des AVC, du cancer, du diabète, et la mortalité toutes causes que quasiment toute autre intervention médicale. Les principales différences entre la médecine de style de vie et la médecine conventionnelle est qu’au lieu de traiter les facteurs de risque, on traite les causes sous-jacentes de la maladie. Généralement, les médecins traitent les facteurs de risques de la maladie comme donner une prescription à vie de médicaments pour baisser la pression artérielle, la glycémie et le taux de cholestérol. Alors que c’est facteurs ne sont ici que des symptômes des maladies. L’hypertension artérielle n’est qu’un symptôme évoquant des artères dysfonctionnelles malades. On peut donc baisser ses valeurs avec des médicaments, mais on ne traite pas les causes sous-jacentes, qui revient souvent à des choses comme l’alimentation et l’exercice. Faire abstraction de la cause sous-jacente et traiter seulement les facteurs de risque est un peu comme « essuyer le sol autour d’un évier qui déborde au lieu de juste fermer le robinet », ce qui explique pourquoi les médicaments doivent généralement être pris pour la vie (8). Les médecins contemporains sont plus souvent formés à éponger le sol plutôt que de fermer le robinet, ce qui profite grandement à l’industrie pharmaceutique qui a ici une source de revenu durant toute la vie d’un patient. « La médecine moderne fait de grands progrès, mais seulement dans la mauvaise direction » (9). Lorsque les causes sous-jacents des habitudes de vie sont abordées, les patients sont souvent en mesure d’arrêter les médicaments ou d’éviter la chirurgie. Des milliards (aux US ici, mais identique en Europe) sont dépensés pour ouvrir la poitrine des gens, mais il est plutôt rare que cela prolonge effectivement la vie de quiconque. En revanche, avec la médecine du style de vie, il est possible d’éliminer 90% des maladies cardiaques. Et elles comptent pour plus de décès prématurés que tout autre maladie et est presque entièrement évitable simplement en changeant le régime alimentaire et les habitudes de vie. Et ces mêmes changements peuvent prévenir ou inverser de nombreuses autres maladies chroniques avec les mêmes changements alimentaires. Une des raisons pour lequel les médecins ne le font pas, c’est qu’ils ne sont pas payés pour le faire. Personne ne profite de la médecine des habitudes de vie, ainsi ça ne fait pas partie de l’éducation ou de la pratique médicale. Présentement, les médecins manquent de formations et d’incitations financières, alors ils continuent de faire ce qu’ils savent faire : prescrire des médicaments et effectuer des chirurgies (8). Après que Dean Ornish eut prouvé qu’il était possible d’inverser la maladie cardiaque, de dégager les artères sans médicaments, ni chirurgie. juste un régime à base de plantes et d’autres changements sains de style de vie (10). Dean Ornish annonce néanmoins sa déception, vu le peu d’effet qu’on eut ses études sur la pratique courante de la cardiologie. Malgré le fait qu’il ait trouvé un remède efficace pour les maladies cardiovasculaires. Le remboursement des médecins, a-t-il réalisé, est un déterminant beaucoup plus puissant de la pratique médicale que la recherche. Le remboursement avant la recherche, le salaire avant la science, la richesse contre la santé. Il n’en tire pas un portrait très flatteur de la profession de santé qui pense profit avant tout (11).
La prévention plutôt que la cure
Pourquoi changer notre mode de vie et notre alimentation, quand on peut tout simplement attendre et laisser la médecine moderne nous guérir ? Tout simplement parce que les traitements en place ont une efficacité qui est surestimé, notamment pour ceux du dépistage du cancer et des remèdes comme les médicaments anti-cholestérol dans la prévention des maladies (12). À tel point que si l’on disait aux patients, que tout cela n’a que peu d’effet bénéfique, 90% ont déclaré qu’ils ne se donneraient même pas la peine de les prendre. La raison pour laquelle l’on devrait manger plus sainement plutôt que de compter sur une solution médicale moderne, c’est qu’on pourrait aussi avoir cette même confiance excessive dans le traitement (13). Lors d’une étude à grande échelle, comprenant plus de 200000 tests, on a découvert que, oui, les pilules et la chirurgie peuvent certainement aider, mais de réels effets très importants démontrés par des preuves substantielles semblent être rares en médecine, et des effets positifs importants sur la mortalité, allongeant notablement la vie des gens, sont pratiquement inexistants (notamment les maladies chroniques) (14).
