Maladie de Crohn
La maladie de Crohn est une maladie auto-immune, une maladie inflammatoire de l’intestin où votre corps attaque vos propres intestins. Il n’y a actuellement aucun remède contre cette maladie et la recherche se concentre sur comment contrôler les symptômes. Il n’y a pas de traitement médical ou chirurgical définitif (1).
Le mieux est d’adopter un régime alimentaire à base de plantes, qui à ce jour à assuré le meilleur résultat pour la prévention des rechutes. Ils ont eu l’idée d’essayer parce que les régimes riches en protéines animales et graisses animales se sont avérés provoquer une diminution des bactéries bénéfiques dans l’intestin. Un régime semi-végétarien a été conçu pour contrer ce problème. 100% sont restés en rémission la première année et 92% la deuxième année. Ces résultats sont meilleurs que ceux obtenus avec les traitements médicamenteux actuels y compris ceux avec les agents dit biologiques (2) pouvant causer des effets secondaires comme la leucoencéphalopathie multifocale progressive, une maladie invalidante et mortelle du cerveau (3). Défaut que n’a pas un régime alimentaire à base de plantes tout en fonctionnant mieux (2).
Un examen de la littérature scientifique sur l’apport alimentaire et le risque de développer une maladie inflammatoire de l’intestin permet de poser le constat que des doses élevées de matières grasses et de viandes sont associées à un risque accru de maladie de Crohn ainsi que de la colite ulcéreuse. Des apports riches en fibres et fruits sont associés à une diminution du risque de la maladie de Crohn (4).
Étude appuyé par le Harvard Nurses Study pour lequel des données de trois millions de personnes ont révélé que la consommation à long terme de fibre alimentaire, en particulier de fruits, a été associée à un risque plus faible de la maladie de Crohn. Les femmes appartenant au groupe consommant le plus de fibres sur le long terme avaient un risque réduit de 40%. Il est suggéré dans l’étude que la fibre semble jouer un rôle vital dans le maintien de la fonction de notre barrière intestinale (5).
Conduisant un éditorial accompagnant à défendre un régime riche en fibres pouvant éventuellement réduire l’incidence de la maladie de Crohn. Lors de cette étude, le groupe consommant le plus de fibres n’atteignait pas les apports recommandés en fibres avec seulement en moyenne 24g/jour. Mais elles avaient tout de même un apport bien moins déficient que les autres femmes de l’étude (6).
Dans la maladie de Crohn, cette fonction de barrière est perturbée (voir figure 3)(7).
L’idée est que l’augmentation de la prévalence des maladies inflammatoires de l’intestin peut être du aux changements alimentaires conduisant à la dégradation de la barrière intestinale, permettant la pénétration des bactéries de la paroi intestinale, que notre corps attaque, déclenchant l’inflammation (8).
La fibre agit comme un prébiotique dans le gros intestin, alimentant les bonnes bactéries. Le but était de voir le rôle de la fibre dans l’intestin grêle, ou commence souvent la maladie de Crohn. Ils voulaient savoir ce qui pourrait empêcher les bactéries invasives associées à la maladie de Crohn de pénétrer dans la paroi de l’intestin. Ils ont constaté que l’invasion est inhibée par la présence de certaines fibres végétales solubles, tels que le plantain ou le brocoli. Ils se demandent si cela peut expliquer pourquoi les populations aimant le plantain ont des niveaux inférieurs de maladie inflammatoire de l’intestin. Ils ont constatés que quelque chose dans les aliments transformés facilitait l’invasion des bactéries. Le Polysorbate-80 (fromage frais, crème glacé, certains condiments…) présent sur beaucoup de produits (9).
La maltodextrine (que l’on trouve comme simple complément ou comme élément de produits transformés) permet d’améliorer la fixation des bactéries sur les cellules intestinales. D’autres additifs comme la cellulose, gomme xanthane ne semblent avoir aucun effet indésirable (10). Ça résout le problème de la prévalence croissante de la maladie de Crohn dans les pays développés où la consommation d’aliment riche en fibre est faible et la consommation d’aliments transformés est forte (11).
Les preuves disponibles tendent à faire adopter un régime alimentaire faible en graisses animales ayant beaucoup de végétaux contenant des fibres solubles. Ainsi que d’éviter les produits transformés contenant les émulsifiants vu précédemment. L’étude parle aussi de s’assurer qu’il n’y ait pas d’ingestion de détergent à vaisselle qui peut avoir le même effet. Il a été constaté que certaines personnes lavent la vaisselle et la laissent sécher sans rincage. Aucune preuve certaine existe encore pour le Polysorbate-80 ou le détergent de vaisselle, mais les conseils fondés sur les meilleurs preuves disponibles sont mieux que rien du tout. Qu’il vaut mieux appliquer le principe de précaution (12).
- S Bandzar, S Gupta, M O Platt. Crohn’s disease: a review of treatment options and current research. Cell Immunol. 2013 Nov-Dec;286(1-2):45-52.
- M Chiba, H Tsuda, T Abe, T Sugawara, Y Morikawa. Missing environmental factor in inflammatory bowel disease: diet-associated gut microflora. Inflamm Bowel Dis. 2011 Aug;17(8):E82-3.
- F Zaheer, J R Berger. Treatment-related progressive multifocal leukoencephalopathy: current understanding and future steps. Ther Adv Drug Saf. 2012 Oct;3(5):227-39.
- J K Hou, B Abraham, H El-Serag. Dietary intake and risk of developing inflammatory bowel disease: a systematic review of the literature. Am J Gastroenterol. 2011 Apr;106(4):563-73.
- A N Ananthakrishnan, H Khalili, G G Konijeti, L M Higuchi, P de Silva, J R Korzenik, C S Fuchs, W C Willett, J M Richter, A T Chan. A prospective study of long-term intake of dietary fiber and risk of Crohn’s disease and ulcerative colitis. Gastroenterology. 2013 Nov;145(5):970-7.
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- S Zeissig, N Burgel, D Gunzel, J Richter, J Mankertz, U Wahnschaffe, A J Kroesen, M Zeitz, M Fromm, J D Schulzke. Changes in expression and distribution of claudin 2, 5 and 8 lead to discontinuous tight junctions and barrier dysfunction in active Crohn’s disease. Gut. Jan 2007; 56(1): 61–72.
- T Pfeffer-Gik, A Levine. Dietary clues to the pathogenesis of Crohn’s disease. Dig Dis. 2014;32(4):389-94.
- C L Roberts, A V Keita, S H Duncan, N O’Kennedy, J D Soderholm, J M Rhodes, B J Campbell. Translocation of Crohn’s disease Escherichia coli across M-cells: contrasting effects of soluble plant fibres and emulsifiers. Gut. 2010 Oct;59(10):1331-9.
- K P Nickerson, C McDonald. Crohn’s disease-associated adherent-invasive Escherichia coli adhesion is enhanced by exposure to the ubiquitous dietary polysaccharide maltodextrin. PLoS One. 2012;7(12):e52132.
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- E Richman, MJ Rhodes. Review article: evidence-based dietary advice for patients with inflammatory bowel disease. Aliment Pharmacol Ther. 2013 Nov;38(10):1156-71.
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