Rythme circadien dans le cadre de l’obésité
La vie sur terre est régit par un cycle de 24 heures dans lequel pendant des milliards d’années, la vie a évolué. Les organismes vivants dont nous faisons partis sont finement réglé selon ce schéma (1). Même quand on prive un organisme, des gens de lumière en les mettant dans l’obscurité totale, sans aucune indication de l’heure leur corps continue de suivre ce cycle de 24 heures. C’est le rythme circadien (2). Des biopsies de tissus humains ont d’ailleurs montré que les cellules continuaient ce cycle hors du corps, dans un boite de Pétri (3). Car chaque tissu ou organe du corps à sa propre horloge interne. En fait, notre corps possède un puissant et complexe système d’horloges internes qui dirige aussi bien nos schémas comportementaux (manger, jeûner, dormir, veiller…) mais également notre physiologie interne tel que la température corporel, la pression sanguine, production hormonale, digestion et activité immunitaire (4-5-6). Même l’expression de nos gènes à des fluctuations journalières, faisant du rythme circadien le plus vaste système de régulation du corps (7). Le cycle circadien permet une bonne prévisibilité et une division fonctionnelle du travail afin que chacun des processus corporels puisse se produire au meilleur moment (8). Et c’est ici qu’on peut mettre en évidence un problème que beaucoup si ce n’est tout le monde n’a pas vécu avec le décalage horaire de quelques heures et les perturbations qui y sont liées (9). Le rythme circadien régit aussi bien les cycles de la vie (sommeil, manger…) que les prises médicamenteuses qui ont des réactions d’intensités différentes selon les moments de la journée. Il a été constaté dans une étude sur plus de 14000 auto empoisonnements que les personnes qui essayaient de se suicider le matin étaient plus de deux fois susceptibles de mourir que les personnes qui ingéraient la même dose le soir (10). Il en va de même par exemple pour la chimiothérapie, qui, prise au bon moment, peut non seulement s’avérer être 5 fois moins toxique, mais aussi 2 fois plus efficace contre le cancer. L’heure a laquelle nous effectuons certaines actions est primordiale pour le bon fonctionnement de notre organisme. Notre corps absorbe, distribue, métabolise et élimine différemment ce qu’on ingère selon le moment d’ingestion d’après un cycle de 24 heures (11). Par exemple, lorsqu’on randomise des personnes ayant de l’hypertension pour la prise d’un traitement, et en leur donnant le traitement (pilules hypotensives) le soir au lieu du matin, il s’avère que le groupe du soir contrôle mieux leur tension et ont moins de crises cardiaques et d’AVC, ils réduisent le risque de mourir de moitié (12). Alors que généralement, la plupart des médecins et pharmaciens recommandent aux patients de prendre les médicaments le matin (13).
La chronothérapie ayant un grand impact sur l’efficacité d’un traitement, il est fortement probable que l’heure des repas, le style de vie (organisation du temps) ont une grande incidence (14). Dans un exposé, au sujet des traitements efficaces contre l’obésité, il a été noté l’importance non seulement de la quantité, mais également du moment de l’apport calorique, suggérant que consommer plus de calories plus tôt dans la journée peut aider à contrôler le poids (15). Il semblerait que depuis quelques décennies, on est tendance à prendre une plus grande proportion de nourriture plus tard dans la journée (16). Habitude qui pourrait être en corrélation avec l’augmentation de l’obésité dans le monde. Il semble y avoir une relation entre le moment des repas et de la prise de poids. En effet, les femmes et hommes prendraient moins de poids lorsque les repas sont plutôt pris en matinée (17). L’heure de la prise de nourriture peut prédire l’efficacité de la perte de poids. En trouvant également que ceux qui prenaient leur repas principal tôt perdaient plus de poids que ceux qui prenaient leur repas plus tard (18). Mais peut-être que les gens qui mangent tardivement ont plus souvent de mauvaises habitudes alimentaires comme de manger devant la télévision (19). Il a été trouvé des tendances chez les personnes se couchant tardivement à consommer plus de malbouffe, plus de sodas et moins de fruits ou légumes (20). Car il se pourrait que l’Homme ait une capacité limité à résister dans le temps. À mesure que la journée passe, cette capacité diminuant, nous rendant plus vulnérables aux tentations ( 21). Le surpoids ou le gain de poids obtenu par les personnes mangeant plus tardivement serait-elle dû au fait qu’elles mangent en plus grande quantité ? La réponse est négative ! Il semblerait que les personnes mangeant plus tôt dans la journée, consomment autant de nourritures quotidiennement. L’activité physique étant également similaire entre les deux groupes. Seul le moment de l’apport calorique était significativement différent (18).