La médecine moderne n’a pas grand chose à offrir pour les maladies chroniques et peut en fait, faire plus de mal que de bien (15). En outre, les effets secondaires des médicaments sur ordonnances tuent environ 106 000 aux US (1996) (trouvé 18000 en France en 2015 ou avant, à voir pour la source) (16). Et il ne s’agit ici que des décès médicamenteux sur ordonnance. Il y a également environ 7000 décès dût aux mauvaises prescriptions, 20000 du fait d’autres erreurs commises dans les hôpitaux. Auquel on peut rajouter 80000 d’infections contractées à l’hôpital et enfin, 12000 à cause d’une opération non nécessaire (15). Le nombre d’infections contractés à l’hôpital est d’ailleurs en légère hausse, puisqu’il passe en 2002 (2000 avant) à 98987 décès (17). Ces chiffres de mortalité ont été accueillis par les médecins avec incrédulité et l’inquiétude que cette information pourrait saper la confiance du public (18). Si on fait les comptes, cela fait 225000 morts de causes iatrogènes aux US (15). Il serait en 2015 de 50000 et en 2019 de 60000 en France (19). Tout cela ne concerne que les patients hospitalisés. Dans les cabinets médicaux, les effets indésirables peuvent envoyer des millions de gens à l’hôpital et peut entraîner 199000 décès supplémentaires (20). Ces études ne comptent pas non plus les victimes de blessures non fatales. En se basant sur ces estimations basses (IOM report annonce non pas 225000 mais 284000 décès), la profession médicale constitue la 3ème cause de décès aux États-Unis (identique en France) (15). Il faut néanmoins noter que la plupart des morts sont des personnes malades (maladie cardiaque, cancer, diabète…), ce ne sont pas des personnes en bonnes santés. Il faut être à l’hôpital pour être tué par une erreur de l’hôpital.
Cette dernière phrase montre toute l’importance de la médecine de style de vie, parce que les raisons les plus courantes pour lesquelles les gens prennent des médicaments ou sont hospitalisés sont des maladies qui peuvent être évitées avec un régime alimentaire et un mode de vie sains. Le meilleur moyen de ne pas subir les effets néfastes des soins médicaux est de ne pas tomber malade en premier lieu.
Il n’est jamais trop tard pour changer
En 1907, le New-York Times a fait un rapport sur une étude portant sur 4600 cas de cancer étudiés sur 7 ans, suggérant que la consommation accrue d’aliments d’origine animale était à blâmer (21). Un siècle plus tard, en 2014, une étude sur le sujet concluait que la mortalité due à toutes les causes confondues, comme la cardiopathie ischémique et les maladies circulatoires et cérébrovasculaires étaient significativement plus faibles chez ceux qui ne mangent pas de viande, avec de plus, moins de cancer et de diabète (22). Fait surprenant sur le fait d’avoir trouvé des résultats significatifs alors que dans ces études, les gens n’avaient cessé de manger de la viande que tard dans la vie. On peut le voir sur une des plus grandes études, EPIC (Étude européenne prospective sur le cancer et la nutrition) dans laquelle jusqu’à ¹/₃ mangeaient végétarien depuis moins de 5ans (Table 1), et ils ont quand même fini avec des taux plus bas de maladie cardiaque qu’ils soient jeunes ou vieux, en surpoids ou non, fumeurs, anciens fumeurs ou non fumeurs (fig.1)… Ceux qui avaient cessé la viande avaient moins de risque, montrant que des comportements alimentaires néfastes passés pouvaient être inversés en quelques années à manger plus sainement (23).
Si l’on regarde les pays ayant abandonné les régimes traditionnels à base de plantes, pour des régimes de type occidental, cela peut prendre entre 15 et 25 ans pour que les taux de cancer augmentent. Il faut plusieurs décennies pour que la plupart des tumeurs se développent (24). En Asie par exemple, le changement de régime alimentaire s’est accompagné d’une forte augmentation de la mortalité des cancers du sein (fig.1), du côlon et de la prostate (fig.2). Mais cela peut prendre des années d’un mode de vie favorable au cancer. Il existe les mêmes conclusions avec les études sur la migration. Les hommes quittant la Chine rurale pour se rendre aux États-Unis font face à une augmentation spectaculaire du risque de cancer, mais les tumeurs prennent du temps à se développer (25). Il est donc possible après des années d’alimentation déficiente, de renverser le risque des maladies chroniques avec un régime plus sain (22). Un éditorial ayant accompagné une grande étude sur les américains mangeant des régimes à base de plantes se demandait s’il ne fallait pas qu’on devienne tous végétarien (26). Dans cette étude, ils ont trouvés que les régimes végétariens étaient associés à une baisse de la mortalité, donc ceux qui adoptent le régiment végétarien vivent en moyenne plus longtemps (27). Cette étude ne comprenait d’ailleurs que des « semi-végétariens », c’est à dire consommant de la viande ou du poissons au moins une fois par mois, mais pas plus d’une fois par semaine. L’impacte négatif de la viande consommée quelques fois par mois n’est pas encore clair. Néanmoins, nous devrions limiter cette consommation de malbouffe et de graisse animale, et surtout manger plus de fruits et de légumes. La plupart des autorités recommandent aussi les céréales complètes, haricots et noix. Au lieu de se battre pour savoir quel est le meilleur régime, il faut connaitre ces caractéristiques communes associées à moins de maladies, et plutôt concentrer l’attention pour aider les patients à éviter les pressions commerciales intenses qui les poussent à manger autrement (26).
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