Régimes M2 : Adaptation de l’alimentation aux pathologies cardiovasculaires
S1 : Athérosclérose
L’athérome est une plage de nécrose particulière riche en lipides. C’est la lésion primitive de l’athérosclérose. L’hypercholestérolémie apparait comme le facteur de risque principal mais d’autres existent également (alimentations, style de vie, prédispositions…).
Le rôle de l’alimentation dans l’apparition de l’athérosclérose
- Surcharge pondérale : Souvent liée à une consommation trop importante de lipides (surtout AGS) et en second lieu de cholestérol. L’obésité (surtout androïde) est une cause importante d’athérosclérose conduisant à l’infarctus et à la thrombose cérébrale.
- Cholestérol (alimentation)
- Qualité des acides gras : Les AGMI et AGPI diminuent le taux de cholestérol sanguin contrairement aux AGS. « Insister sur la consommation de poisson gras ».
- Glucides : le fructose présent dans les fruits est responsable de la lipogenèse du saccharose. Pour le saccharose présent dans les confiserie, c’est surtout la présence d’AGS qui augmenterait les risques d’athérosclérose.
- Alcool : Non recommandable quelque soit ça forme. Cas du vin rouge identique, les bénéfices sont mineurs face aux défauts.
La démarche de soins diététique
D’après la HAS, aucune adaptation alimentaire ne permettra la régression des plaques d’athérome existantes. Cependant il est nécessaire de prévenir l’apparition de nouvelles plaques d’athérome et notamment chez les personnes à risques (diabétiques, obèses, dyslipidémies, hypertendus…). Par conséquent, les objectifs sont de restaurer ou maintenir un équilibre staturo-pondéral, limiter la consommation d’aliments riches en AGS et cholestérol favorisant l’athérosclérose et prendre en charge les pathologies associées telles que le diabète.
Prise en charge diététique
« Il suffit d’équilibrer l’alimentation et surtout de varie les aliments consommés. La difficulté réside dans le changement des habitudes alimentaires du patient ».
- Apport en énergie : Calculé en fonction de l’âge du patient, de son activité, poids. L’apport sera normo-énergétique ou hypo-énergétique dans le cas d’un patient en surcharge pondérale ou obèse. L’objectif étant de restaure l’équilibre staturo-pondéral au travers une perte de poids de 5 à 10%.
- Apport en protéines : normoprotidique (10 à 20% de l’AET) en privilégiant les protéines de « bonnes qualité » soit un rapport protéines animales/végétales supérieur à 1.
- Apport en lipides (recommandation ANSES 2010) : 35-40% de l’AET. Il faudra réduire la consommation en AGS et augmenter les apports en AGI pour améliorer le profil lipidique. Au niveau des AG : l’apport en acide linoléique représente 5% de l’AET, celui de l’alpha-linolénique 1% de l’AET ; Les AGS totaux ne dépasseront pas 12% de l’AET ; l’acide oléique (AGMI) ≤ 20% de l’AET ; EPA et DHA : 500 à 750mg
En cas de syndrome métabolique, de diabète, d’obésité, l’apport lipidique sera réduit entre 30 et 40% de l’AET : l’apport en acide linoléique représente 2% de l’AET, celui de l’alpha-linolénique 0,8% de l’AET ; Les AGS totaux ne dépasseront pas 12% de l’AET ; l’acide oléique (AGMI) ≤ 20% de l’AET ; EPA et DHA : 500mg
Tableau voir cours.
- Apport en glucides : l’apport en glucide simple (hors lactose et galactose) a un niveau d’apport maximal de 100g/jour.
- Apport en fibres : recommandation d’au moins 30g/jour.
- Apport en vitamines et minéraux : Toutes sont importantes, mais dans ce cas, grande importance de la vit. E, vit. C et β‑carotène dont les propriété antioxydantes agissent conte l’altération des lipoprotéines LDL. Oxydées, ces LDL ne sont plus reconnues par leurs récepteurs et sont à l’origine du processus athéromateux. Il faudra veiller à limiter la consommation de sodium.
- Alcool et tabac :
Choix des aliments
S2 : L’angine de poitrine ou Angor
Il s’agit d’un syndrome douloureux traduisant une ischémie myocardique généralement transitoire. Cette douleur brève au niveau thoracique survient généralement après un effort physique ou une émotion violente.
L’apport énergétique doit permettre de maintenir un IMC < 25 kg/m², un tour de taille < 94cm homme et 80cm femme.
Prise en charge diététique et nutritionnelle identique à l’athérosclérose.
S3 : L’infarctus du myocarde
Complication de l’angine de poitrine, il se définit comme la nécrose d’une partie du muscle cardiaque. Lorsque cette zone n’est plus irriguée par la branche des artères coronaires lui apportant normalement l’oxygène véhiculé par le sang. Il se manifeste par une douleur au niveau de la poitrine pendant une vingtaine de minutes. Cette douleur s’accompagne généralement de transpiration, nausées et éventuellement de vomissements.
On observe également une chute de la tension artérielle. C’est pourquoi l’intervention médicale doit être la plus rapide possible, la gravité des complications (troubles du rythme cardiaque, insuffisance cardiaque et le pronostic vital en dépend.
Traitement :
- médicamenteux : visera à traiter la douleur, l’anxiété, la thrombose et les dyslipidémies.
- Démarche de soin diététique : Les objectifs sont d’assécher l’œdème à l’aide d’une alimentation hyposodée afin d’éviter un œdème aigu du poumon (OAP) ; assurer un apport énergétique suffisant et équilibré
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