Il est donc judicieux de recommander de ce sustenter en journée plutôt que le soir pour éviter de prendre du poids (22). Pour voir la véritable efficacité du moment des repas, des groupes d’une étude ont pris un unique repas par jour. Soit au petit déjeuner, soit au diner. Il est clairement montré que le groupe du petit déjeuner avait perdu plus de poids, à raison de 1 kilogramme par semaine en moyenne en donnant aux groupes 2000 kilocalories à prendre en un seul repas (23). Il se pourrait que l’on soit plus affamé le soir lorsque nous avons passé la journée actif sans manger, alors que la nuit permet de ne pas y penser. Naturellement, et du fait du rythme circadien, la sensation de faim est maximale aux alentours de 20 heures et est minimale aux alentours de 8 heures du matin (24). Montrant ainsi que notre appétit n’est pas seulement comportemental, il est également biologique. Tout comme le reste des processus qui sont gérés par le système circadien comme la température qui est plus basse aux alentour de 4 heures du matin que l’on soit en train de dormir ou actif (25). Dans l’étude précédente, il était question de ne prendre qu’un unique repas dans la journée. Que se passerait-il si plus pragmatiquement, l’on déplaçait la répartition calorique dans la journée. Avec par exemple plus de calories prisent le matin. C’est ce qui a été fait avec deux groupes de femmes obèses ou en surpoids. Les deux groupes avaient le même nombre de calories au total (environ 1400 kilocalories). L’un des groupes recevait 700 kilocalories au petit déjeuner, 500 kilocalories à midi et 200 kilocalories au dîner. L’autre groupe était inversé. Avec le même nombre de calories, la même portion journalière entre les deux groupes. Sans surprise, le groupe ayant eu les repas les plus importants en début de journée est celui qui a perdu le plus de poids. Ce groupe a perdu plus du double en poids par rapport à l’autre groupe, c’est à dire 5 kilogrammes de plus (8,5 kilogrammes contre 3,5 kilogrammes de perte), mais également 6 centimètres en plus de tour de taille perdu sur 12 semaines avec le même nombre de calories. Seul la répartition journalière a été modifiée, révélant ainsi l’importance de la chronobiologie et du respect d’un certain rythme de vie conditionné par le rythme circadien (26). Avec une répartition différente, c’est à dire avec une augmentation de la part du plus petit repas et d’une diminution de la part du déjeuner (50% petit déjeuner, 30% déjeuner et 20% dîner) et d’un groupe inversé (20%-30%-50%), même résultat dans une étude ayant les mêmes conditions d’application avec une différence de perte de poids de 4 kilogrammes de différence environ en seulement 8 semaines. Sans différence sur le nombre total de calories ou d’activités physiques entre les deux groupes (27). D’autres études confirment ses résultats. Le message est ici clair si l’on veut optimiser ou avoir une perte de poids et amaigrissement significativement plus important. Finalement, le simple fait de déplacer une grande partie des calories dans le repas du midi par rapport à celui du soir reste efficace dans le cadre d’une perte de poids (28-29). Il existe un avantage métabolique à déplacer la plus grande partie des calories en début de journée (30).
Mais cet avantage dans la perte de poids lorsqu’on déplace la majeure partie de sa ration calorique plus tôt dans la journée ne va être valable que lorsque la prise alimentaire sera saine et équilibrée. On peut le voir dans cette étude au résultat contradictoire car le groupe ayant la majeure partie de leurs calories le matin avait pour petit déjeuner des sucreries comme du chocolat, des cookies, mousse au chocolat, donuts et glaces (31). Ce qui est consommé revêt plus d’importance que le moment des repas. La chrono-nutrition ne peut pas remplacer un régime sain, mais reste un élément d’optimisation incontournable (14).
La raison qui fait que nous brûlons plus de calories le matin que le soir pour le même repas, la même nourriture. C’est la thermogenèse. Notre corps investit directement les calories qu’il ingurgite. Quand nous mangeons le matin, le corps fournit du glycogène aux muscles, qui représente la principale source d’énergie du corps pour nourrir les muscles. Cette transformation en glycogène consomme de l’énergie. Le soir, le processus est différent, plutôt que de stocker du sucre dans le sang en glycogène dans les muscles, il utilise les calories directement comme source d’énergie, impliquant de brûler moins d’énergie et de moins puiser dans les réserves tel que la graisse corporelle. Car le matin, le corps s’attend à une journée d’activités, donc au lieu de brûler les calories du petit déjeuner, le corps continue de se servir dans les réserves de gras pendant que nous envoyons les calories du petit déjeuner pour nourrir les muscles de réserves d’énergies nécessaire pour bouger le reste de la journée.
La raison pour laquelle il faut plus de calories pour digérer un repas du matin est qu’au lieu de simplement brûler le glucose directement, le corps utilise de l’énergie pour enchaîner des molécules de glucose pour fabriquer du glycogène dans les muscles qui sera de nouveau transformé en glucose plus tard dans la journée. Il y a donc une étape supplémentaire par rapport au soir qui fait que le corps dépense de l’énergie supplémentaire. Énergie puisé dans notre corps, laissant ainsi moins de calories. Par ailleurs, les muscles sont particulièrement sensibles à l’insuline, permettant l’absorption rapide du sucre dans la circulation sanguine pour accumuler des réserves en glycogène. À l’inverse, le soir, les muscles sont plus résistant à l’insuline. Ils prennent alors plus difficilement le sucre du sang faisant en sorte que pour un même repas entre le soir et le matin, la glycémie est deux fois plus importante pour ceux prenant le repas le soir (33). Déplacer la prise de calories le matin semble avoir un avantage en plus d’un meilleur contrôle du poids. Celui d’un meilleur contrôle du sucre dans le sang qui peut être particulièrement intéressant pour les personnes diabétiques.
