Choline et cancer

Des chercheurs d’Harvard ont pris plus d’un millier d’hommes ayant un commencement de cancer de la prostate. Ils les ont suivis quelques années pour si un élément dans leur alimentation est associé à une résurgence du cancer comme une progression aux os. Par rapport aux hommes qui ne mangeaient pas d’œufs, ceux qui mangeaient moins d’un œuf par jour, avaient une augmentation significative de 2 fois le risque de progression du cancer de la prostate. Ceux consommant de la volaille, avait un risque jusqu’à 4 fois supérieur. Ils se pourraient que ce soit les carcinogènes de la viande cuite, les amines hétérocycliques qui, pour une raison s’accumulent plus dans les muscles de poulet et de dinde que dans les autres viandes. Pour les œufs, l’explication serait peut être la choline. « Un mécanisme plausible qui peut expliquer l’association entre les œufs et la progression du cancer de la prostate est un taux élevé de choline dans l’alimentation ». La consommation d’œuf est un déterminant du taux de choline dans le sang, et les taux élevés de choline ont été associés à un plus grand risque de contracter le cancer de la prostate. La choline dans les œufs peut à la fois augmenter le risque de le contracter puis qu’il se propage, et de tuer (1).
La consommation de choline et le risque de cancer de la prostate mortel. Sa consommation, associé au cancer et à sa propagation mais augmente significativement le risque d’en mourir. Les plus gros mangeurs avaient un risque accru de 70% de cancer de la prostate mortel. La viande, le lait et les œufs ont tous été associés à un cancer avancée de la prostate du fait de la choline (2).
Les hommes consommant 2 œufs et demi ou plus par semaine (1 tous les 3 jours), avaient un risque de cancer de la prostate mortel accru de 81%. Ça pourrait être le haut taux de cholestérol présent dans les œufs qui augment le risque de cancer mortel, mais ça pourrait également être la choline (3).
Sa concentration est si élevée dans les cellules cancéreuses qu’en suivant son accumulation dans le corps, on peut suivre la propagation du cancer dans le corps (4).
La raison serait que la choline alimentaire est converti dans l’intestin en triméthylamine puis en TMAO. Les chercheurs d’Havard ont pensé que la TMAO provenant de l’apport alimentaire élevé en choline pouvait augmenter l’inflammation, ce qui pourrait favoriser la progression du cancer de la prostate vers une maladie mortelle (2).
Une équipe de recherche de Cleveland a donné des œufs durs à des hommes. Un pic de TMAO, similaire à celui d’une étude sur la carnitine (viendra plus tard). Les œufs sont aussi responsable que la viande rouge ou de poulet. Et les liens entre les niveaux de TMAO dans le sang et les AVC, les crises cardiaques et la mort ont été observé même dans les groupes à faible risque, comme ceux ayant de bas niveaux de cholestérol. Manger des œufs augmente le risque quel que soit notre niveau de cholestérol du fait de la choline (5).
La choline est pourtant un élément souvent mis en avant sur divers sites sans faire mention du caractères cancérigènes, responsable de la progression du cancer.

  1. E. L. Richman, M. J. Stampfer, A. Paciorek, J. M. Broering, P. R. Carroll, J. M. Chan. Intakes of meat, fish, poultry, and eggs and risk of prostate cancer progression. Am. J. Clin. Nutr. 2010 91(3):712 – 721.
  2. E. L. Richman, S. A. Kenfield, M. J. Stampfer, E. L. Giovannucci, S. H. Zeisel, W. C. Willett, J. M. Chan. Choline intake and risk of lethal prostate cancer: Incidence and survival. Am. J. Clin. Nutr. 2012 96(4):855 – 863.
  3. E. L. Richman, S. A. Kenfield, M. J. Stampfer, E. L. Giovannucci, J. M. Chan. Egg, red meat, and poultry intake and risk of lethal prostate cancer in the prostate-specific antigen-era: Incidence and survival. Cancer Prev Res (Phila) 2011 4(12):2110 – 2121.
  4. E. Ackerstaff, B. R. Pflug, J. B. Nelson, Z. M. Bhujwalla. Detection of increased choline compounds with proton nuclear magnetic resonance spectroscopy subsequent to malignant transformation of human prostatic epithelial cells. Cancer Res. 2001 61(9):3599 – 3603.
  5. W.H. Wilson Tang. Intestinal Microbial Metabolism of Phosphatidylcholine and Cardiovascular Risk. 2013 n engl j med 368;17.