Un style de vie important
Les heures des repas est important dans le cadre de l’obésité, mais surtout dans le cadre d’une bonne santé, mais ils sont souvent conditionnés par son ou ses rythmes de vie. On remarque que les travailleurs de nuit ont un taux de mortalité plus élevé due aux maladies cardiaques, AVC, diabètes, démence, et cancer (34). Reste à savoir les raisons. À savoir si c’est due à un manque de sommeil ou des choix nutritionnelles. Des études ont été mené dans ce sens et de manière contrôlés. Avec des groupes ayant le même régime alimentaire, le même nombre d’heures de sommeil, mais à différents moment de la nuit ou de la journée a induit une tension artérielle plus importante, un cholestérol plus élevé et des inflammations (35-36). Déplacer les repas la nuit dans le protocole de simulation d’horaire décalé a rendu 1/3 des participants pré-diabétiques en seulement 10 jours (37). L’organisme n’est tout simplement pas conçu pour gérer la nourriture pendant la nuit (38). Éviter de manger la nuit est aussi important que d’éviter les éclairages trop important la nuit. Bien que le contrôle de l’éclairage est impossible pour les personnes travaillant la nuit, il est toujours possible d’agir sur l’autre partie, la nourriture, en essayant de minimiser sa prise permettant ainsi de limiter les conséquences métaboliques négatives du travail en horaires décalés (39). L’autre problème qui se pose avec le travail de nuit intervient au moment de rentrer chez soi. En effet, une grande majorité (81%) des sujets dans le scénério du travail de nuit ont choisi des aliments gras comme des croissants. Comparé à seulement 43% dans le cas du groupe de contrôle qui travaillait de jour (40). Tout comme le travail décalé crée une fatigue supplémentaire qui n’incite pas à faire de l’exercice (41). Même s’il s’avère qu’avec le même niveau d’exercice, le décalage horaire peut affecter la dépense énergétique. Il a été trouvé qu’on brûle 12 à 16% de calories en moins quand on dort pendant la journée que pendant la nuit (42). Par ailleurs, le décalage n’a pas besoin d’être vécu sur une semaine complète. Une simple grasse matinée le week-end peut bousiller le métabolisme. Il s’agit du décalage social qui est le décalage dans les horaires de sommeil entre les jours de travail et les jours de repos. D’un point de vue circadien, quand on va au lit tard et qu’on dort tard le week-end, c’est comme si on voyageait de quelques fuseaux horaires en revenant le lundi au travail. Sachant que les effets des décalages liés aux voyages durent quelques jours. Que pourrait être les conséquences de décaler constamment nos heures de sommeil pendant toute notre période d’activité professionnelle (43-44) ? D’après des études de populations que les personnes ayant au moins une heure de décalage social par semaine (représentant ²/₃ des personnes) ont deux fois plus de risques d’être obèses (45). La régularité du sommeil est importante, tout comme peut l’être la régularité des repas est aussi importante et mis en avant depuis longtemps avec par exemple Hypocrate. Et validé encore récemment avec des études de populations qui suggèrent que ceux qui mangent de manière irrégulière avait un désavantage métabolique (46). D’autres études, interventionnelles celles-ci ont montré que manger de manière irrégulière chaque jour peut causer une perte de sensibilité à l’insuline, augmenter le cholestérol et réduire la dépense calorique immédiatement après le repas aussi bien chez les personnes maigres ou obèses (47-48). Le fait est que les personnes en surpoids ont tendance à manger plus de manière irrégulières (49). En 2016, contrairement aux études précédentes, a voulu démontrer les effets des repas irréguliers mais cette fois-ci avec des régimes identiques pour voir si l’irrégularité à des effets métaboliques. Durant deux périodes, les participants ont été randomisés pour manger les mêmes repas de manière régulière ou irrégulière. Pendant la période irrégulière, les gens avaient une tolérance au glucoce dégradée, signifiant qu’elles avaient plus de sucre dans le sang après le repas, et une thermogenèse plus faible, correspondant à moins de calories dépensées pour assimiler le repas. La différence dans la thermogenèse n’était que de 10 kilocalories par repas ce qui est très faible. À la fin de l’étude, il n’y avait pas de différence de poids entre les deux groupes en 2 semaines (50). Mais la thermogenèse induite par le régime peut créer un signal de satiété. Ce travail supplémentaire de l’organisme pour la digestion peut apaiser l’appétit (51). Et c’est effectivement ce qui a été trouvé dans l’étude précédente avec des scores indiquant un effet de satiété plus important et moins de faim pour le groupe ayant des repas réguliers. Pouvant se traduire par un meilleur contrôle du poids sur le long-terme (50).
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